Le 13 avril 2026 à 13h46
Sébastien Bettencourt a reconnu l’intégralité des faits dès le début du procès (Image d’illustration). Caner / stock.adobe.com
Sébastien Bettencourt a reconnu l’intégralité des faits, en expliquant ne pas se souvenir de tout et avoir perdu le contrôle lors du meurtre. Il est accusé d’avoir violé, poignardé puis étranglé son épouse de 36 ans. Passer la publicité Passer la publicité La réclusion criminelle à perpétuité a été requise lundi 13 avril à l'encontre d'un électricien chauffagiste de 41 ans, jugé devant la cour d'assises du
Tarn-et-Garonne pour le meurtre de son épouse avec actes de torture et barbarie.
Sébastien Bettencourt, qui dès le début du procès mercredi a reconnu l'intégralité des faits, en expliquant ne pas se souvenir de tout et avoir perdu le contrôle lors du meurtre, est accusé d'avoir violé, poignardé puis étranglé son épouse de 36 ans, la mère de leurs cinq filles, le 13 mars 2023 à
Lamothe-Capdeville (
Tarn-et-Garonne). «En 35 ans d'expérience de police judiciaire, je n'ai jamais vu un tel acharnement», a déclaré à propos de la scène du crime l'avocat général,
Bruno Sauvage, au palais de justice de
Montauban. L'accusé avait ensuite fui le domicile familial en pleine nuit, laissant ses fillettes découvrir le corps de leur mère au matin. Passer la publicité Lors du procès, les débats ont tenté d'expliquer l'amnésie partielle que déclare avoir subie le quadragénaire. Il dit ne s'être souvenu qu'au cours de la procédure du viol commis avec son poing et affirme ne toujours pas se rappeler être allé chercher le couteau avec lequel il a porté deux coups. Pour les cinq filles du couple, «ce jour-là, le monde s'écroule», a décrit leur avocate
Valérie Durand lors de sa plaidoirie, notant que «pour des enfants, une maman, c'est tout l'univers réuni en une personne». «C'est tout cela que
Sébastien Bettencourt leur a arraché. Il a commis la trahison suprême», a-t-elle asséné. «Monstrueux» «Le chemin sera long et semé d'embûches» pour la reconstruction des cinq jeunes filles, aujourd'hui âgées de 7 à 17 ans, a prévenu Me Durand, «et la décision que vous vous apprêtez à rendre ne fera pas tout, mais elle va leur ouvrir la voie», a-t-elle lancé aux trois magistrates et aux six jurés. Outre la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans, l'avocat général a requis un suivi sociojudiciaire de 7 ans comportant une obligation de soins, une interdiction de détenir ou porter une arme pendant 15 ans, et le retrait de tous les droits civils, civiques et familiaux pendant 10 ans. L'accusé, vêtu du même pull brun clair, n'a pas eu de réaction lors de ces réquisitions. Ses yeux ont en revanche plongé vers ses chaussures lorsque Me Durand a expliqué avoir été «sidéré» par son attitude lors des quatre jours d'audience. «Il n'a pas regardé ses filles (...) pas un regard, pas de larmes, et finalement des excuses assez plates: “Je m'excuse, je sais que je vous ai déçues”», a-t-elle cité. «On n'est pas sur le registre de la déception, M. Bettencourt», a-t-elle fustigé. «Les faits ne sont pas décevants, ils sont monstrueux. (...) Et les filles ne sont pas déçues, elles sont détruites.» L'accusé déglutit, et les yeux rougissent dans la salle d'audience. «Film d'horreur» «Je ne peux pas m'expliquer tous les gestes qui ont été faits ce soir-là», a dit M. Bettencourt lors d'un long interrogatoire vendredi. L'enjeu, pour les parties civiles et le ministère public, était de déterminer si l'explosion de violence commise il y a trois ans avait pu être provoquée par une jalousie de l'accusé à l'encontre de son associé, dont l'enquête a établi que son épouse était amoureuse sans qu'aucune adultère n'ait eu lieu.
Sébastien Bettencourt a toujours nié. Un neurologue a écarté l'hypothèse, un temps envisagée, selon laquelle M. Bettencourt aurait pu être victime d'une crise d'épilepsie lors des faits, ce qui aurait pu expliquer pourquoi il jure n'avoir eu aucun contrôle sur ses gestes, comme «dans un jeu vidéo». «Moi, ce n'est pas un jeu vidéo que j'ai vu, c'est un film d'horreur», a martelé lundi
Bruno Sauvage. Passer la publicité L'hypothèse d'un épisode de somnambulisme, rencontré à l'adolescence, a également été rejetée par les experts. «Ce qui s'est passé n'est pas une conséquence d'une maladie psychiatrique (...) il est responsable de ses actes et accessible à une sanction», avait conclu vendredi un psychiatre. «Je n’ai jamais vu un tel acharnement» : perpétuité requise pour un féminicide avec torture et barbarie à
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