Le blocus maritime décrété par Donald Trump inquiète notamment les alliés régionaux des Etats-Unis, à commencer par l'Arabie saoudite, qui craignent un embrasement plus global encore. Publié le 14/04/2026 15:26 Mis à jour le 14/04/2026 17:09 Une carte montrant le détroit de Bab-el-Mandeb, entre l'Afrique et la péninsule Arabique. (SAMUEL BOIVIN / NurPhoto) Et maintenant ? L'armée américaine a annoncé un blocus des navires entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens, à partir de lundi 13 avril, au lendemain de l'échec des pourparlers entre Washington et Téhéran. Conséquence directe : les cours du pétrole ont repris leur mouvement à la hausse, frôlant la barre les 100 dollars. Pour Donald Trump, la stratégie est claire : étrangler l'Iran et le contraindre de retourner à la table des négociations. Mais cette stratégie inquiète surtout les alliés régionaux des Etats-Unis, à commencer par l'Arabie saoudite. Riyad est, en effet, celle qui a le plus à perdre dans ce coup de force décrété par la Maison Blanche. Principale partenaire des Etats-Unis dans la zone, l'Arabie saoudite pousse son allié américain à lever le blocus sur le détroit d'Ormuz le plus rapidement possible : Riyad, comme les Etats du Golfe, craignent que la guerre ne s'étende à d'autres routes maritimes vitales, et, en particulier, le détroit de Bab-el-Mandeb, ce détroit de la mer Rouge relie celle-ci au golfe d'Aden, vers l'Océan Indien, séparant Djibouti, en Afrique, et le Yémen, sur la péninsule arabique.Cette "porte des lamentations", sa traduction littérale en arabe, est surtout l'un des couloirs de navigation les plus fréquentés au monde. Et est une voie de sortie des exportations saoudiennes. Depuis le début du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis et Israël, Ryad a ainsi fait transiter une partie de son pétrole par un oléoduc à travers le désert jusqu'à la mer Rouge, ce qui lui a permis de maintenir un niveau d'exportation proche de celui d'avant-guerre, aux alentours de 7 millions de barils par jour. Sauf que ces exportations pourraient être affectées si le détroit de Bab-el-Mandeb venait lui aussi à être fermé. Téhéran le sait d'ailleurs parfaitement : c'est un levier que le régime pourrait activer par l'intermédiaire de ses alliés houthis. Les miliciens chiites contrôlent une longue partie du littoral yéménite... qui longe ce détroit de Bab-el-Mandeb.Souvenez-vous : en réaction à la guerre déclenchée par Israël dans la bande de Gaza, ces derniers avaient lancé des attaques de missiles et de drones sur des navires, ralentissant le trafic en mer rouge et dans le Canal de Suez. Si les rebelles houthis sont restés jusqu'à présent en dehors du conflit actuel, malgré quelques frappes sur Israël, ils pourraient se montrer plus agressifs à la demande de Téhéran.Or, une fermeture du détroit de Bab-el-Mandeb aurait pour effet de neutraliser la voie de contournement saoudienne et provoquer, alors, une crise maritime encore plus importante pour les pétromonarchies du Golfe. Mythos, l’IA qui inquiète les géants de la finance américaine Jordan Bardella "assume" les photos de Paris Match Un maire et trois personnes en garde à vue, impliqués dans la mort d’une habitante Aux États-Unis, le proviseur d'un lycée neutralise un ex-élève Crans-Montana : les comptes des Moretti dans le viseur Le Fort Boyard retenu dans la nouvelle liste du Loto du patrimoine Cancer du pancréas : un nouvel espoir pour les malades ? Blocus d'Ormuz : des navires ont tenté de passer le détroit "Une sorte de fierté nationale", commente le PDG d'Intermarché quelques mois après le succès de la publicité du "loup" Inquiétude pour l'international français Hugo Ekitike Donald Trump déclare que la guerre en Iran est "presque finie" Jean, séquestré et torturé pour de la cryptomonnaie Nouvelles accusations d'agressions sexuelles et de viol visant Patrick Bruel Allemagne : un moteur de recherche pour savoir si grand-père était nazi "Nous sommes des miraculées" : une grue s'effondre sur leur pavillon Prix des carburants : des hausses bientôt limitées ?