Le 12 avril 2026 à 23h36 Les journalistes de
France 3 affirment être contraints de travailler dans des espaces «inadaptés». olrat / stock.adobe.com En grève depuis le 2 mars, les journalistes contestent la décision de la direction attribuant un studio utilisé pour leurs journaux à la chaîne d’info continue du groupe,
Franceinfo. Passer la publicité Passer la publicité Une motion de défiance visant la direction de
France 3 Ile-de-France et la présidente de
France Télévisions a été adoptée par 93% des journalistes de l'antenne régionale, a annoncé dimanche la Société des journalistes (SDJ) de la chaîne. Les journalistes s'étaient mis en grève le 2 mars contre une décision de la direction attribuant à partir du 24 mars le studio utilisé pour leurs journaux du midi et du soir à la chaîne d'info continue du groupe,
Franceinfo. Depuis cette date, «nous sommes contraints de présenter les éditions régionales dans un réduit de 12m2 qui d'habitude fait office de plateau de secours. Un espace totalement inadapté à des journaux de 35 minutes, à des chroniques, à des invités», est-il écrit dans la motion. Passer la publicité «Transition» de trois mois Pour dénoncer «la dégradation de (leur) outil de travail», entre autres, les quelque 60 journalistes de l'antenne étaient invités à répondre à la question: «Accordez-vous votre confiance à
Yolaine Poletti-Duflo, directrice régionale, à
Christophe Poullain, directeur du réseau
France 3, à
Delphine Ernotte-Cunci, présidente de
France Télévisions pour garantir la préservation des moyens techniques, la ligne éditoriale, et l'avenir au sein du réseau de
France 3 Île-de-France ?» Selon la SDJ, «la motion a recueilli 76% de participation et 93% de réponses négatives à la question posée», tandis que le mouvement de grève perdure depuis quatre semaines. Ce mouvement social avait notamment entraîné l'annulation des deux soirées électorales prévues lors du premier et du second tour des élections municipales. L'utilisation de ce studio de secours est une «transition» de trois mois avant que la rédaction n'intègre un autre plateau sans décor, indique le texte de la motion. «Il faudra cependant le partager avec les équipes de journalistes ultra-marins (Réunion La première, Martinique La première etc), avec parfois seulement 8 minutes pour prendre la relève de l'équipe précédente», a indiqué à l'AFP
Abdelaali Joudi, délégué syndical SNJ. Interrogée, la direction de
France Télévisions n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat. La rédaction vous conseille «La télé est en train de crever par conservatisme» : l’offensive de
France Télévisions pour étendre son audience à la rentrée «L’incertitude plane sur les ressources de l’audiovisuel français» : pourquoi télés et radios entament une rentrée sous haute tension Aurélie Jean : «Merci à l’audiovisuel public de soutenir la science» FIGAROVOX/CHRONIQUE - À l’heure où l’audiovisuel public est la cible de nombreuses critiques, il faut défendre l’utilité de ses programmes pour l’éducation scientifique des Français, estime notre chroniqueuse. Marges mystérieuses, soupçons de conflits d’intérêts... Les rapports douteux entre
France Télévisions et les sociétés de production ENQUÊTE - La commission d’enquête sur l’audiovisuel public va consacrer les deux prochaines semaines aux auditions des producteurs privés qui fournissent plus de 80 % des productions d’émissions et de fictions. «Non, la science n’a pas démontré qu’il n’y avait pas de lien de causalité entre immigration et délinquance» FIGAROVOX/TRIBUNE - Une note publiée par un centre de recherches rattaché à Matignon, reprise dans l’émission Complément d’enquête, assure que, d’après la science, on ne peut établir de lien entre immigration et délinquance. Philippe Lemoine, directeur de la recherche à l’observatoire Hexagone, critique cette affirmation. « Les deux bords sont mécontents » : l’audiovisuel public sous le feu croisé des critiques de la droite... et de la gauche RÉCIT - La commission d’enquête parlementaire agit déjà comme un révélateur sur la nécessité d’une réforme de l’entité publique. «L’audiovisuel public n’a pas vocation à dominer l’opinion, ni à flatter un camp» FIGAROVOX/TRIBUNE - La commission d’enquête de l’Assemblée nationale, dont les auditions ont commencé la semaine dernière, pourrait enfin permettre d’ouvrir une véritable réflexion sur les missions de l’audiovisuel public, estime la consultante Marguerite Frison-Roche. Le «train de vie» des salariés de
France Télévisions a-t-il vraiment «baissé», comme l’affirme Delphine Ernotte ? LA VÉRIFICATION - Invitée à défendre sa gestion ce vendredi, la dirigeante du groupe public a affirmé avoir «réduit le train de vie» de ses employés et continuer à le faire. Aurélie Jean : «Sur le numérique, l’audiovisuel public est au niveau» FIGAROVOX/CHRONIQUE - Le 7 mai, à quelques jours de l’arrivée de la réforme de l’audiovisuel public à l’Assemblée, Rachida Dati a déclaré sur France Inter que l’audiovisuel public n’était «pas au niveau» sur le numérique. À tort, estime Aurélie Jean. Les dimanches de
France Télévisions, une tisane qui se transforme parfois en bouillon CHRONIQUE - Frédéric Lopez, Laurent Delahousse, Michel Drucker... Trois hommes, trois rendez-vous du petit écran. Rachida Dati met sur pause la fusion de l’audiovisuel public sans l’enterrer DÉCRYPTAGE - La ministre de la Culture axe sa priorité sur le financement des télés et radios publiques. Elle a trois mois pour régler la question. «Cash Investigation»: les dérives de la machine à clashs d'Élise Lucet Le magazine de
France Télévisions, présenté par Élise Lucet, suscite une nouvelle fois la polémique après un reportage durant lequel Jean-Michel Blanquer s'est senti agressé.