Le 15 avril 2026 à 17h25 Jérôme Guedj à l’Assemblée nationale le 1er avril 2026. TELMO PINTO / NurPhoto via AFP ENTRETIEN - Le député socialiste défend la proposition de loi Yadan visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme qui fait l’objet de critiques virulentes de la gauche. Il regrette qu’un débat apaisé sur ces questions soit rendu impossible. Passer la publicité Jérôme Guedj est député socialiste de l’Essonne et candidat à l’élection présidentielle. LE FIGARO. - Pourquoi soutenez-vous la proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme, dite loi Yadan ? Jérôme GUEDJ. - Il y a incontestablement un regain d’antisémitisme qui instrumentalise l’antisionisme pour avancer à pas feutrés. J’ai donc signé il y a plusieurs mois ce texte pour provoquer un débat que j’espérais apaisé. Car j’en fais l’expérience depuis deux ans : je suis régulièrement traité de « sioniste génocidaire » alors que mon souhait le plus strict est de sortir du campisme stérile. Essayons d’avoir le courage de la nuance. J’en suis la preuve puisque je n’ai jamais mâché mes mots ni contre le terrorisme du Hamas ni contre le gouvernement suprémaciste, raciste et messianique religieux de Benyamin Netanyahou. Je le combats, car il amplifie la colonisation illégale en Cisjordanie, piétine l’État de droit et les valeurs d’Israël, par exemple… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 85% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. Déjà abonné ? Connectez-vous Jérôme Guedj : « L’antiracisme est devenu une juxtaposition de combats victimaires et mémoriels » S'ABONNER Réforme du 1er Mai : les socialistes déterminés à faire valoir leur opposition au gouvernement DÉCRYPTAGE - Le premier secrétaire du PS assume de vouloir «construire un rapport de force» avec le gouvernement pour empêcher une réforme du 1er Mai. Présidentielle 2027 : pourquoi la gauche peine à bâtir une alternative à Jean-Luc Mélenchon DÉCRYPTAGE - Les socialistes s’écharpent sur la meilleure façon de construire l’union avec leurs partenaires, notamment écologistes et communistes, dans la perspective de 2027. CHRONIQUE - Aux élections municipales, les fusions entre listes PS et LFI n’ont connu que des succès très limités, voire des défaites cinglantes, comme à Toulouse. La preuve de la dimension répulsive du mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Boris Vallaud, l’ambitieux socialiste qui fait tanguer le parti à la rose RÉCIT - Le chef de file des députés PS assume la confrontation avec le premier secrétaire, Olivier Faure, après les municipales et un an avant la présidentielle. «Tout le monde fait semblant d’y croire» : pourquoi la primaire à gauche a du plomb dans l’aile DÉCRYPTAGE - À un an de la présidentielle, le processus de départage de la gauche non-mélenchoniste est plus que jamais menacé par la crise interne qui secoue le Parti socialiste. « On va redire plus jamais LFI mais qui nous croit ? » : après les municipales, le Parti socialiste à l’heure de la grande explication DÉCRYPTAGE - Accablé de critiques en interne, Olivier Faure a réuni mardi soir les socialistes en bureau national pour tirer les leçons du scrutin, après l’échec des alliances PS-LFI. « Cette séquence, c’est un caillou dans la chaussure » : fragilisé par les municipales, François Hollande tente d’embrayer sur la présidentielle RÉCIT - L’ancien président a récusé les alliances avec La France insoumise aux municipales, tout en enjoignant discrètement à l’union dans son fief de Tulle. François Kraus : «LFI est forte là où il y a un taux de HLM supérieur à 40 %, une forte population immigrée et des jeunes» ENTRETIEN - Les élections municipales ont montré la réussite de la stratégie de la « nouvelle France » dans des banlieues et quelques métropoles universitaires, analyse le directeur du pôle politique de l’Ifop. En revanche, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon peine à s’étendre au-delà, ajoute-t-il. À gauche, l’après-municipales tourne aux règlements de comptes Les socialistes reprochent à Jean-Luc Mélenchon d’être le «boulet de la gauche» après l’échec des alliances LFI-PS. Lequel les accuse en retour d’avoir entraîné les Insoumis dans leur «chute». «Lionel Jospin avait fait le pari que les jeunes femmes qui portaient le voile à l’école finiraient par le retirer» ENTRETIEN - L’ancien premier ministre socialiste est mort, dimanche, à l’âge de 88 ans. Le politologue Gilles Finchelstein, qui a participé à la rédaction du programme de Lionel Jospin en 1995 et en 2002, se souvient d’un «réformiste de gauche» qui, lors de l’affaire de Creil en 1989, a misé sur l’intégration contre le droit.