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TUE · 2026-04-14 · 15:20 GMTBRIEF NSR-2026-0414-67760
News/PSG : nouvelles (très) rassurantes pour /Les animateurs sont "présumés coupables quoi qu'il se passe"…
NSR-2026-0414-67760News Report·FR·Social Justice

Les animateurs sont "présumés coupables quoi qu'il se passe" : en grève, les agents du périscolaire parisien dénoncent des suspensions "abusives"

Environ 150 agents du périscolaire parisien ont manifesté devant l'hôtel de ville de Paris le 14 avril 2026, jour d'un Conseil de Paris extraordinaire. Ils protestaient contre un climat de suspicion et des suspensions jugées "abusives" suite à des suspicions de violences sexuelles dans les écoles.

Lucie BeaugéFrance InfoFiled 2026-04-14 · 15:20 GMTLean · CenterRead · 6 min
Les animateurs sont "présumés coupables quoi qu'il se passe" : en grève, les agents du périscolaire parisien dénoncent des suspensions "abusives"
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Environ 150 agents du périscolaire parisien ont manifesté devant l'hôtel de ville de Paris le 14 avril 2026, jour d'un Conseil de Paris extraordinaire. Ils protestaient contre un climat de suspicion et des suspensions jugées "abusives" suite à des suspicions de violences sexuelles dans les écoles. Depuis début 2026, 78 animateurs ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Les manifestants dénoncent un manque de discernement dans les suspensions et craignent que cela n'empêche les animateurs d'intervenir auprès des enfants. La manifestation coïncidait avec l'adoption d'un plan d'action de 20 millions d'euros par le maire Emmanuel Grégoire, visant à améliorer la transparence et la formation des agents.

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The municipality reaffirmed that every act of violence must result in the immediate suspension of the agent concerned.

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Since the beginning of 2026, 78 activity leaders have been suspended, including 31 for suspected sexual violence.

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Emmanuel Grégoire opened the extraordinary Paris Council to defend his 20 million euro plan.

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Approximately 150 people gathered in front of City Hall on Tuesday.

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Agents of the extracurricular sector are stigmatized and their employer does not support them.

