Le 12 avril 2026 à 11h13 Le chanteur britannique, né en 1947 et mort en 2016 à
New York à l’âge de 69 ans, y a vécu avec sa famille entre 1955 et 1968. BEN STANSALL / AFP Acquise par l’organisation patrimoniale
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London, cette bâtisse du quartier de
Bromley devrait retrouver l’apparence qu’elle avait dans les années 1960, avant une ouverture d’ici fin 2027. Passer la publicité Passer la publicité La modeste maison mitoyenne du 4 Plaistow Grove, en banlieue de Londres, semble aussi banale que ses voisines. C'est là que
David Bowie a passé son adolescence. L'endroit retrouvera bientôt son aspect des années 1960 pour accueillir ses fans. Le chanteur britannique, né en 1947 et mort en 2016 à
New York à l'âge de 69 ans, y a vécu avec sa famille entre 1955 et 1968, peu avant la sortie de son premier tube Space Oddity. Cette bâtisse du quartier de
Bromley, au sud-est de la capitale britannique, a été acquise par l'organisation patrimoniale
London" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="110977" data-entity-type="organization">Heritage of
London, qui entend lui redonner l'apparence qu'elle avait en 1963 - comme cela a été fait pour les maisons où ont grandi
John Lennon et
Paul McCartney à
Liverpool. Les travaux seront réalisés sous la direction de
Geoff Marsh, spécialiste de
David Bowie, et la maison devrait ouvrir au public d'ici fin 2027. À lire aussi Dix ans de la mort de
David Bowie: sa carrière en vingt chansons éternelles Passer la publicité Remettre dans « son état d’origine » Aujourd'hui, seul un signe distinctif est visible à côté de la porte grise de la maison, construite pour loger les cheminots à la fin du XIXe siècle : une plaque bleue indiquant que «
David Bowie, chanteur et musicien talentueux », y a résidé. « Tout a commencé dans ce bâtiment, où un simple écolier s'est mué en jeune homme décidé à devenir une superstar », indique
Geoff Marsh à l'AFP.
David Bowie vivait dans cette maison avec ses parents et son demi-frère aîné Terry, influence créative majeure qui lui fit découvrir le jazz moderne, la littérature de la « Beat Generation » et le bouddhisme. Mais Terry fut diagnostiqué schizophrène en 1966, le contraignant à faire de nombreux allers-retours dans des hôpitaux psychiatriques. Le point d’orgue de la visite sera la chambre du chanteur, qui doit être réaménagée, où Bowie avait son tourne-disque, son magnétophone et un saxophone acheté par son père. BEN STANSALL / AFP Selon les biographes de
David Bowie, sa mère,
Peggy Jones, était distante émotionnellement, et leur relation fut marquée par des périodes d'éloignement. Elle quitta définitivement cette maison en 1970, un an après la mort du père de David, Haywood, d'une pneumonie à seulement 56 ans. Pour remettre la maison dans son état d'origine, le chauffage central, l'extension cuisine - salle à manger, la salle de bains à l'étage et la véranda devront disparaître. Seront ensuite réinstallés un poêle à charbon, des toilettes extérieures, une minuscule cuisine et le garage qui se trouvait au fond du jardin. L’envie de fuir une maison « austère » La maison se trouve à deux pas de la gare de Sundridge Park, qui permettait au jeune David Jones - son vrai nom - d'« échapper à une vie de banlieue qu'il considérait très monotone, et de se rendre rapidement dans les clubs de musique du West End ou Soho », selon
Geoff Marsh, qui a été commissaire d'une exposition sur l'artiste au musée V&A de Londres en 2013. Passer la publicité Le point d'orgue de la visite sera la chambre du chanteur, de 2,7 mètres sur 3, où
David Bowie avait son tourne-disque, son magnétophone et un saxophone acheté par son père. S’y trouvait aussi une photographie de la légende du rock ’n’ roll Little Richard, que le jeune David avait épinglée au mur lorsqu’il avait dix ans. Il y a écrit ses premières chansons, qui n'ont pas connu de succès, jusqu'à Space Oddity. Plus tard, Bowie décrira cette chambre comme le refuge où il allait pour échapper à ses parents et rêver, un lieu dont il dira aussi qu'il le poursuivra toute sa vie. « Il a d'une certaine façon passé sa vie à fuir cet endroit », explique Marsh. À lire aussi Dix ans après sa mort,
David Bowie continue d’inspirer la création Plusieurs amis de Bowie à l'époque se souviennent d'une maison et d'une atmosphère « plutôt austères », selon Nicola Stacey, directrice de
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London. « Ils montaient dans la chambre de David, mettaient de la musique et admiraient tous ces objets américains qui le passionnaient, avec le sentiment de nouveaux possibles », raconte-t-elle. Des voisins se rappellent aussi avoir vu l'adolescent « porter des tenues incroyables », constituées de pièces achetées dans des boutiques branchées ou des fripes de Londres. En banlieue de Londres, la maison d’enfance de
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