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MON · 2026-04-13 · 11:47 GMTBRIEF NSR-2026-0413-65746
News/L'avocate de l'ex-PDG du groupe Lafarge /Lafarge : l’entreprise reconnue coupable de financement de t…
NSR-2026-0413-65746News Report·FR·Legal & Judicial

Lafarge : l’entreprise reconnue coupable de financement de terrorisme, l’ex-PDG Bruno Lafont condamné à six ans de prison

Le groupe cimentier français Lafarge et huit anciens responsables ont été reconnus coupables par le tribunal de Paris le 13 avril 2026, de financement de terrorisme en Syrie en 2013 et 2014. L'entreprise a payé des groupes djihadistes, dont l'État islamique, pour maintenir une usine en activité pendant la guerre.

Par Le Figaro avec AFPLe FigaroFiled 2026-04-13 · 11:47 GMTLean · Center-RightRead · 7 min
Lafarge : l’entreprise reconnue coupable de financement de terrorisme, l’ex-PDG Bruno Lafont condamné à six ans de prison
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Le groupe cimentier français Lafarge et huit anciens responsables ont été reconnus coupables par le tribunal de Paris le 13 avril 2026, de financement de terrorisme en Syrie en 2013 et 2014. L'entreprise a payé des groupes djihadistes, dont l'État islamique, pour maintenir une usine en activité pendant la guerre. L'ex-PDG Bruno Lafont a été condamné à six ans de prison, et les autres responsables ont reçu des peines allant de 18 mois à 7 ans. Lafarge devra verser une amende de 1,125 million d'euros. Les paiements, s'élevant à près de 5,6 millions d'euros, ont été considérés comme un "véritable partenariat commercial" ayant permis à l'EI de financer des actes terroristes.

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Payments were made to three jihadist organizations, including ISIS, totaling nearly 5.6 million euros.

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Lafarge must pay a maximum fine of 1.125 million euros.

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Former CEO Bruno Lafont was sentenced to six years in prison.

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Lafarge and eight former officials were found guilty of financing terrorism in 2013 and 2014.

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This financing was essential in helping the terrorist organization seize natural resources in Syria.