quoteLaurence, director
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Environ 150 personnes se sont rassemblées mardi devant l'hôtel de Ville, au moment où Emmanuel Grégoire ouvrait le Conseil de Paris extraordinaire pour défendre son plan de 20 millions d'euros à destination du secteur. Publié le 14/04/2026 17:09 Mis à jour le 14/04/2026 17:20 Plus d'une centaine d'agents du périscolaire se sont réunis devant la mairie de Paris, le 14 avril 2026. (LUCIE BEAUGE / FRANCEINFO) "Protection des enfants, protection des agents, c'est tous ensemble qu'il faut lutter !" Positionnés rue Lobau, où se situe l'un des accès à l'hôtel de Ville de Paris, environ 150 directeurs et animateurs du périscolaire en grève se sont réunis, mardi 14 avril, pour dénoncer le climat de suspicion qui pèse sur leur profession, en plus de réclamer des moyens et une meilleure reconnaissance de leur travail. Cette entrée n'a pas été choisie au hasard par les syndicats : entre 8h30 et 9 heures, les élus de la capitale ont défilé entre les banderoles pour siéger au Conseil de Paris extraordinaire, convoqué par le nouveau maire PS, Emmanuel Grégoire.Son plan d'action à 20 millions d'euros, présenté à la presse une dizaine de jours plus tôt, a fini par être adopté à la mi-journée. Il prévoit notamment une simplification de la chaîne de signalement, la transparence envers les parents et un investissement massif dans la formation des agents. Depuis début 2026, 78 animateurs ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles dans des écoles, selon la Ville. Des chiffres qui traduisent un caractère "systémique", a reconnu Emmanuel Grégoire. Chaque violence doit donner lieu "sans délai à une suspension conservatoire de l'agent concerné", a réaffirmé la municipalité. Mais pour les agents du périscolaire, qui comprennent toutes et tous l'inquiétude des familles après ces scandales à répétition, le risque est de jeter injustement l'opprobre sur leurs métiers."Il y a longtemps eu une période de laxisme, avec des suspensions qui n'étaient pas prononcées alors que cela aurait dû. Aujourd'hui, on a l'impression que la Ville suspend sans discernement", dénonce Fouaad, directeur périscolaire dans le 8e arrondissement, habillé d'un gilet orange CFDT-Interco. Conséquence, selon lui : "Certains animateurs ont peur d'intervenir auprès des enfants, ils ont peur que cela leur soit reproché." La pancarte qu'il tient dans sa main gauche résume l'humeur de la mobilisation : "Grégoire, stop aux regards accusatoires."D'après Laurence, elle aussi directrice, les agents du périscolaire sont "stigmatisés". "Notre employeur ne nous soutient pas du tout. Il a instauré le 'présumé coupable', quoi qu'il se passe", soupire cette quadragénaire. Elle donne l'exemple d'un reproche "disproportionné" vécu il y a peu par un animateur : "Un enfant a ramené une rose à une camarade. Il a simplement dit : 'Oh, c'est mignon les amoureux !'. On lui a fait une réflexion." Des assistantes maternelles (Atsem) présentes au rassemblement ont aussi expliqué être sur le qui-vive. Laurence et Fouaad, directeurs périscolaire syndiqués à la CFDT-Interco, tiennent chacun une pancarte devant la mairie de Paris, le 14 avril 2026. (LUCIE BEAUGE / FRANCEINFO) Face aux révélations insoutenables qui s'enchaînent, avec des enfants victimes du pire, le principe de précaution serait d'un coup devenu extrême et aurait déclenché des suspensions "abusives", affirme Adam Semail, secrétaire général CFDT-Interco de Paris. "Une animatrice avec dix ans d'ancienneté et de bonnes évaluations a récemment été suspendue car elle aurait crié pour demander le silence. Il a été jugé que c'était une violence." Sollicitée pour confirmer et éclaircir ces suspensions ne relevant pas de violences physiques ou sexuelles, la mairie de Paris n'a pas répondu à franceinfo."Beaucoup nous parlent de dépression et d’idées suicidaires."Adam Semail, secrétaire général CFDT-Interco de Parisà franceinfoD'autres responsables du périscolaire interrogés par franceinfo rapportent également entendre des envies de reconversion soudaines chez leurs collègues, de caissier à livreur de repas à domicile. "Ils se disent qu'ils pourront gagner la même chose, mais avec moins de problèmes, résume Lounès, directeur périscolaire dans le 18e arrondissement. Ce qu'on vit, c'est l'enfer. Les animateurs viennent avec la boule au ventre au travail." Patrick et Rachid, tous deux sexagénaires et animateurs dans une école du 5e arrondissement, ont aussi manifesté ce 14 avril 2026. (LUCIE BEAUGE / FRANCEINFO) Rachid, animateur d'une école du 5e arrondissement de Paris, se pose "beaucoup de questions" sur son métier et sur "le comportement qu'il doit adopter avec les enfants" qu'il encadre. "Tout est plus réfléchi, moins naturel. Il m'arrivait d'utiliser des vocables comme 'ma grande' ou 'mon grand', lorsque je ne connaissais pas le prénom. Maintenant, je n'ose plus dire ça."Lors du Conseil de Paris, l'opposition de droite, coprésidée par Rachida Dati (absente des débats), a par ailleurs proposé d'expérimenter l'installation de caméras dans toutes les écoles. Une mesure qui n'a pas été écartée de facto par Emmanuel Grégoire. "On pourrait croire à une blague ! Vous imaginez le coût ?, s'exclame Nicolas Léger, secrétaire général du Supap-FSU. Si ça devait être mis en place, il faudrait 50 ou 100 caméras par école pour couvrir tous les angles et coins cachés ! Et faire croire que ça évitera les passages à l'acte, ça n'a aucun sens.""On entend qu'il faut restaurer la confiance avec les parents. Mais la question de fond est celle des moyens humains", souligne Nicolas Léger. Il énumère, parmi les priorités, l'embauche massive de titulaires et le recrutement spécifique d'agents formés à l'hygiène, pour assurer le change des élèves de maternelle. L'intersyndicale Supap-FSU-CFDT-CGT devait être reçue à 16 heures mardi par l'adjointe chargée des affaires scolaires, Anne-Claire Boux. Pour la FCPE de Paris aussi, la présence de caméras représenterait "un coût important pour une efficacité très limitée". "C'est également une mesure profondément intrusive, qui pose la question du respect de la vie privée des enfants, dans un lieu qui doit rester un espace de confiance et d'éducation", tranche Martin Raffet, son président. Mais la principale association de parents d'élèves de la capitale reste en désaccord avec les syndicats sur les mises à pied conservatoires dès le premier signalement : "Pour nous, l'enfant doit être au centre des préoccupations et le principe de précaution doit s'imposer à tous."A partir de la mi-mai, une convention citoyenne doit se déployer pour réfléchir à une réorganisation du périscolaire. Elle permettra de rassembler l'ensemble des acteurs – enfants, parents et personnels. Et de les faire se parler sur tous les sujets, y compris celui sur les caméras, a confirmé au Parisien l'adjointe au maire en charge des affaires scolaires. Peter Magyar : qui est le tombeur de Viktor Orban ? 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