Le 14 avril 2026 à 10h17 Un navire est visible au large des côtes de Sharjah, au lendemain de l’échec des pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran, le 13 avril 2026. AFP «L’imposition de ce blocus maritime constitue une violation grave de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République islamique d’Iran», a écrit l’ambassadeur iranien à l’ONU Amir Saeid Iravani dans une lettre au secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres vue par l’AFP. Passer la publicité Passer la publicité L'Iran a dénoncé lundi une «violation grave de sa souveraineté» après l'entrée en vigueur du blocus maritime imposé par les États-Unis contre les ports iraniens dans le Golfe et en mer d'Oman. «L'imposition de ce blocus maritime constitue une violation grave de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la République islamique d'Iran», a écrit l'ambassadeur iranien à l'ONU Amir Saeid Iravani dans une lettre au secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres vue par l'AFP. Cette «mesure illégale constitue également une violation sérieuse des principes fondamentaux des lois de la mer», ajoute le diplomate. L'acte «illégal» des États-Unis «représente une menace grave sur la paix et la sécurité internationales, et exacerbe manifestement le risque d'escalade dans une région très volatile», explique M. Iravani. Dans un courrier séparé au secrétaire général, l'ambassadeur iranien a demandé aux pays de la région abritant des bases militaires américaines de payer des «dédommagements» pour avoir selon lui autorisé les États-Unis à lancer des «attaques armées illégales visant des objectifs civils» en territoire iranien. À lire aussi Guerre au Moyen-Orient : le blocus d’Ormuz, une surenchère politique périlleuse militairement Passer la publicité Téhéran demande des dédommagements aux pays du Golfe Le Bahreïn, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Jordanie «devraient dédommager entièrement la République islamique d'Iran, incluant des compensations pour tous les dommages matériels et moraux subis à cause de leurs actes internationalement illicites», écrit-il. Ils ont, selon l'ambassadeur, non seulement laissé les États-Unis mener des frappes contre l'Iran depuis leur sol mais aussi «certaines fois, des attaques armées illégales visant des objectifs civils (en Iran) ont été menées directement» par les cinq nations. Ces pays, alliés de Washington, ont démenti être partie prenante ou avoir participé au conflit armé. Les frappes massives lancées par les États-Unis et Israël depuis le début de la guerre contre l'Iran le 28 février ont détruit de nombreuses infrastructures civiles et militaires sur le territoire iranien et fait un nombre indéterminé de victimes. Une fragile trêve est en place alors que des pourparlers à Islamabad pour mettre fin au conflit ont échoué dimanche. «Une mesure illégale» : l’Iran dénonce une «violation grave de sa souveraineté» après le blocus maritime imposé par les États-Unis S'ABONNER Augmentation des prix, annulation des vols… En Europe, le transport aérien chahuté par les risques de pénurie de kérosène DÉCRYPTAGE - Les compagnies aériennes n’ont pas beaucoup de solutions pour faire face à l’explosion des prix du carburant d’aviation. Guerre en Iran : la tentation américaine d’un retour à l’accord nucléaire de 2015 ANALYSE - Les propositions de l’Administration Trump faites à Islamabad semblent se concentrer sur la question nucléaire, en oubliant celles des missiles balistiques et des affidés de Téhéran dans la région. 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