Le 11 avril 2026 à 21h54 Un homme est escorté par la police alors que des manifestants se rassemblent pour réclamer la levée de l’interdiction du groupe
Palestine Action, lors d’une manifestation à
Trafalgar Square, dans le centre de Londres, le 11 avril 2026. CARLOS JASSO / AFP Passer la publicité Passer la publicité Près de cent manifestants ont été arrêtés samedi dans le centre de Londres au cours d'un rassemblement pour demander la levée de l'interdiction du groupe
Palestine Action, selon la police. Dans un message sur X, la police de la capitale britannique a déclaré qu'elle avait procédé à 92 arrestations de personnes âgées de 27 à 82 ans, tandis que les manifestants étaient toujours sur place en début de soirée. Entre 300 et 400 personnes s'étaient retrouvées à la mi-journée à
Trafalgar Square pour un rassemblement silencieux, une sorte de sit-in pacifique, au cours duquel beaucoup arboraient la pancarte proscrite «Je m'oppose au génocide, je soutiens
Palestine Action». Passer la publicité
Palestine Action est lancé dans une bataille judiciaire contre le gouvernement du travailliste
Keir Starmer, qui l'a interdit en juillet dernier après des actes de vandalisme perpétrés par ses militants, notamment sur une base de l'armée de l'air. En février, la justice britannique a estimé que cette interdiction était «disproportionnée» mais le gouvernement a fait appel et elle reste donc en vigueur dans l'attente de l'examen de ce recours. Le groupe dénonce la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée après l'attaque du
Hamas sur Israël le 7 octobre 2023. Sanction allant jusqu’à six mois de prison Pour Freya, 28 ans, une responsable d'une organisation écologiste à Londres, il était «vraiment important» d'être là. «Il est important que nous continuions tous à nous opposer au génocide. Que ce soit légal ou illégal. Le gouvernement peut tergiverser dans son argumentaire juridique mais nos valeurs, elles, ne changent pas», a dit la manifestante qui n'a pas souhaité donner son nom de famille. Un autre manifestant,
Denis MacDermot, 73 ans, d'Edimbourg, a dit à l'AFP qu'il avait déjà été arrêté pendant une précédente manifestation et que cela ne l'avait pas découragé de revenir. «Je soutiens ces gens formidables», a-t-il déclaré en désignant les manifestants d'un geste de la main, tout en déplorant l'appel du gouvernement. En vertu de cette interdiction, toute expression de soutien à
Palestine Action est pour l'instant passible d'une sanction allant jusqu'à six mois de prison. L'appartenance au groupe ou l'organisation d'événements de soutien peuvent quant à elles être punies de peines allant jusqu'à 14 ans d'emprisonnement. Près de cent manifestants soutenant le groupe
Palestine Action arrêtés à Londres S'ABONNER Père Gabriel Romanelli, curé de Gaza : « Nous devons être convaincus qu’il y a un avenir pour ceux qui survivent ici » ENTRETIEN - Dans son livre Les Ruines et la Lumière, le curé de la paroisse catholique de la Sainte-Famille raconte son quotidien et celui des Gazaouis en temps de guerre. Un témoignage bouleversant. Lamar Elias, première Palestinienne à diriger l’Orchestre des jeunes de son pays PORTRAIT - À 26 ans, cette jeune chef aussi talentueuse qu’attachante s’est vu remettre le Prix des musiciens au concours international de direction orchestré par la Philharmonie de Paris et le Paris Mozart Orchestra. Deux ans après le début de la guerre contre Israël, que reste-t-il du
Hamas à Gaza ? ENQUÊTE - Le
Hamas a perdu ses chefs, des milliers de combattants et une partie de son arsenal. Il n’a pas perdu sa place dans l’équation gazaouie. Dans une enclave ravagée par la guerre, le mouvement reste l’acteur dominant mais refuse le désarmement complet exigé par Israël. « Nous sommes face à une discrimination raciale » : en Israël, les communautés arabes accusent l’État d’abandon face au crime organisé REPORTAGE - Plus d’une personne a été assassinée chaque jour depuis le début de l’année dans les villes arabes d’Israël, qui se mobilisent pour que l’État prenne enfin des mesures. «Les gens ne parlent plus d’avenir» : à Gaza, la trêve sans la paix DÉCRYPTAGE - Alors que Donald Trump a réuni à Washington son «conseil de la paix», le territoire palestinien reste soumis à une trêve fragile : frappes quotidiennes,
Hamas toujours présent, aide limitée et reconstruction à l’arrêt. Leïla Shahid, voix modérée et infatigable de la Palestine en France DISPARITION - L’ancienne déléguée générale de la Palestine à Paris et à Bruxelles, avocate passionnée de la solution à deux États, s’est éteinte à l’âge de 76 ans. Pour plus de « pertinence », le British Museum retire le terme Palestine de certaines présentations Des modifications ont été apportées dans les salles de l’Égypte et du Proche-Orient ancien, rapporte The Guardian. Le musée défend une démarche scientifique, motivée par un contexte politique sensible. « Les colons israéliens agissent, puis ils légifèrent » : les Palestiniens de Hébron face au spectre de l’annexion REPORTAGE - Facilitation des achats immobiliers, contrôle accru des sites religieux et archéologiques : une série de mesures adoptées par le Cabinet de sécurité israélien inquiète autorités religieuses et habitants palestiniens d’une ville sous pression de la colonisation. «C’est le dernier clou qu’Israël enfonce dans le cercueil d’Oslo» : l’État hébreu étend son autorité en Cisjordanie RÉCIT - De nouvelles décisions gouvernementales redessinent les équilibres sur le terrain. Une étape de plus vers une annexion de facto de ce territoire, militairement occupé depuis 1967. « Une arme au service de la colonisation » : quand l’archéologie biblique chasse les Palestiniens de Cisjordanie REPORTAGE - Une loi examinée à la Knesset prévoit de transférer des sites archéologiques de Cisjordanie au ministère israélien du Patrimoine, ouvrant la voie à leur annexion de fait. Sur le terrain, expropriations et parcs bibliques redessinent déjà la carte, de Sebastia à Jérusalem-Est.