A ce jour, les "demandes" de restitution "ne sont pas nombreuses", une dizaine en tout, selon le
Ministère de la Culture. Des oeuvres au musée du Quai Branly (
Paris), le 10 avril 2026. (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP) Les députés français ont unanimement adopté, lundi 13 avril, un projet de loi très attendu (notamment sur le continent africain) pour faciliter les restitutions d'œuvres pillées durant la colonisation. Plusieurs fois repoussé, ce texte concrétise une promesse formulée par le président
Emmanuel Macron en 2017, lors d'un discours à la jeunesse africaine à Ouagadougou, au
Burkina Faso.Le projet de loi, adopté par 170 voix, doit désormais faire l'objet d'un accord entre députés et sénateurs avant une éventuelle adoption définitive. "Cette loi est attendue en
France et dans le monde entier", a souligné la ministre de la Culture,
Cathérine Pégard, dans l'hémicycle, estimant qu'il ne s'agit pas seulement d'un "outil juridique", mais le choix "d'ouvrir une nouvelle page de notre Histoire". A ce jour, les "demandes" de restitution "ne sont pas nombreuses", une dizaine en tout, selon le ministère, mais devraient commencer à affluer une fois la loi promulguée.A noter que les députés ont adopté, contre l'avis du gouvernement, un amendement demandant aux États de s'engager à conserver les biens restitués selon des standards internationaux, et garantir leur accessibilité au public. Conditionner ainsi ces restitutions porterait "atteinte à (la) souveraineté" de ces États et "fragiliserait la portée symbolique et politique de cet acte, fondé sur une logique de confiance", a déploré la ministre. La gauche, le MoDem et le groupe macroniste y étaient également opposés, contrairement à la droite et l'extrême droite.Autre critique formulée autour de ce texte : il ne vise que les biens ayant été acquis entre 1815 et 1972, entre le début du second empire colonial français et l'entrée en vigueur d'une convention de l'
UNESCO fixant un régime de restitution dans le droit international. Sans succès, les groupes de gauche ont tenté de supprimer ces bornes temporelles, déplorant par exemple que le Codex Borbonicus, trésor gardé au Palais Bourbon réclamé par le Mexique, n'entre pas dans son champ d'application.Ils ont aussi tenté, en vain, de supprimer l'exclusion des biens militaires prévue dans le texte. Visé notamment, le canon Baba Merzoug, réclamé par l'Algérie, installé dans le port de Brest. Il avait été capturé lors de la conquête coloniale. Sabrina Carpenter se moque d'un youyou à Coachella Gauvain Sers : "Monsieur le président, seriez-vous dur d'oreille ?" Ces enfants incarnent Simba et Nala dans la comédie musicale du "Roi Lion" Concerts de Céline Dion : pourquoi ces tarifs exorbitants ? Zaho : "Enfant, je ne voulais pas devenir une adulte aigrie" Les secrets de la garde-robe de la Reine Elizabeth II Quelles seront les têtes d'affiche du Festival de Cannes 2026 ? "Pourquoi
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