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TUE · 2026-04-14 · 09:49 GMTBRIEF NSR-2026-0414-67132
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NSR-2026-0414-67132·FR

Côte d’Ivoire: les 7 ans de détention préventive d’une femme relancent le débat sur les difficultés de la justice

En Côte d'Ivoire, le cas de Félicité Kouamé, incarcérée depuis plus de sept ans en attente de son procès en appel pour une affaire d'escroquerie, relance le débat sur les détentions provisoires prolongées. L'Assemblée nationale doit examiner une loi créant un observatoire national de la détention dans ce contexte.

RFIRFIFiled 2026-04-14 · 09:49 GMTRead · 2 min
Côte d’Ivoire: les 7 ans de détention préventive d’une femme relancent le débat sur les difficultés de la justice
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En Côte d'Ivoire, le cas de Félicité Kouamé, incarcérée depuis plus de sept ans en attente de son procès en appel pour une affaire d'escroquerie, relance le débat sur les détentions provisoires prolongées. L'Assemblée nationale doit examiner une loi créant un observatoire national de la détention dans ce contexte. Le ministre de la Justice a reconnu un dysfonctionnement dans le dossier de Kouamé, mais sa demande de libération provisoire a été rejetée. Selon des données de 2024, 36% des prisonniers en Côte d'Ivoire sont en détention provisoire, une situation attribuée en partie au manque de juges, avec un magistrat pour 30 000 habitants. Des ONG soulignent que le cas de Kouamé n'est pas isolé et que de nombreuses personnes attendent d'être jugées dans les prisons ivoiriennes.

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En Côte d’Ivoire, le débat sur « les détentions sans jugement » est relancé. L’Assemblée nationale doit examiner ce 14 avril 2026 la loi créant le futur Observatoire national de la détention. Dans ce contexte, le cas d’une femme incarcérée depuis plus de 7 ans au pôle pénitentiaire d’Abidjan, toujours en attente de son procès en appel, défraie la chronique. Publié le : 14/04/2026 - 11:49Modifié le : 14/04/2026 - 11:49 2 min Temps de lecture Une vue du Palais de justice d'Abidjan. © RFI Elle s’appelle Félicité Kouamé. En mars 2019, elle fait appel de sa condamnation à 20 ans de prison. Depuis, elle attend un second procès. Elle affirme qu’il s’agit d’une affaire d’escroquerie, selon son avocat, tout juste constitué et qui a lancé l’alerte la semaine précédente.Dans un communiqué, le ministre ivoirien de la justice a reconnu un « dysfonctionnement » et transmis le dossier au procureur général. Dans la foulée, la Cour d’appel d’Abidjan a rejeté une demande de remise en liberté provisoire de Félicité Kouamé, pour vice de procédure.Pour Paul Kouadio, président de l’ONG Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat), cette situation est fréquente : « Le cas de Dame Kouamé n’est pas isolé. Il y a bien plus de personnes, plus de "Dame Kouamé", qui sont dans nos prisons aujourd’hui qui attendent d’être jugées. Nous avons une liste dans une prison de l’intérieur du pays, sur laquelle figure une personne est en détention préventive depuis 2012. »Selon des données du ministère ivoirien de la Justice datées de septembre 2024, 36% des prisonniers étaient détenus préventivement en attente d’un jugement.Une cause identifiée est le manque de juges : il n’y a qu’un magistrat pour 30 000 habitants en Côte d’Ivoire, trois fois moins que la norme internationale admise.
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Keywords & salience

8 terms
détention préventive
1.00
justice
0.80
côte d’ivoire
0.70
procès en appel
0.60
observatoire national de la détention
0.50
dysfonctionnement
0.50
prison
0.40
manque de juges
0.40
§ 07

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