Une proposition de loi, portée par la droite et le centre, soutenue par l’exécutif, vise à autoriser les salariés de certains commerces à travailler le 1er-Mai, jour historiquement férié et chômé.
Olivier Faure, le 24 janvier 2026. (ROMAIN PERROCHEAU / AFP) "C'est très important de ne pas détricoter progressivement cet acquis" du 1er mai, a déclaré
Olivier Faure, premier secrétaire du
Parti socialiste, dimanche 12 avril lors de l'émission Questions politiques sur
France-inter" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="18377" data-entity-type="organization">
France Inter,
franceinfoTV et
Le Monde. Dimanche matin, huit syndicats ont écrit une lettre commune au Premier ministre
Sébastien Lecornu lui demandant de ne pas convoquer de commission mixte paritaire qui permettra l'adoption rapide de la proposition de loi élargissant le travail le 1er mai. "Si on n'est pas entendu, si le dialogue social ne trouve pas sa place, il peut y avoir une censure", prévient toutefois
Olivier Faure. Cette censure sera soutenue "par l'ensemble des partis de gauche", avance le chef du PS, convaincu "qu'à un moment il faut aussi poser des limites". "Si on ne les pose pas, y compris pour ce jour tellement symbolique, c'est la porte ouverte à la déconstruction du Code du travail", ajoute-t-il. "Sur le Code du travail, il ne peut pas y avoir autre chose que la relance du dialogue social", tranche-t-il.
Olivier Faure, tout comme les dirigeants des huit grandes centrales syndicales (
CFDT,
CGT,
FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires), craint une banalisation du travail le 1er mai, "un acquis fondamental, un symbole important pour la gauche et pour tous les travailleurs". "Je vois bien qu'il y a eu le travail du dimanche et puis maintenant le 1er mai", poursuit-il, considérant qu'il faut "des espaces dans lesquels on puisse encore considérer que nous ne sommes pas soumis exclusivement aux lois du marché". Selon le premier secrétaire du PS, "si on ne pose pas des bornes, on va se retrouver dans une situation où on fera travailler les gens tout le temps, n'importe quand". Pour
Olivier Faure, il y a déjà une loi "très claire" pour le 1er-Mai, où "seuls travaillent ceux pour lesquels nous ne pouvons pas nous passer de leur contribution à l'effort public". Cette date est faite pour avoir "un pays qui puisse se retrouver, qui puisse se rassembler". "Qu'on nous laisse un jour par an le droit de célébrer les travailleurs, les travailleuses et faire en sorte que ce jour-là, ils puissent aussi porter leurs revendications", souhaite-t-il. Guerre au Moyen-Orient : l'impact sur le tourisme au Vietnam Prudence, les chenilles processionnaires sont de retour ! UBB-Toulouse, les impressionnants chiffres d'un choc de titans en quarts de Champions Cup Pourquoi Tadej Pogacar peut remporter Paris-Roubaix Zaho : "Enfant, je ne voulais pas devenir une adulte aigrie" Grêle à Marrakech : la ville rouge recouverte de blanc Etats-Unis-Iran : bras de fer dans le détroit d'Ormuz "Rends-toi" : le beau-frère de Xavier Dupont de Ligonnès sort du silence,15 ans après le drame Fabriquer du hasard, une quête depuis 12 000 ans ! Mission Artemis II : retour sur Terre réussi pour les 4 astronautes Le plan d'électrification de la
France proposé par le gouvernement Nike reconnaît un défaut sur ses maillots de la Coupe du monde 2026 Secte démantelée : le gourou agissait depuis 30 ans Les secrets de la garde-robe de la Reine Elizabeth II Pétroliers : faut-il davantage taxer leurs profits ? Pouvoir d'achat : nos yaourts vont-ils coûter plus cher ? L'ingérence américaine dans les élections en Hongrie "On a tout sacrifié, mais rien n'a changé", une Iranienne témoigne Julien Février, ex-otage au Venezuela, raconte l'enfer de sa détention Concert de Céline Dion : une enquête pour pratique commerciale trompeuse ouverte