Dans le sillon de Jack Sparrow et du cow-boy caméléon
Rango,
Sam Rockwell est le nouvel aventurier excentrique de la galerie de personnages hauts en couleur du réalisateur américain.
Sam Rockwell est "l'homme du futur" dans Good Luck, Have Fun, Don't Die" de
Gore Verbinski (ENTERTAINMENT FILM DISTRIBUTORS/ METROPOLITAN FILMS)
Gore Verbinski a une filmographie éclectique : réalisateur des trois premiers
Pirates des Caraïbes (à partir de 2003), du remake américain du film d’horreur japonais The Ring (2002), il se penche ensuite sur le western absurde et satirique avec
Rango (2011) et Lone Ranger (2013). On y retrouve toujours des personnages farfelus, solitaires, dans une quête de justice, au compas moral souvent aléatoire.Après près de 10 ans d’absence au grand écran et de nombreux projets inaboutis, le réalisateur américain expérimente la science-fiction postapocalyptique avec
Good Luck, Have Fun, Don’t Die, en salles le 15 avril. Un manifeste anti-IA porté par un nouveau héros exubérant, l’oscarisé
Sam Rockwell (meilleur acteur dans un second rôle pour Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance, 2017), explosif.
Sam Rockwell, donc, est un voyageur du temps. Un soir pluvieux à
Los Angeles, il fait une entrée fracassante dans un diner. Il affirme venir de cinquante ans dans le futur. Son objectif : rassembler une équipe de clients du restaurant, des gens normaux, afin de mener une mission suicide à travers la ville. Sa cible : pirater la programmation d’un enfant de 9 ans, en train de coder une IA responsable du déclin de l’humanité.
Good Luck, Have Fun, Don’t Die est avant tout une satire rocambolesque. Très dense sur les plus de deux heures de film, cette quête pour sauver le monde est un drôle de bazar, volontairement kitsch, qui part dans tous les sens, pour le meilleur. On y retrouve les dialogues cyniques et l’humour saignant propres aux précédents films de
Gore Verbinski. Un rythme saccadé et rapide, et de l’absurde, beaucoup d’absurde, particulièrement dans ses scènes de bagarres qui se délectent de gore. Les acteurs
Asim Chaudhry,
Zazie Beetz,
Haley Lu Richardson,
Michael Peña et
Juno Temple accompagnent le personnage de
Sam Rockwell, "l'homme du futur", dans sa quête pour sauver l'humanité. (ENTERTAINMENT FILM DISTRIBUTORS/ METROPOLITAN FILMS)
Sam Rockwell est particulièrement drôle, et s’amuse dans toute l’extravagance crasse de son personnage, qui ne démord pas de sauver le monde de l’IA, coûte que coûte.Mais il brille en comparaison à la galerie plus terne de personnages qui l’entoure : un couple de jeunes profs dépassés par leurs élèves, un chauffeur Uber, une mère en deuil… Seule la prometteuse
Haley Lu Richardson (hilarante en assistante dévouée dans la seconde saison de The White Lotus) dénote dans son rôle de jeune adulte dépressive et désabusée, son visage figé en une moue exaspérée.Des mains qui scrollent, swipe, like, des doigts qui pianotent sur des écrans lumineux, des rendez vous galants en face -à-face qui ne se parlent pas. Dès sa scène d’ouverture, en une dizaine de plans serrés et rapides, le ton du film est donné. L’humanité court à sa perte, incapable de socialiser autrement qu’à travers des écrans, et la technologie nous tuera tous. Peu subtil, voire très lourd à certains moments. Le message du film ne va pas au-delà de cette dénonciation grotesque.
Gore Verbinski brosse un portrait peu flatteur, poussé à l’extrême par la satire, de la relation de nos sociétés avec les technologies. L’IA est en première ligne. Dans le commando suicide composé par "l’homme du futur ", chaque personnage entretient un lien particulier à une forme d’intelligence artificielle qui détruit sa vie. Mais à vouloir construire un portrait de l’IA comme d’un seul grand mal commun, dont les seuls responsables de leur propre déclin seraient ses utilisateurs,
Good Luck, Have Fun, Don’t Die se prend les pieds dans le tapis de ses incohérences. Ambitieux, il veut tout traiter : la réalité virtuelle, le transhumanisme, le solutionnisme technologique, la dépendance des adolescents aux réseaux sociaux… Tout est mis dans le même sac sans trop de prise de recul sur les causes et conséquences propres à chacune de ces technologies, pourtant bien différentes. Sur le fond,
Good Luck, Have Fun, Don’t Die en devient brouillon et demeure très dense, pour pourtant plus de deux heures de film. Good Luck Have Fun Don't Die, de
Gore Verbinski avec
Sam Rockwell, en salles le 15 avril 2026 (METROPOLITAN FILM EXPORT) Genre : Aventure, Comédie, Science-FictionRéalisation : Gore VerbinskiAvec :
Sam Rockwell,
Juno Temple, Haley Lu RichardsonPays : USA, AllemagneDurée : 2h15Sortie : 15 avril 2026Distributeur : Metropolitan Film ExportSynopsis : Un soir, dans un resto minable de
Los Angeles, un homme étrange et débraillé débarque avec un détonateur à la main et affirme venir du futur. Ce serait la 117ème fois qu’il remonte le temps pour empêcher l’apocalypse déclenchée par une IA et sauver une humanité lobotomisée par les écrans. Son ultime stratégie : recruter les clients du restaurant pour former une équipe capable de sauver le Monde. Si ce groupe aussi improbable que mal préparé y parvient, alors l’Humanité a peut-être encore une chance… Ou peut-être pas. Qui sait ? Sabrina Carpenter se moque d'un youyou à Coachella Gauvain Sers : "Monsieur le président, seriez-vous dur d'oreille ?" Ces enfants incarnent Simba et Nala dans la comédie musicale du "Roi Lion" Concerts de Céline Dion : pourquoi ces tarifs exorbitants ? Zaho : "Enfant, je ne voulais pas devenir une adulte aigrie" Les secrets de la garde-robe de la Reine Elizabeth II Quelles seront les têtes d'affiche du Festival de Cannes 2026 ? "Pourquoi Emmanuel Macron n'appelle-t-il pas Bally Bagayoko comme il l'a fait pour Éric Zemmour ?" demande Mathilde Panot Le Muséum national d'Histoire naturelle de Paris a besoin d'un milliard d'euros Concerts de Céline Dion : attention aux arnaques en ligne L'Eurovision lance une déclinaison du concours de chanson, Eurovision Asie, qui sera diffusé en novembre prochain Céline Dion : "Ce n’est pas forcément mon style de musique, mais je comprends que beaucoup l’apprécient", répond Sophie Binet L'émotion de Thomas Jolly après l'annonce du grand retour de Céline Dion La joie des fans après l'annonce du retour de Céline Dion Céline Dion à Paris : comment accéder aux préventes ? Céline Dion : "Je vais pouvoir chanter pour vous à Paris"