Publié le 14/04/2026 14:26 Mis à jour le 14/04/2026 15:33 Les partisans du Hezbollah rejettent toute négociation avec Israël. (GILLES GALLINARO / RADIO FRANCE) Avant un réunion au sommet à Washington entre le Liban et Israël, des milliers de partisans du Hezbollah ont défilé lundi à Beyrouth. Certains pour réclamer l'annulation de ces négociations, d'autres avec un espoir fragile de paix. Reportage. Une démonstration de force en plein cœur de Beyrouth, à la veille de l'ouverture de négociations à Washington entre le Liban et Israël. Lundi 13 avril, des milliers de partisans du Hezbollah brandissaient des portraits de martyrs. Des drapeaux jaunes du mouvement chiite flottaient au-dessus de la foule. Celui d'Ali est immense et rouge, couleur de la vengeance. "On est contre les négociations, contre le cessez-le-feu. On descend dans la rue aujourd'hui parce que notre gouvernement nous a vendus", dénonce le jeune homme. Il poursuit : "Ce sont des lâches, ils ont abandonné leur terre et la résistance ! Notre gouvernement va tomber dans un piège s'il signe ce cessez-le-feu. Mais le problème, c'est que rien ne va arriver au gouvernement. C'est nous qui allons subir".Sur une autre pancarte, le gouvernement libanais est accusé de collaboration. "Même si on n'appartient pas au Hezbollah, quand il s'agit d'Israël, on ne peut avoir aucune paix", assure Walaa Hareb, professeur des médias à l'université de Beyrouth. Il vise notamment le Premier ministre libanais : "Nawaf Salam ne peut pas conclure la paix, alors que dans le Sud, il y a des personnes qui combattent, qui meurent. On ne veut pas négocier avec eux tant qu'il y a ces massacres.""On a un seul ennemi, celui qui nous tue, qui prend nos terres et ceux qu'on aime, explique Imane, une pancarte "Mort à l'Amérique" dans les mains. On vit dans la peur. On a hérité de cette haine et on la transmettra à nos enfants. Que le monde entier sache qu'on a un seul ennemi et à cause de lui, on ne vit pas en paix. On n'aura jamais la paix tant qu'Israël existera."Dans une société libanaise épuisée par une guerre qui dure depuis plus d'un mois, usée par des conflits successifs, une crise économique persistante, d'autres Libanais, comme Christiane, appellent à tenter la voie des négociations : "Moi, j'y crois, car on doit donner la chance à notre État de se mettre à la table. Tout le monde en a marre. Même si on est contre le Hezbollah, on ne peut pas nier que notre voisin, Israël, est en train de commettre des crimes dans notre pays. Mais en même temps, oui, on doit donner une chance à notre pays de faire ces négociations, car on a le droit de vivre en paix."À ses côtés, Joy, son amie, est plus radicale : elle confie ne pas faire confiance aux autorités libanaises pour mener les négociations."Nous n'avons aucune carte à jouer. Alors qu'est-ce qu'on va négocier ? Israël va gagner..."Joy, une partisane du Hezbollahà franceinfoSur la corniche, Hachem observe les pêcheurs. À 84 ans, cette guerre lui a pris sa maison mais le vieil homme continue malgré tout de bâtir un espoir de paix. "Le Liban est un petit pays et malheureusement divisé sur lui-même : il y a les chiites, les maronites, les sunnites, les Druzes. Chacun se comporte comme s'il était un Etat. Et les malheurs viennent des extrémistes. Le Liban peut négocier son destin. Espérons, espérons..." Ces Libanais semblent profondément divisés, mais une chose les rassemble : le sentiment qu'aucune issue claire ne se dessine pour sortir de la guerre. Depuis que le Liban a été entraîné le 2 mars par le Hezbollah dans le conflit régional, les frappes israéliennes ont fait plus de 2 000 morts et déplacé plus d'un million de personnes. La société libanaise divisée sur les négociations de paix avec Israël : le reportage de Farida Nouar et Gilles Gallinaro Peter Magyar : qui est le tombeur de Viktor Orban ? Financement du terrorisme : Lafarge lourdement condamné Au Liban les frappes israéliennes se poursuivent alors qu'une discussion Liban-Israël s'ouvre Biathlon : Julia Simon n'est pas "encore rassasiée" "C'est certainement parce que le RN a des propositions très libérales", réagit Fabien Roussel aux entrevues entre les dirigeants du parti et des grands patrons La reconnaissance des pionnières, les premières joueuses de l'histoire de l'équipe de France de rugby Le gouvernement recule face aux syndicats : le 1er-Mai restera un jour férié Un adolescent tué par balle à Villefranche-sur-Saône Pourquoi le gouvernement veut-il créer un "état d’alerte de sécurité nationale" ? 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TUE · 2026-04-14 · 13:33 GMTBRIEF NSR-2026-0414-67617
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"On ne veut pas négocier avec Israël tant qu'il y a ces massacres" : la société libanaise divisée sur les pourparlers de paix avec Israël
Avant un réunion au sommet à Washington entre le Liban et Israël, des milliers de partisans du Hezbollah ont défilé lundi à Beyrouth. Certains pour réclamer l'annulation de ces négociations, d'autres avec un espoir fragile de paix. Reportage.
Farida NouarFrance InfoFiled 2026-04-14 · 13:33 GMTLean · CenterRead · 4 min

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Negotiations between Lebanon and Israel are scheduled to take place in Washington.
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"We don't want to negotiate with them as long as there are these massacres."
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The Lebanese government is accused of collaboration with Israel by some protesters.
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Some Hezbollah supporters demand the cancellation of negotiations with Israel.
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Thousands of Hezbollah supporters marched in Beirut on Monday, April 13th.
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