quoteIsabelle Prévost-Desprez
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Le 13 avril 2026 à 13h58 Il est reproché au groupe français d’avoir payé des groupes djihadistes afin qu’ils laissent tourner une usine au milieu de la guerre en Syrie. Passer la publicité Passer la publicité Épilogue d’un long feuilleton judiciaire ? Le cimentier français Lafarge et huit anciens responsables ont été reconnus coupables lundi 13 avril par le tribunal de Paris de financement de terrorisme en 2013 et 2014, pour avoir payé des groupes djihadistes afin qu’ils laissent tourner une usine au milieu de la guerre en Syrie. L’ex-PDG de l’entreprise, Bruno Lafont, est condamné à six ans de prison avec incarcération immédiate. Tandis que les sept anciens responsables de l’entreprise encourent des peines allant de 18 mois à 7 ans de prison. Le cimentier Lafarge devra verser une amende maximale de 1,125 million d’euros. Dans ce dossier à la croisée du monde international des affaires, de la géopolitique et des eaux troubles du renseignement, l’affaire Lafarge raconte la retentissante compromission d’une grande entreprise du CAC 40 pour préserver ses intérêts économiques dans une Syrie à feu et à sang, que les autres multinationales avaient quittée. Passer la publicité La société, avalée depuis par l’entreprise suisse Holcim, a procédé à des paiements à trois organisations djihadistes dont le groupe État islamique (EI), à hauteur de près de 5,6 millions d’euros, a établi le tribunal correctionnel dans son jugement, qui a souligné que cela leur avait permis de «préparer des attentats terroristes», notamment ceux de janvier 2015 en France. Un «véritable partenariat commercial» «Cette modalité de financement des organisations terroristes, et à titre principal de l’EI, a été essentielle comme participant à la mainmise de l’organisation terroriste sur les ressources naturelles de Syrie, lui ayant permis de financer des actes terroristes sur zone et projetés à l’extérieur, notamment en Europe », a souligné la présidente du tribunal, Isabelle Prévost-Desprez. La société a établi un «véritable partenariat commercial avec l’EI», a-t-elle asséné, observant que le montant versé aux organisations djihadistes, «jamais atteint», participait à la «gravité extrême des faits». Durant l’âpre procès en novembre décembre, la défense a cherché à casser le narratif selon lequel la cimenterie de Jalabiya, investissement flambant neuf de 680 millions d’euros, a été maintenue en activité pour des raisons purement financières, au détriment de la sécurité de son millier de salariés. «On peut se laver les mains et partir, mais que seraient devenus les salariés de l’usine si nous étions partis ?» a soutenu en interrogatoire Christian Herrault, ancien directeur général adjoint de Lafarge. «On avait le choix entre deux mauvaises solutions, la pire et la moins pire.» Décortiquant échanges de mails, comptes rendus de réunions et relevés bancaires, le tribunal s’est plongé de longues semaines durant dans l’engrenage des paiements de Lafarge, via son intermédiaire syrien Firas Tlass, aux groupes État islamique (EI) et Jabhat al-Nosra. Pour le Pnat, les versements aux entités classées comme «terroristes» ont atteint un montant minimal de près de 4,7 millions d’euros. «Ahurissant de cynisme» Ce système prévoyait le versement d’argent pour, d’une part, financer l’acquisition d’intrants destinés à la production de ciment, tels que les hydrocarbures ou la pouzzolane, et, d’autre part, assurer des «paiements de sécurité» et permettre aux employés de la cimenterie et aux marchandises de passer les barrages dans la région. Si les prévenus ont soutenu avoir été victimes de «racket», le terme a fait tiquer la présidente du tribunal Isabelle Prévost-Desprez, plusieurs messages internes à Lafarge faisant plutôt état de «négociations» ou d’«accords». Passer la publicité «Il y avait cette conviction que (la guerre) n’allait pas durer. Si on ne comprend pas ça, on ne comprend pas certaines décisions qui ont été prises», a expliqué Bruno Pescheux, l’un des protagonistes du dossier en tant que directeur de la filiale syrienne de Lafarge de 2008 à l’été 2014. «Cette crise était un tunnel. Tout le monde nous disait que cette crise serait courte, qu’on allait voir la lumière. Mais en fait, la lumière n’est jamais venue», a-t-il dit. À l’audience, les deux procureurs du Pnat ont souligné «l’absence totale d’adhésion à l’idéologie djihadiste» des prévenus, mais noté leur «absence de reconnaissance» et de «regrets» sur les faits. Elles ont requis à l’encontre de la société Lafarge l’amende maximale de 1,125 million d’euros ainsi qu’une confiscation partielle du patrimoine à hauteur de 30 millions d’euros. Contre l’ex-PDG du groupe, Bruno Lafont, qui nie mordicus avoir été au courant des versements illicites, le parquet a demandé six ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt différé mais sans exécution provisoire. Le Pnat estime que Bruno Lafont était bien informé et qu’il a «donné des directives claires» pour maintenir l’activité de l’usine, «un choix purement économique, ahurissant de cynisme». Malgré les millions versés, la cimenterie de Jalabiya est finalement évacuée par Lafarge dans l’urgence et l’impréparation la plus totale le 18 septembre 2014 face à l’avancée de l’EI. Le lendemain, elle tombe aux mains des djihadistes. Particularité de ce dossier, des victimes du 13-Novembre se sont constituées parties civiles, voyant dans cette affaire l’un des «rouages» des attentats qui ont ensanglanté la France les années suivantes. Lafarge : l’entreprise reconnue coupable de financement de terrorisme en Syrie, l’ex-PDG Bruno Lafont condamné à six ans de prison S'ABONNER Influenceurs algériens : la Grande Mosquée de Paris s’en prend à CNews et au lanceur d’alerte Dans un communiqué, le recteur de l’institution musulmane qualifie le lanceur d’alerte Chawki Benzehra, à l’origine de l’arrestation de deux influenceurs algériens, «d’obscur blogueur» et dénonce les propos tenus par Xavier Driencourt, ancien ambassadeur de France en Algérie. 46 % des Français, 39 % des « Blancs »... Ce sondage pour la Licra qui révèle l’universalité du racisme en France Si le rejet des « Blancs » est un phénomène « réel », il est «sans commune mesure» avec ce que vivent les « Noirs », les « Arabes » et les « métis », révèle l’étude de l’Ifop. Par ailleurs, 55 % des juifs victimes de racisme envisagent de quitter la France. 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