Pour expliquer une telle situation, les exploitants de ces stations-service indépendantes en difficulté évoquent notamment des niveaux de prix jugés trop élevés, ainsi que des problèmes de trésorerie. Publié le 14/04/2026 12:26 Mis à jour le 14/04/2026 12:26 Une station-service sans client, à
Montaigu-Vendée (
Vendée), 25 mars 2026. (MATHIEU THOMASSET / HANS LUCAS / AFP) La hausse des prix du pétrole déstabilise les acteurs du secteur les plus fragiles. Début avril, 5% des stations-service en
France, toutes indépendantes, ont dû cesser temporairement leur activité de distribution de carburants, selon une enquête de la fédération
Mobilians, organisation patronale du secteur de l'automobile, publiée lundi 13 avril. Cette enquête hebdomadaire a été menée entre le 30 mars et le 5 avril, soit un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, auprès de 170 stations traditionnelles (en opposition aux mini-stations-service). Pour expliquer une telle situation, les exploitants concernés évoquent "des niveaux de prix jugés trop élevés, incompatibles avec leur positionnement commercial et leur image auprès des clients", ainsi que "des difficultés de trésorerie", rapporte l'enquête.Avec la hausse des prix, certaines grandes enseignes de stations-service, à l'instar de
TotalEnergies, ont mis en place un prix maximal pour l'essence et le diesel à la pompe. Ce que ne peuvent pas se permettre les stations indépendantes. Ainsi, selon cette enquête, "environ 50% des stations, bénéficiant de dispositifs de prix bloqués, enregistrent une hausse de leurs volumes de vente". Dans le détail, les stations en situation de rupture sont ainsi essentiellement celles de
TotalEnergies ces dernières semaines. Le 5 avril, le pétrolier français concentrait à lui seul près de 80% des pompes déclarées "à sec" sur le portail des données publiques du gouvernement.Mais pour les autres, "la situation se dégrade nettement. Si certaines parviennent à maintenir une activité stable, la majorité enregistre des baisses de volumes significatives, généralement comprises entre -15% et -40%, en raison de niveaux de prix devenus non compétitifs".La fédération y voit "un signal d'alerte fort sur la fragilité immédiate du modèle économique des stations indépendantes" et souligne que "la crise actuelle agit comme un facteur aggravant, susceptible de déstabiliser le maillage territorial de stations, bien avant les échéances identifiées dans les projections sectorielles".Par conséquent,
Mobilians appelle les pouvoirs publics "à prendre pleinement la mesure des déséquilibres en cours et de leurs conséquences sur le maillage territorial". "Les stations indépendantes constituent un élément essentiel de l'accès à la mobilité, notamment dans les zones rurales et périurbaines. Leur fragilisation rapide fait peser un risque direct sur la continuité de service pour les usagers", ajoute la fédération.La filière est particulièrement chancelante. Avant même la hausse des prix des carburants, 41% des gérants des stations-service indépendantes envisageaient de mettre fin à leur activité d'ici à 2035, avait déjà alerté
Mobilians fin mars, en s'appuyant sur une étude de l'Observatoire des métiers des services de l'automobile. La fédération évoquait alors plusieurs facteurs pour expliquer ces difficultés : retraite sans repreneur, rentabilité limitée, érosion des volumes de carburant distribués, concurrence de la grande distribution ou encore investissements réglementaires et environnementaux difficiles à assumer. "C'est certainement parce que le RN a des propositions très libérales", réagit Fabien Roussel aux entrevues entre les dirigeants du parti et des grands patrons La reconnaissance des pionnières, les premières joueuses de l'histoire de l'équipe de
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