Le 12 avril 2026 à 21h56 Peter Magyar à
Budapest le 12 avril 2026. Leonhard Foeger / REUTERS Le chef de l’opposition hongroise, Peter Magyar, a confirmé avoir reçu un appel du premier ministre sortant pour le féliciter, dans un post sur Facebook Passer la publicité Passer la publicité Après 16 ans au pouvoir,
Viktor Orbán tire sa révérence et a reconnu sa défaite aux législatives de dimanche, lors d’un bref discours dans son QG de campagne. «Les résultats des élections, bien que non encore définitifs, sont clairs; pour nous, ils sont douloureux mais sans ambiguïté. Nous n’avons pas reçu la responsabilité ni la possibilité de gouverner», a dit le dirigeant nationaliste, ajoutant avoir «félicité le parti vainqueur». Le chef de l’opposition hongroise, Peter Magyar, a confirmé avoir reçu un appel du premier ministre sortant pour le féliciter, dans un post sur Facebook. «Le premier ministre
Viktor Orbán vient de m’appeler pour nous féliciter de notre victoire», a-t-il écrit, après s’être déclaré plus tôt dans la soirée «prudemment optimiste» quant à sa victoire devant les médias dans son QG de campagne. Passer la publicité Une majorité des deux tiers au Parlement Les résultats, basés sur 46 % des votes dépouillés, indiquent que le parti de centre-droit pro-européen
Tisza de Peter Magyar a remporté 135 sièges – soit une majorité cruciale des deux tiers – au Parlement de 199 membres, devançant ainsi le parti
Fidesz d’Orbán. Si les résultats définitifs confirment ces premières estimations, la fin du mandat d’Orbán aurait des conséquences importantes non seulement pour la Hongrie, mais aussi pour l’Union européenne, l’
Ukraine et au-delà.Cela signifierait probablement la fin du rôle conflictuel de la Hongrie au sein de l’UE, ouvrant potentiellement la voie à un prêt de 90 milliards d’euros (105 milliards de dollars) à l’
Ukraine, pays ravagé par la guerre, bloqué par Orbán. Sa défaite priverait également le président russe Vladimir Poutine de son principal allié au sein de l’UE et provoquerait une onde de choc dans les milieux de droite occidentaux, y compris à la Maison Blanche.
Emmanuel Macron a déclaré s’être entretenu dimanche avec Peter Magyar «pour le féliciter de sa victoire en Hongrie». «La
France salue une victoire de la participation démocratique, de l’attachement du peuple hongrois aux valeurs de l’Union européenne et pour la Hongrie en Europe», a déclaré le président français sur X. «Ensemble, faisons avancer une Europe plus souveraine, pour la sécurité de notre continent, notre compétitivité et notre démocratie», a-t-il ajouté. «La Hongrie a choisi l’Europe», s’est également réjouie dimanche la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur X. «Ce soir, le cœur de l’Europe bat un peu plus vite en Hongrie», a estimé la dirigeante de l’exécutif européen, estimant que par ce vote, «un pays a repris son chemin européen». Législatives en Hongrie: Viktor Orban reconnaît sa défaite «douloureuse» face à Peter Magyar S'ABONNER Immigration, natalité : comment la Hongrie de
Viktor Orbán a servi de laboratoire aux populistes européens REPORTAGE - La politique conservatrice, profamille et anti-immigration du premier ministre hongrois est devenue une référence pour les partis populistes européens. Mais l’usure du pouvoir et les accusations de corruption le fragilisent dangereusement. Instituts pro-Orban, indépendants ou proches de l’opposition... Avant les législatives en Hongrie, que disent les sondages ? DÉCRYPTAGE - Dans un pays aux sondages souvent politisés, certains instituts donnent Peter Magyar largement en tête, quand d’autres voient Orban vainqueur. Ces enquêtes d’opinion ne sont pas pour autant dépourvues d’enseignements. En Hongrie, Viktor Orban tente d’inverser une vague « dégagiste » DÉCRYPTAGE - Son parti national-conservateur, le
Fidesz, mise sur les ressources de l’État ainsi que sur la mobilisation d’électeurs défavorisés pour rattraper son retard face au centriste
Péter Magyar. En Hongrie, l’opposant
Péter Magyar est l’adversaire que le pouvoir n’avait pas vu venir DÉCRYPTAGE - Le quadragénaire, avocat et haut fonctionnaire, qui fut auparavant au service du
Fidesz, s’est imposé en deux ans comme le grand rival du premier ministre. Élections en Hongrie : le sulfureux destin de
Viktor Orbán, de l’«illibéralisme» au «capitalisme des copains» PORTRAIT - Après seize années au pouvoir, le premier ministre hongrois, qui avait promis de défendre l’intérêt national mais se pose en vassal de Moscou et trempe dans de vertigineux scandales financiers, risque d’être évincé lors des législatives ce dimanche. Rod Dreher : «Le principal problème pour
Viktor Orbán, c’est que son opposant Peter Magyar n’est pas de gauche» ENTRETIEN - L’intellectuel conservateur américain livre une analyse clairvoyante des 16 ans de pouvoir de
Viktor Orbán. Distancé dans les sondages, le premier ministre hongrois est confronté à l’usure du pouvoir, face à un opposant qui suscite de l’engouement à droite, y compris parmi ses fidèles. À Bruxelles, l’impasse face à la méthode Orban, ou l’art du blocage permanent DÉCRYPTAGE - Au bout de seize ans de veto, chantages et d’alignement sur le Kremlin, l’Union européenne en est réduite à tout miser sur une défaite du premier ministre hongrois lors des élections législatives de ce dimanche. «Nous voulons votre victoire et nous nous battons ici avec vous»: JD Vance à
Budapest pour sauver Viktor Orban RÉCIT - À la veille des élections, le vice-président américain est venu apporter son soutien au premier ministre hongrois, à la peine dans les sondages. «La Hongrie est devenue le pays le plus pauvre de l’UE» : la hausse du coût de la vie, talon d’Achille de Viktor Orban Les Hongrois ont profité d’importantes hausses de salaires sur la dernière décennie, mais une part importante a été mangée par l’inflation, point faible de Viktor Orban, qui aborde les élections législatives dimanche sur la défensive. La Hongrie assume ouvertement d’être les yeux et les oreilles de Moscou à Bruxelles Le ministre des affaires étrangères de
Viktor Orbán ne cache pas avoir régulièrement échangé avec son homologue russe sur des affaires sensibles discutées lors de réunions au plus haut niveau entre membres de l’Union européenne.