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NSR-2026-0414-67517News Report·FR·Legal & Judicial

Des policiers de la brigade financière et anticorruption à l’Élysée dans le cadre d’une enquête sur les cérémonies au Panthéon

La police judiciaire était présente ce mardi l’Élysée dans le cadre d’une enquête sur des contrats publics liés aux cérémonies du Panthéon, attribués pendant plus de vingt ans à la même société d’événementiel.

Par Nicolas Daguin et Paule GonzalèsLe FigaroFiled 2026-04-14 · 13:29 GMTLean · Center-RightRead · 6 min
Des policiers de la brigade financière et anticorruption à l’Élysée dans le cadre d’une enquête sur les cérémonies au Panthéon
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Investigators were denied access to services within the Élysée.

factualPascal Prache, procureur de la République financier
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A judicial investigation was opened on October 2, 2025, into potential favoritism, corruption, and influence peddling.

factualPascal Prache, procureur de la République financier
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The Élysée provided investigators with computers voluntarily.

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The investigation concerns public contracts awarded to an event company for over 20 years.

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Financial and anti-corruption police searched the Élysée as part of an investigation into public contracts.

factualLe Figaro
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Le 14 avril 2026 à 19h46 La police judiciaire était présente ce mardi à l’Élysée dans le cadre d’une enquête sur des contrats publics attribués pendant plus de vingt ans à une même société d’événementiel. S’ils n’ont pas pu rentrer, les enquêteurs se sont fait remettre des ordinateurs. Passer la publicité Passer la publicité Mardi matin, plusieurs enquêteurs de la brigade financière et anticorruption (BFAC) de la police judiciaire de Paris se sont rendus au palais de l’Élysée, rue du Faubourg-Saint-Honoré, à Paris, a appris Le Figaro d’une source proche de l’enquête, confirmant une information du Canard enchaîné. Par voie de communiqué, le procureur de la République financier, Pascal Prache, précise de son côté qu’une «information judiciaire des chefs de favoritisme, prise illégale d’intérêt, corruption et trafic d’influence a été ouverte le 2 octobre 2025 visant notamment les conditions d’attribution de certains marchés publics relatifs à l’organisation de cérémonies de panthéonisation par le Centre des Monuments Nationaux (CMN)». Cette information judiciaire fait suite à une enquête préliminaire diligentée par le parquet national financier (PNF) le 7 décembre 2023. Passer la publicité Accès refusé Cette dernière a donné lieu «ce jour à des opérations de perquisition visant divers lieux, dont des services de la présidence de la République ainsi que des domiciles, conduites sous l’autorité de deux juges d’instruction du pôle économique et financier du tribunal judiciaire de Paris», ajoute le magistrat. Et de poursuivre : «Toutefois, l’accès aux services de l’Élysée n’a pas été autorisé et il a alors été présenté aux magistrats instructeurs et aux enquêteurs une analyse selon laquelle l’article 67 de la Constitution emporterait l’inviolabilité des locaux rattachés à la présidence de la République.» Reste que, selon nos informations, des ordinateurs personnels ont été volontairement remis aux enquêteurs, correspondant aux demandes du magistrat instructeur. «À chaque fois que l’autorité judiciaire le demande, l’Élysée fait en sorte de collaborer. Mais toujours dans le respect de l’article 67 de la Constitution qui a trait à l’inviolabilité de la présidence de la République», souligne un bon connaisseur de ce type de procédure. Ce dispositif, qui est juridiquement difficile à manipuler, dispose en effet que «le président de la république n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, sous réserve des dispositions des articles 53-2 et 68. Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite.» Cela requiert donc d’isoler les actions personnelles de l’activité de la Présidence. Shortcut Events La police judiciaire s’intéresse aux contrats passés entre la présidence de la République et la société d’événementiel Shortcut Events, qui était notamment chargée d’organiser les cérémonies d’entrées au Panthéon entre 2002 et 2024, précise le Canard enchaîné. Pendant plus de deux décennies, c’est cette seule et même entreprise qui a systématiquement remporté les marchés, chaque panthéonisation étant facturée à l’État à hauteur d’environ deux millions d’euros, révèle l’hebdomadaire du mercredi. Contacté, l’Élysée confirme la visite des enquêteurs dans la matinée. «Il leur a été indiqué que les documents des agents de l’Élysée, détachables de l’activité du chef de l’État et ainsi communicables, leur seraient transmis sur demande, comme le fait régulièrement la présidence avec l’autorité judiciaire ou la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs, NDLR)», précise la présidence. Fondée en 1996, la société Shortcut Events compte aujourd’hui une trentaine de salariés. Outre l’organisation des cérémonies de reconnaissance nationale, elle fut aussi à la manœuvre lors de l’inauguration en 2023 de la cité de la Francophonie à Villers-Cotterêts ou encore lors des festivités du 80e anniversaire du Débarquement, à Omaha Beach, en juin 2024. Idem s’agissant de la célébration des dix ans de la loi Taubira. Passer la publicité La dernière perquisition à l’Élysée remonte à il y a 8 ans. Le 25 juillet 2018, la police judiciaire avait perquisitionné le bureau d’Alexandre Benalla en lien avec l’enquête sur les violences commises place de la Contrescarpe le 1er mai (où Benalla avait usurpé la fonction de policier et molesté des manifestants), afin de saisir des documents, matériels ou éléments liés à ses activités au sein de la présidence et aux conditions dans lesquelles il avait obtenu des prérogatives de sécurité et des insignes policiers. Perquisition à l’Élysée en lien avec les cérémonies au Panthéon : l’accès au palais présidentiel refusé aux enquêteurs S'ABONNER Perquisition à l’Élysée : qu’est-ce que Shortcut Events, cette agence au cœur d’une enquête sur les cérémonies au Panthéon ? Ce mardi matin, des enquêteurs de la brigade financière et anticorruption (BFAC) de la police judiciaire de Paris se sont rendus au palais de l’Élysée - mais n’ont pas pu y rentrer -, dans le cadre d’une information judiciaire sur l’attribution de l’organisation des cérémonies d’entrée au Panthéon. Corbeaux, exil en trompe-l’œil et ambitions dévorantes : à Agde, l’ombre de Gilles D’Ettore sur des municipales fiévreuses ENQUÊTE (3/3) - Les derniers soubresauts du scandale agitent encore la campagne des municipales agathoise, où règne un parfum de trahison. À distance, l’ancien maire Gilles D’Ettore influe en coulisses sur le scrutin, tandis que le Rassemblement national pourrait tirer son épingle du jeu. 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