Le 13 avril 2026 à 16h02 Le conservateur pro-européen
Péter Magyar a remercié lundi en conférence de presse la Russie et la Chine, proches du premier ministre sortant
Viktor Orbán, d’avoir «accepté» sa victoire. Passer la publicité Passer la publicité Le nouveau premier ministre hongrois
Péter Magyar a promis lundi de faire tout ce qui est en son pouvoir «pour garantir une nouvelle ère» à la Hongrie, après 16 ans sous la direction du nationaliste
Viktor Orbán. «Car le peuple hongrois n’a pas voté pour un simple changement de gouvernement, mais pour un changement de régime complet», a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à
Budapest, appelant le président du pays, un proche d’Orban, à convoquer la nouvelle assemblée issue des élections de dimanche «le plus vite possible». «Le premier ministre ne sera pas un Roi-Soleil»
M. Sulyok dispose de 30 jours pour le faire. En attendant, le gouvernement de
Viktor Orbán continue à gérer les affaires courantes. En décembre, le Parlement avait adopté une loi rendant plus difficile le limogeage du président, dont le mandat court actuellement jusqu’à 2030.
Péter Magyar a ajouté que sous un gouvernement
Tisza, du nom de son parti, «le premier ministre ne sera pas un Roi-Soleil, comme sous
Viktor Orbán, mais un capitaine d’équipe qui coordonne (...) et tient compte des avis et des suggestions de ses ministres, et qui, de manière générale, respecte les membres du Parlement et le peuple hongrois». Passer la publicité Le conservateur pro-européen en a profité pour remercier la Russie et la Chine, proches de
Viktor Orbán, d’avoir «accepté» sa victoire. «Je note que le Kremlin s’est exprimé, tout comme Pékin. Je les remercie d’avoir accepté avec respect la décision du peuple hongrois et d’être ouverts à une coopération pragmatique», a-t-il déclaré.
Péter Magyar a également annoncé plusieurs changements. Le vainqueur souhaite que la Hongrie soit un partenaire constructif au sein des prises de décisions de l’Union européenne, et que le pays soit prêt à contribuer à des décisions et des compromis avec les autres partenaires européens. Au niveau national, il est prévu que le budget soit révisé et que les ministères de la santé, de l’éducation, et des finances soient séparés. Des noms ont déjà été évoqués par le chef du parti
Tisza pour des postes de ministres comme
Andras Karman et
Zsolt Hegedus. Une visite en Pologne prévue début mai Le vainqueur réitère aussi son appel à la démission du président hongrois
M. Sulyok. De plus un nouvel amendement constitutionnel empêcherait
Viktor Orbán d’être Premier ministre à nouveau. Des mesures contre la corruption vont être mises en place. Cela comprendra la création d’un nouveau bureau chargé de superviser l’ensemble du secteur public et qui sera lancé en juin.
Péter Magyar annonce aussi qu’il faut assurer la coopération entre la politique monétaire et la politique budgétaire tout en respectant l’indépendance de la banque centrale. À l’échelle internationale,
Péter Magyar prévoit de se rendre en Pologne début mai, afin de renouveler les liens entre les deux pays. Le futur dirigeant approuve la dérogation de son pays au prêt de 90 milliards d’euros de l’Union européenne en faveur de l’Ukraine. De plus l’intégration de l’Ukraine à l’Union européenne fera l’objet d’un référendum, même si cela ne doit pas se produire au cours de la prochaine décennie, selon
Péter Magyar. La Hongrie, selon le chef du parti
Tisza, annonce que ce ne sera pas un territoire d’accueil pour les criminels recherchés à l’international. En effet la Hongrie ne peut empêcher son retrait de la cour pénale internationale, mais demandera à nouveau son intégration. Hongrie :
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