Le 13 avril 2026 à 13h03 L’enfant avait été privé de soins et enfermé à proximité de son domicile. Âgé de 9 ans, il a été retrouvé dans des conditions alarmantes à
Hagenbach, dans le
Haut-Rhin. Passer la publicité Passer la publicité Le père de l’enfant séquestré pendant plus d’un an dans une camionnette dans un village alsacien a été placé lundi 13 avril en détention provisoire pour une durée d’un an, a annoncé le procureur de
Mulhouse. «Au terme d’un débat contradictoire tenu ce jour devant le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de
Mulhouse, la personne mise en examen des chefs de séquestration aggravée et privation de soins a été placée en détention provisoire pour une durée d’un an conformément aux réquisitions du parquet», a indiqué
Nicolas Heitz dans un communiqué, ajoutant que le parquet n’entendait pas communiquer son lieu de détention. Le procureur avait révélé l’affaire vendredi. Les gendarmes ont découvert le petit garçon il y a une semaine à
Hagenbach (
Haut-Rhin), petite commune de 800 habitants à quelque 20 km au sud-ouest de
Mulhouse, après avoir été alertés par une habitante qui avait entendu des «bruits d’enfant» provenant d’une camionnette garée dans une cour. L’enfant «pâle et manifestement dénutri», était «couché en position fœtale, nu, recouvert d’une couverture sur un monticule de déchets et à proximité d’excréments». «En raison de la position assise prolongée», il ne parvenait plus à marcher. Passer la publicité La mère de l’enfant a été mise en examen Il a été immédiatement pris en charge à l’hôpital de
Mulhouse, où «il est toujours hospitalisé et en sécurité», a indiqué le procureur lundi. Les investigations, couvertes par le secret de l’instruction, se poursuivent à présent sous l’autorité du magistrat instructeur. Elles permettront de déterminer aussi le niveau de responsabilité de chacun dans ce drame et, éventuellement, de savoir si d’autres personnes ont pu avoir connaissance de la situation de l’enfant sans lui porter secours, a-t-il souligné. Le jeune garçon a raconté aux enquêteurs que la compagne de son père «ne voulait plus de lui dans l’appartement et souhaitait qu’il soit interné en hôpital psychiatrique» et que son père l’avait enfermé dans la camionnette «pour ne pas l’interner», fin 2024 quand il avait 7 ans. Le père de 43 ans, qui vivait avec sa compagne âgée de 37 ans et deux autres enfants, leurs filles respectives âgées de 12 et 10 ans, a reconnu avoir séquestré et privé de soins le petit garçon. Sa compagne a été mise en examen pour non-assistance à mineur de moins de 15 ans en danger et non-dénonciation de mauvais traitements et placée sous contrôle judiciaire. Enfant séquestré dans une camionnette : le père placé en détention provisoire pour une durée d’un an S'ABONNER Pierre Vesperini : «Contrairement aux apparences, l’éducation autoritaire est beaucoup moins efficace que l’éducation démocratique» ENTRETIEN - Dans Pour les enfants, l’historien livre un plaidoyer contre l’éducation «autoritaire» qu’il accuse de fabriquer des adultes coupés d’eux-mêmes et «suradaptés au stress». «Je paie, mais ça me rend malade» : l’obligation de subvenir aux besoins de ses parents maltraitants pourrait-elle prendre fin ? En 2024, une loi a déchargé une partie des enfants maltraités de l’obligation de subvenir aux frais de leurs parents impécunieux. Une réforme pour élargir cette dispense à d’autres profils est étudiée par le ministère de la justice tandis qu’une pétition en ligne a déjà recueilli 38.500 signatures. «Ce n’est pas seulement parce qu’on est mal payés» : pourquoi tant de cas de maltraitance de la part des éducateurs de l’Aide sociale à l’enfance ENQUÊTE - Ce métier, créé pour offrir une figure rassurante et éducative aux mineurs séparés de leurs parents, attire des profils qui n’y ont pas leur place et que des cadres de la protection de l’enfance doivent parfois recruter. Le gouvernement hongrois secoué par un scandale de maltraitances dans un centre de protection de l’enfance REPORTAGE - L’opposition emmenée par Péter Magyar tient le gouvernement de Viktor Orban pour responsable de violences dans un centre fermé pour mineurs délinquants. À Paris, le procès de la baby-sitter jugée pour avoir délaissé un enfant autiste renvoyé à octobre 2026 Elvire P., étudiante, avait l’habitude de garder Paul S. pendant les déplacements de son père à l’étranger. Elle enfermait le petit garçon afin de se rendre disponible pour d’autres baby-sittings. À Paris, la manifestation contre la «domination» des adultes a rassemblé au-delà des purs cercles militants REPORTAGE - Le cortège parisien contre les violences faites aux enfants a montré une relative propagation du concept de «l’enfantisme». «Un féminisme, mais pour les enfants.» Royaume-Uni : Sara Sharif, la fillette martyrisée qui aurait pu être sauvée si éducateurs et voisins n’avaient pas craint d’être accusés de racisme Un rapport accablant montre que nombre de professionnels de l’enfance ont préféré fermer les yeux sur les signes alarmants, alors que les sévices ont duré des années avant la mort de la petite fille anglo-pakistanaise en août 2023. Maurice Berger, pédopsychiatre : «Une
France où les parents joueraient avec leurs enfants serait une
France moins violente» ENTRETIEN - La réédition de deux livres phares du pédopsychiatre est une occasion de se replonger dans son analyse approfondie du lien entre la maltraitance envers les enfants et l’impulsivité qui caractérise certains jeunes, annihile la réflexion et favorise la violence. «Notre but, c’est qu’ils s’en aillent» : à Eysines, dans une pouponnière trois étoiles pour bébés maltraités REPORTAGE - Le 6 septembre, un décret a relevé le niveau d’encadrement des lieux qui accueillent les très jeunes enfants retirés à leurs parents. Il préconise aussi le retour plus rapide dans les familles. Dans la pouponnière d’Eysines (Gironde), l’équipe mise sur un travail de dentelle pour «réparer» ces bébés. Bâton avec des clous, traces de sang et hématomes : prison ferme pour un homme qui torturait ses chiens COMPTE RENDU D’AUDIENCE - À la barre, le propriétaire de deux American Staffordshire terrier s’est enfermé dans une défense erratique. Les bêtes avaient été retrouvées cet été recouvertes d’hématomes et de plaies saignantes.