De nombreuses victimes sont prises en charge dans différents hôpitaux de la capitale libanaise. À l'
Hôpital Makassed, entre 80 et 90 personnes sont arrivées toutes sirènes hurlantes, mercredi, après une attaque particulièrement dévastatrice. Du personnel médical attend l'arrivée de blessés devant un hôpital après des frappes israéliennes, le 8 avril 2026 à
Beyrouth (
Liban). (FADEL ITANI / AFP) À
Beyrouth, les opérations de recherche se poursuivent pour tenter de retrouver des victimes ensevelies sous les décombres, cinq jours après la vague massive de frappes israéliennes du mercredi 8 avril. Le dernier bilan provisoire du
Ministère de la Santé libanais fait état de 357 morts et plus de 1 200 blessés, dont plusieurs sont toujours hospitalisés dans les différents hôpitaux de
Beyrouth, comme à l'
Hôpital Makassed où les équipes ont été submergées en quelques minutes. Les traits tirés,
Layal Othman, infirmière en chef de l'
Hôpital Makassed, nous conduit au premier étage. "Là, on est dans le service de chirurgie de l'hôpital", décrit-elle. Ici, entre 80 et 90 personnes sont arrivées toutes sirènes hurlantes, mercredi. Des blessés de tous âges, des victimes transportées en urgence après trois frappes tombées près de l'établissement. "Mercredi, quand ça a frappé, on est revenus à l'hôpital et on a tout de suite commencé les soins", poursuit l'infirmière. Un souvenir encore vif, celui de l'
Beyrouth" class="entity-link entity-event" data-entity-id="115131" data-entity-type="event">Explosion du port de
Beyrouth en août 2020. Le même chaos."Ça ressemblait au 4 août. Les blessés, les cas qu'on a vus, c'est une situation difficile et ça me rappelle ce qui s'est passé ce jour-là."
Layal Othman, infirmière en chef de l'
Hôpital Makassedà franceinfo"Là, on a encore deux personnes en soins intensifs", ajoute-t-elle. Mais au-delà des blessures physiques, il y a ces scènes qui marquent le plus les soignants. "La chose qui m'a touchée, ce sont ces familles qui cherchaient leurs proches, cette maman qui demandait où était sa fille mais on ne savait pas où elle était, et je ne pouvais rien faire, ni l'aider", déplore
Layal Othman.Le personnel de l'hôpital est préparé pour ce genre de situation, mais ces images hantent encore l'esprit de
Ghadi Al Masri, infirmière aux urgences. "Il y a cette scène avec ce garçon de 16 ans qui portait son frère de 10 ans. Il m'a dit : 'prenez soin de mon frère, ne vous occupez pas de moi !'", raconte-t-elle. Depuis le début de la guerre, elle a elle-même dû fuir son domicile : "J'habite dans la banlieue sud de
Beyrouth et dès le début de la guerre on a quitté la maison avec ma famille, j'habite maintenant chez mon oncle à côté de l'hôpital."Chambre 504, Sabah Kurdi tente de reprendre des forces. Son mari est à ses côtés. "J'ai mal", lâche-t-elle. Elle est allongée, un drap blanc recouvre son corps. "Il y a des éclats dans mon corps et j'ai une grosse blessure à la jambe, ajoute-t-elle. J'ai besoin de trois opérations pour pouvoir remarcher.""J'étais à la maison et soudain j'ai senti un souffle."Sabah Kurdi, une blessée à l'hôpitalà franceinfoCe souffle, c'était celui du missile qui a frappé l'immeuble en face. Elle ne réalise que maintenant ce qui s'est passé : "Je ne me sens pas bien, j'ai peur à chaque bruit, même le drone maintenant que l'on entend, ça m'angoisse." Nous quittons la chambre, elle doit se reposer. "J'aimerais que la guerre s'arrête", dit-elle, fatiguée. Reportage de Farida Nouar et Gilles Gallinaro à
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