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TUE · 2026-04-14 · 05:00 GMTBRIEF NSR-2026-0414-67089
News/"Il y a beaucoup d'étudiants qui ne vont pas bien" : le succ…
NSR-2026-0414-67089News Report·FR·Public Health

"Il y a beaucoup d'étudiants qui ne vont pas bien" : le succès des stages de premiers secours en santé mentale

Depuis 2021, des stages de premiers secours en santé mentale sont organisés dans les universités françaises, comme à Nantes, pour répondre à la préoccupation croissante concernant la santé mentale des jeunes. Ces formations de deux jours apprennent aux étudiants à identifier les signes de détresse psychique chez leurs camarades et à adopter les réactions appropriées.

Noémie BonninFrance InfoFiled 2026-04-14 · 05:00 GMTLean · CenterRead · 5 min
"Il y a beaucoup d'étudiants qui ne vont pas bien" : le succès des stages de premiers secours en santé mentale
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Depuis 2021, des stages de premiers secours en santé mentale sont organisés dans les universités françaises, comme à Nantes, pour répondre à la préoccupation croissante concernant la santé mentale des jeunes. Ces formations de deux jours apprennent aux étudiants à identifier les signes de détresse psychique chez leurs camarades et à adopter les réactions appropriées. Face à un constat alarmant révélé par une étude de 2025, indiquant que moins de la moitié des étudiants se considèrent en bonne santé mentale, ces stages visent à former des étudiants capables d'offrir une première aide et d'orienter vers des professionnels. L'initiative a pris de l'ampleur depuis la pandémie de Covid-19, période qui a accentué les troubles psychiques et sensibilisé à cette problématique. Les participants travaillent sur des scénarios concrets pour apprendre à approcher, écouter et encourager les personnes en difficulté à chercher de l'aide.

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One in four French people will experience a mental health disorder in their lifetime.

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Less than half of students consider themselves to be in good mental health.

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Mental health first aid courses have been organized in universities since 2021.

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Students in Nantes are being trained in mental health first aid to better support peers in distress.

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The COVID-19 pandemic and lockdowns have increased mental health issues, especially among young people.

