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DZ Mafia : vingt-cinq ans de réclusion et un acquittement prononcés pour un double meurtre en 2019 Ces condamnations ont été prononcées au terme d’un procès de trois semaines qui s’est déroulé sous haute sécurité et émaillé de nombreux incidents. Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 17h38 Temps de Lecture 3 min. A l’ouverture du procès des membres présumés de l’organisation
DZ Mafia, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), le 23 mars 2026. THIBAUD MORITZ/AFP La cour spéciale d’assises des Bouches-du-Rhône a condamné, mardi 14 avril, Gabriel Ory, une figure présumée de la
DZ Mafia, à vingt-cinq ans de réclusion pour avoir aidé à la préparation d’un double assassinat en 2019 et a acquitté Amine Oualane, autre chef désigné de l’organisation criminelle. Les commanditaires des meurtres Karim Harrat et Walid Bara – ce dernier jugé en son absence – ont été condamnés à vingt-cinq ans de prison. Les exécutants de ce crime commis dans une chambre d’hôtel près de Marseille ont été condamnés à vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour le tireur Zaineddine Ahamada et quinze années de prison pour son complice Adrien Faure. Ces condamnations ont été prononcées au terme d’un procès de trois semaines qui s’est déroulé sous haute sécurité et émaillé de nombreux incidents. Les faits jugés par la cour d’assises d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) remontent au 30 août 2019 alors que le groupe criminel marseillais n’était pas encore formé. Une femme de ménage d’un hôtel Formule 1 proche de Marseille avait alors découvert les corps de deux hommes exécutés par balle. L’un d’eux, Farid Tir, âgé de 29 ans, était sorti de prison un an plus tôt. Son identité avalise l’hypothèse du règlement de comptes. Le second, Mohamed Bendjaghlouli, un proche de Farid Tir, apparaît comme une victime collatérale. L’enquête de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille a permis d’esquisser les contours de l’organisation criminelle qui serait à l’origine de ces assassinats. Acteur très impliqué à l’époque dans les guerres de territoires de la drogue, selon la police judiciaire, Karim Harrat, 37 ans, était jugé pour meurtres en bande organisée. Il est soupçonné d’en avoir été le commanditaire, depuis Dubaï, ce qu’il a toujours contesté. Il aurait été épaulé dans la traque par Walid Bara, 39 ans, alias « Fondu », en fuite depuis mai 2024 et qui était jugé par défaut. Selon l’enquête, les deux hommes qui se sont introduits dans l’hôtel pour commettre les meurtres, seraient Zaineddine Ahamada, 29 ans et Adrien Faure, 26 ans, ce qu’ils nient. Le premier est aujourd’hui considéré comme l’un des « meneurs incarcérés » de la
DZ Mafia. « Un procès politique » Selon le juge d’instruction, Gabriel Ory dit « Gaby » aurait eu le rôle de taupe. Il aurait notamment remis aux tireurs les codes de l’hôtel. Il aurait été mis en relation avec Farid Tir par l’entremise d’Amine Oualane, alors détenu. Ce dernier, surnommé « Mamine », comparaissait pour cette mise en relation. L’exploitation de la messagerie cryptée, ainsi que le témoignage déterminant de Driss Oualane, un ancien trafiquant de drogue qui n’a pas de lien de parenté avec Amine Oualane, figurent parmi les éléments qui ont permis à l’accusation de remonter jusqu’aux donneurs d’ordres, ce qui demeure exceptionnel dans ce type d’affaires. L’accusation avait requis dimanche la prison à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans contre Gabriel Ory et 18 années de réclusion contre Amine Oualane. Les deux hommes ont été mis en examen dans plusieurs autres dossiers criminels liés à la
DZ Mafia et sont considérés comme deux des trois « pères fondateurs » présumés de ce groupe criminel marseillais devenu dominant. Evénement Le Monde Ateliers Newsletter Newsletter Le Monde Evénement « C’est un procès politique ! », a lancé mardi Amine Oualane, avant que la cour d’assises d’Aix-en-Provence ne se retire pour délibérer. « Les faits, je les conteste de A à Z. Je vous demande de me juger avec les preuves, pas sur la politique de [Gérald] Darmanin », actuel ministre de la justice, a insisté Amine Oualane, 31 ans. Tour à tour mardi matin, les cinq accusés jugés depuis plus de trois semaines pour un double assassinat, sur fond de trafic de stupéfiants, commis dans une chambre d’hôtel Formule 1 près de Marseille, ont de nouveau clamé leur innocence. Un sixième mis en cause est en cavale. « Il n’y a aucune preuve de ma culpabilité. Je vous demande de ne pas céder à la pression politique et médiatique », a déclaré Zaineddine Ahamada, accusé d’être le tireur. De nombreux incidents à la barre Dans sa prise de parole, Gabriel Ory a tenu à s’excuser des débordements dans ce procès émaillé par de nombreuses invectives émanant du box des accusés, jusqu’à menacer des journalistes ou des proches de victimes. Se défendant d’être un baron de la drogue marseillais et le commanditaire du double meurtre, Karim Harrat a déclaré lui ne « rien avoir dans cette affaire ». « Aujourd’hui, c’est la vie de mes enfants qui est en jeu, je ne mange pas, je ne dors pas », a-t-il confié. Avec plus de 200 policiers mobilisés, dont certains lourdement armés, des dizaines d’incidents à la barre et dans le box, de suspensions d’audience, le procès du « double homicide du Formule 1 » n’avait rien d’habituel. Il « n’y a pas de justice d’exception » ni de procès « hors normes », avaient cependant assuré dimanche les deux avocates générales dans leurs réquisitions. Comme contre Gabriel Ory, elles ont demandé la réclusion à perpétuité pour les deux commanditaires présumés du crime, Karim Harrat et Walid Bara, et un mandat d’arrêt contre ce dernier, en fuite. Elles ont requis 30 ans de prison à l’encontre du tireur présumé, Zaineddine Ahamada et de son complice Adrien Faure, accusé de lui avoir ouvert la chambre des victimes et prêté son arme. La particularité de ce dossier, selon le ministère public, « c’est d’avoir levé le voile sur l’invisible », à savoir les donneurs d’ordre, trop souvent absents des tribunaux dans ces affaires de narcotrafic où seules les « petites mains » sont arrêtées. Le Monde avec AFP S’abonner