Le Kremlin avait annoncé que cette trêve pour la Pâque orthodoxe commencerait samedi à 16 heures et durerait jusqu'à la fin de la journée de dimanche, mais l'
Ukraine dénonce plus de 2 000 violations. Des habitants observent la fumée qui s'élève d'un immeuble en flammes à
Lviv, le 24 mars 2026, suite à une attaque de drones russes. (YURIY DYACHYSHYN /
AFP) En
Ukraine, la trêve de Pâques est bien fragile. Kiev a accusé dimanche 12 avril la Russie d'avoir violé à au moins 2 299 reprises le cessez-le-feu instauré sur le front à l'occasion de la Pâque orthodoxe alors que Russes et Ukrainiens s'étaient engagés à une trêve de 32 heures en vigueur jusqu'à dimanche soir. Comme les années précédentes, cette trêve n'aura donc été qu'un mirage et c'est ce que redoutaient les habitants de
Lviv, rencontrés aux abords des églises de la ville. La toiture de l'église Saint-André de
Lviv offre au regard un trou béant et noirci. C'est là qu'un drone russe a fini sa funeste course le 24 mars dernier.
Oressa, la trentaine montre les dégâts et dit bien qu'elle ne croit à aucune promesse de la Russie. "Je ne croirai à aucune de leurs promesses, ni à aucune de leurs paroles. C'est l'église où nous allons habituellement pour Pâques. Mes parents habitent à 700 mètres de ce bâtiment, donc j'ai vraiment eu l'impression qu'ils attaquaient ma propre maison".
Oressa ne croit pas plus au respect du cessez-le-feu pascal qu'à la perspective de négociations avec Moscou. "Nous devons être encore plus prudents lorsqu'ils promettent quelque chose, parce que c'est justement à ce moment-là que nous risquons d'être les plus vulnérables. Il faut garder un œil sur toutes leurs promesses, tout en conservant l'espoir que, d'une manière ou d'une autre, la situation finira par être réglée, ou que nous la réglerons nous-mêmes avec nos forces armées. Je pense que c'est la seule manière possible de nous protéger", argue-t-elle.Leurs paniers d'osier sous le coude, remplis d'œufs délicatement décorés, la jeune femme et sa nièce sont venues recevoir les bénédictions du père Ostape. Lui tourne ses pensées vers les civils pris aux pièges des combats à l'est du pays : "La guerre continue et à cause de cette guerre, de nombreuses familles sont séparées. Mais j'ai surtout une profonde compassion pour les gens qui sont vraiment à l'est, qui vivent en permanence dans cette angoisse. Nous prions pour eux". Quant à un véritable répit, le prêtre n'y croit pas davantage. "Je n'ai pas confiance. Je ne crois pas la Russie, je ne l'ai jamais crue".Irina est venue accompagnée de ses amis, elle évoque les années précédentes où le cessez-le-feu n'avait jamais tenu plus de quelques heures avant de voler en éclat. "Tout le monde s'en souvient, tout le monde sait très bien ce qu'il en est aujourd'hui, cela ressemble surtout à un geste de plus, une simple mise en scène pour le monde entier, alors que tout le monde connaît en réalité la vérité. Donc ceux qui ferment les yeux là-dessus continueront à les fermer."L'an dernier déjà, l'
Ukraine avait recensé plus de 3 000 violations russes du cessez-le-feu pascal. Zaho : "Enfant, je ne voulais pas devenir une adulte aigrie" Grêle à Marrakech : la ville rouge recouverte de blanc Etats-Unis-Iran : bras de fer dans le détroit d'Ormuz "Rends-toi" : le beau-frère de Xavier Dupont de Ligonnès sort du silence,15 ans après le drame Fabriquer du hasard, une quête depuis 12 000 ans ! Mission Artemis II : retour sur Terre réussi pour les 4 astronautes Le plan d'électrification de la France proposé par le gouvernement Nike reconnaît un défaut sur ses maillots de la Coupe du monde 2026 Secte démantelée : le gourou agissait depuis 30 ans Les secrets de la garde-robe de la Reine Elizabeth II Pétroliers : faut-il davantage taxer leurs profits ? Pouvoir d'achat : nos yaourts vont-ils coûter plus cher ? L'ingérence américaine dans les élections en Hongrie "On a tout sacrifié, mais rien n'a changé", une Iranienne témoigne Julien Février, ex-otage au Venezuela, raconte l'enfer de sa détention Concert de Céline Dion : une enquête pour pratique commerciale trompeuse ouverte Israël entame "des négociations directes" avec le Liban