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podcast (Nouvelle fenêtre) flux rss (Nouvelle fenêtre) À Nantes, des étudiants se forment aux Premiers secours en santé mentale pour mieux accompagner leurs camarades en détresse. Pendant deux jours, ils apprennent à repérer les signes de souffrance psychique et à adopter les bons réflexes. Un dispositif en plein essor dans les universités, alors que la santé mentale des jeunes reste préoccupante. Publié le 14/04/2026 07:00 Mis à jour le 14/04/2026 13:49 Selon l'association Premiers secours en santé mentale, un Français sur quatre est confronté à un trouble psychique au cours de sa vie. (NOÉMIE BONNIN / FRANCEINFO / France" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="51519" data-entity-type="organization">Radio France) Pour les adolescents et les adultes, quel que soit leur statut, des stages de Premiers secours en santé mentale sont organisés dans les universités depuis 2021. C'est un enjeu de taille quand on sait que moins d'un étudiant sur deux estime être en bonne santé mentale, selon le baromètre national sur la santé mentale mené par l'institut Ipsos en 2025.Cette question des troubles psychiques, notamment chez les jeunes, a pris de plus en plus d'ampleur, depuis le Covid et ses confinements. La période a provoqué beaucoup de souffrance, mais également une prise de conscience collective de cette problématique.Dans ce contexte, de plus en plus d'étudiants viennent se former aux Premiers secours en santé mentale, comme à l'Nantes" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="116143" data-entity-type="organization">université de Nantes. Ici, en ce mois d'avril, une vingtaine d'étudiants sont réunis pendant deux jours, tous parcours confondus.Par groupe, ils travaillent sur des scénarios : une jeune mère isolée, un homme qui développe, au travail, des troubles obsessionnels, ou encore un jeune qui refuse de sortir de chez lui après plusieurs crises de panique dans la rue : "Il est constamment inquiet d'avoir un nouvel épisode de ce type, il continue de travailler, mais c'est tout ce qu'il fait. Il ne veut plus aller dîner avec ses amis, ni même sortir le chien."À partir de cette histoire, les étudiants doivent imaginer la bonne manière de réagir pour tenter de sortir le personnage de son isolement complet. "On lui demande d'abord s'il veut parler dans un endroit ou s'il préfère parler chez lui. On regarde s'il se confie, on lui demande comment ça se passe." Une intervenante les écoute et les guide : "D'où l'importance de l'aider à prendre conscience qu'il y a des solutions, des professionnels qui existent."L'intervenante rappelle aux stagiaires le "plan d'action à dérouler" pour aider quelqu'un qui ne va pas bien : approcher, écouter "activement sans jugement", réconforter, encourager, informer. Cette liste, comme une sorte de notice sur laquelle s'appuyer, est l'un des piliers de cette formation.Dans tous les cas, il ne s'agit absolument pas de se transformer en psychologue. "C'est vraiment cette idée de 'posture', explique Karine Morand, formatrice Premiers secours en santé mentale (PSSM), on est là pour savoir comment aller vers quelqu'un qui est en souffrance psychologique. Il faut faire attention à notre approche, les mots à utiliser et à ne pas utiliser.""L'idée est de repérer les difficultés dès les premiers signes de souffrance pour orienter les étudiants vers des professionnels."Karine Morand, formatrice Premiers secours en santé mentaleà franceinfo"On n'est absolument pas là pour poser un diagnostic, ça, c'est l'affaire des psychiatres et après, de l'accompagnement par des psychologues, des médecins, des professionnels de santé", insiste Karine Morand.Ce programme a été créé, il y a 20 ans, en Australie. En France, plus de 220 000 personnes ont été formées, dont 2 000 étudiants à l'Nantes" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="116143" data-entity-type="organization">université de Nantes, depuis 2021. C'est le cas d'Axel, 24 ans, en fac de médecine : "J'ai déjà été témoin de personnes qui faisaient des crises d'angoisse. Est-ce que j'ai toujours eu les bons mots, les bons gestes, les bonnes techniques ? Peut-être pas, c'est pour ça que je suis venu aujourd'hui.""Aujourd'hui, oui, il y a beaucoup d'étudiants qui ne vont pas bien, c'est assez affligeant. Il y a beaucoup d'étudiants qui se maltraitent avec leurs études."Axel, 24 ans, étudiant en médecineà franceinfo"Des fois, ça se voit, mais d'autres fois il faut poser la question, ça ne mange pas de pain et ça peut toujours aider", ajoute Axel.D'autres étudiants sont présents pour des raisons plus personnelles. Laura, 21 ans, est en licence de sciences de la vie et souhaite devenir agronome : "Je connais une personne diagnostiquée bipolaire et je me souviens d'une fois où elle ne se sentait pas bien et j'étais démunie. Là, grâce à ce dispositif, je me dis que ça me permettrait de mieux savoir comment réagir." Des carnets qui accompagnent les stages de Premiers secours en santé mentale. (NOÉMIE BONNIN) Selon l'association Premiers secours en santé mentale, un Français sur quatre est confronté à un trouble psychique au cours de sa vie.Ces formations sont prisées par les étudiants. À Nantes, il y a, à chaque session, plus de volontaires que de places. Ce constat illustre un changement d'époque, où il est plus facile, plus normal, aujourd'hui, de dire qu'on a besoin de voir un psychologue, analyse Estelle Legeard, médecin, directrice du service de santé étudiant de l'université nantaise.L'université a aussi une responsabilité sur l'offre de soins qu'elle peut apporter, et se doit "notamment d'être encore plus bienveillante sur l'organisation des emplois du temps, explique la docteure, en essayant de diminuer les changements de dernière minute, de restaurer une pause méridienne à la hauteur des besoins de nos étudiants"."La santé, c'est un bien-être global, physique, mental, social. Si on peut agir sur chaque maillon, à la fin, on obtiendra des jeunes qui se sentiront mieux dans leurs baskets."Estelle Legeard, médecin, directrice du service de santé étudiant de l'Nantes" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="116143" data-entity-type="organization">université de Nantesà franceinfoPrès de la moitié des jeunes qui ont suivi cette formation à l'Nantes" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="116143" data-entity-type="organization">université de Nantes ont eu plusieurs fois l'occasion de mettre en pratique ce qu'ils avaient appris, selon une enquête réalisée en 2025 "C'est certainement parce que le RN a des propositions très libérales", réagit Fabien Roussel aux entrevues entre les dirigeants du parti et des grands patrons La reconnaissance des pionnières, les premières joueuses de l'histoire de l'équipe de France de rugby Le gouvernement recule face aux syndicats : le 1er-Mai restera un jour férié Un adolescent tué par balle à Villefranche-sur-Saône Pourquoi le gouvernement veut-il créer un "état d’alerte de sécurité nationale" ? 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