Le 12 avril 1961,
Youri Gagarine devenait le premier homme à aller dans l'espace. Soixante cinq ans plus tard, au lendemain du retour d'un équipage américaine de la
Lune, les temps des grandes pages de la conquête spatiale semblent bien loin, tant le secteur russe a perdu de sa superbe. Publié le : 12/04/2026 - 11:41Modifié le : 12/04/2026 - 11:51 1 min Temps de lecture Le cosmonaute russe
Youri Gagarine en 1961. © Rolls Press/Popperfoto/Getty Images Le premier satellite,
Spoutnik (octobre 1957). Le premier cosmonaute,
Youri Gagarine (avril 1961). Le premier spationaute à sortir en combinaison dans l'espace,
Alexeï Leonov (mars 1965). La première femme dans l'espace,
Valentina Tereshkova (juin 1936).Le spatial russe est aujourd'hui loin de la grandeur qui fut la sienne.Et si, en avril 2026 les États-Unis repartent vers la
Lune avec la mission Artemis II, c'est avec la
Chine qu'ils font la course. À peine la
Russie est-elle mentionnée.Un déclassement dont s'alertait récemment le grand quotidien
Moskovski Komsomolets. « Nous sommes à la traîne », titrait-il.
Moscou reste bien un partenaire majeur de la
Station spatiale internationale. Mais depuis le début de la guerre en
Ukraine la majorité de ses partenariats internationaux ont été annulés. Une grande partie des financements sont partis vers le militaire, et les sanctions touchent également le secteur spatial.Certes, la
Russie prévoit elle aussi son retour vers la
Lune, mais le programme ne cesse d'être repoussé, avec une prochaine mission, un satellite, désormais prévue en 2028. D'ici là, l'an prochain au mieux,
Moscou entend mettre en orbite le premier module de ROS, sa nouvelle station spatiale. Mais là aussi, sans partenaire et les retards s'accumulent.La planète Terre, un « canot de sauvetage » dans l'espace Les astronautes étatsuniens et canadien d'Artémis II de retour de leur mission-test autour de la
Lune ont fait part samedi 11 avril de leur émerveillement, appelant à l'unité sur Terre après avoir contemplé l'isolement de notre planète, tel un « canot de sauvetage » dans l'espace. L'équipage s'est exprimé lors d'une conférence de presse alors que la Nasa célébrait le bon déroulement de la mission, rapporte l'AFP. Entourée du commandant de bord Reid Wiseman et de ses collègues Victor Glover et Jeremy Hansen, l'astronaute Christina Koch a appelé l'humanité à la solidarité. « Ce qui m'a frappée, ce n'était pas nécessairement la Terre elle-même, mais toute cette obscurité qui l'entourait. La Terre n'était qu'un simple canot de sauvetage suspendu, immobile, dans l'univers », a déclaré Christina Koch. « S'il y a une chose que je sais désormais, c'est celle-ci: Planète Terre, vous êtes un équipage », a-t-elle ajouté. Jeremy Hansen a de son côté invité le public à se reconnaître dans l'équipage de cette mission, accomplie pour la première fois de l'Histoire par une femme, un Afro-Américain et un non-Américain. « En nous regardant, ce n'est pas nous que vous voyez. Nous sommes un miroir qui vous reflète », a-t-il affirmé. « Et si vous aimez ce que vous voyez, alors regardez un peu plus loin. C'est vous. » « On se souviendra toujours d'Artémis II. C'est le moment où nous avons tous revu la
Lune, où les rêves d'enfance sont devenus des missions. Vous avez aidé le monde à croire à nouveau, et c'est quelque chose que personne n'oubliera jamais », a souligné l'administrateur de la Nasa, Jared Isaacman.