Le 14 avril 2026 à 17h54 Alors que le texte visant à «lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme» sera débattu à l’
Assemblée le 16 avril, l’amphi Boutmy a été occupé ce 14 avril. La direction a fait appel aux forces de l’ordre. Passer la publicité Passer la publicité Une incursion surprise dans l’amphi Boutmy, qui n’est pas sans rappeler de mauvais souvenirs. Ce 14 avril, entre 12h15 et 12h30, un groupe d’étudiants, pour certains masqués et flanqués de keffiehs, ont pénétré dans l’amphithéâtre historique de
Sciences Po Paris, Rue Saint-Guillaume, avec des drapeaux palestiniens. Le professeur de finances publiques, qui s’apprêtait à commencer son cours, a quitté la salle. Sur l’estrade, une banderole est alors déployée avec les mots «Israël Assassin». Dans l’amphithéâtre, une cinquantaine d’étudiants entonne le slogan antifasciste «Siamo tutti antifascisti» («Nous sommes tous antifascistes »). Sur une autre banderole suspendue, on peut aussi lire «
Macron explosion, Vassy au tapis». En poste depuis septembre 2024, le directeur de
Sciences Po,
Luis Vassy, est l’incarnation du retour à l’ordre, après les mobilisations propalestiniennes qui avaient agité
Sciences Po, avec pour point d’orgue l’amphi Boutmy rebaptisé «Gaza» en mars 2024. «Certains étudiants se sont joints au mouvement. D’autres sont partis. Puis les agents de sécurité ont fermé les portes de l’amphi, rapporte l’
UNI de
Sciences Po, syndicat étudiant marqué à droite. Tout le monde a été surpris. J’espère que la direction de l’école sera ferme». À
Nova, syndicat de tendance macroniste, on condamne aussi «cette méthode de protestation» et cette «prise en otage des élèves et des professeurs». En milieu d’après-midi, les choses étaient apparemment rentrées dans l’ordre. Après avoir laissé sortir les étudiant qui le souhaitaient, la direction de l’école a fermé les accès au 27 rue Saint-Guillaume ainsi que la bibliothèque, puis appelé les forces de l’ordre. «La police est en train de prendre les identités, nous explique-t-on à la direction de
Sciences Po. C’est une action d’intimidation illégale », ajoute-t-on. Passer la publicité Une petite cinquantaine d’étudiants Emmenée par une petite cinquantaine d’étudiants, membres du
Comité Palestine de Sciences Po et de syndicats étudiants d’extrême gauche (
L’Union étudiante et
Solidaires), cette mobilisation dénonçait à la fois la loi Yadan contre l’antisémitisme, ainsi que la «complicité» de
Sciences Po avec Israël, «État génocidaire» pour reprendre leurs mots. Une revendication récurrente depuis le conflit israélo-palestinien qui a éclaté après l’attentat du 7 octobre 2023. Le 25 mars dernier, un collectif d’associations a déposé des recours contre huit universités (
Sciences Po, l’ENS Lyon, Paris-I, Sorbonne Université, PSL, Aix-Marseille, Strasbourg, Grenoble) pour demander la fin des partenariats entre les universités françaises et israéliennes. Dans ce contexte, depuis environ un mois, tous les mardis à 12h15, des militants propalestiniens ont pris pour habitude d’investir «la péniche» de
Sciences Po -le hall d’entrée- pour porter leurs revendications. Le 14 avril, les militants ont aussi répondu à l’appel du «Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens» pour dénoncer la proposition de loi Yadan visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme, inscrite à l’ordre du jour de l’
Assemblée ce 16 avril. Le texte propose de sanctionner les provocations « même implicites » à des actes terroristes et leur apologie, et de créer un nouveau délit d’« appel à la destruction d’un État », notamment celui d’Israël. Ses détracteurs, eux, dénoncent une atteinte à la liberté d’expression. Soutenue par LFI, une pétition déposée début avril demandant son retrait a recueilli plus 500 000 signatures. Le 14 avril, les campus de
Sciences Po, mais aussi de
La Sorbonne et CentraleSupélec ont été occupés, tandis qu’un appel à organiser des assemblées générales «dans toutes les universités» a été lancé pour le 15 avril. Présent devant
Sciences Po Paris le 14 avril, le député LFI Thomas Portes s’est immédiatement félicité, sur le réseau social X, de voir, «de
Sciences Po à
La Sorbonne en passant par Paris 8», les universités parisiennes «se soulever» contre une «loi d’influence étrangère». Des étudiants propalestiniens bloquent
Sciences Po et
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