"Love on trial", de
Kôji Fukada, sortie le 25 mars 2026. ("LOVE ON TRAIL" FILM PARTNERS) Le réalisateur japonais met à jour dans ce nouveau long-métrage un phénomène qui a cours dans son pays dans le milieu des "idoles" des groupes de pop, à qui il est interdit par contrat de nouer des relations amoureuses. Après avoir fait dans Love Life, la chronique d'une famille bouleversée par un drame, le réalisateur japonais
Kôji Fukada raconte dans ce nouveau film le quotidien corseté d'un quintette de jeunes filles composant un groupe de
J-Pop, entièrement dévouées à leurs fans. Love on trial, présenté dans la sélection officielle
Cannes Première en 2025, sort dans les salles le 25 mars 2026.
Mai est ce que l'on appelle une "idole". Membre de
Happy Fanfare, un groupe de pop, elle enchaîne les concerts et les rencontres avec les fans, des hommes pour la plupart, qui, tremblant, font la queue pour pouvoir approcher pendant quelques secondes leur idole.Entre les répétitions les nouvelles chorégraphies, les concerts et les rendez-vous avec les fans, les jeunes filles n'ont pas beaucoup de temps libre. Souvent fans elles-mêmes quand elles étaient plus jeunes, elles sont prêtes à tout sacrifier pour devenir des idoles à leur tour.
Mai vit à fond ce grand rêve avec ses amies du groupe, mais un jour, elle tombe amoureuse de
Kei, mime, qui se produit dans la rue...Les jeunes filles vivent dans un monde "féerique", une ambiance bonbon acidulé, dans lequel les décors, mais pas seulement, sont artificiels. Elles n'écrivent pas leurs chansons, n'inventent pas leurs chorégraphies. Tout est écrit pour elles, tout est décidé pour elles, avec pour credo la satisfaction de leurs admirateurs. La vie d'une idole appartient à ses fans, jusqu'aux sphères les plus intimes, et les relations amoureuses leur sont interdites. Le film est inspiré d'un phénomène bien réel au Japon, où plusieurs idoles ont été poursuivies ces dernières années en justice par leur agence pour avoir violé la clause de "célibat". L'une de ces affaires, où la jeune fille a été condamnée à payer plusieurs millions de yens de dommages et intérêts à son agent, a particulièrement retenu l'attention du réalisateur."Après ma première réaction de colère face à l'incohérence et à l'hypocrisie morale de cette affaire, j'ai commencé à penser aux deux jeunes gens concernés. Critiquée par le public et les médias, la jeune fille se voit désormais punie par la société patriarcale, qui a pourtant construit son rêve : devenir une idole. La façon dont son petit ami a lui aussi été condamné par les médias m’intéressait également", explique
Kôji Fukada dans la note d'intention de son film. Dans cette affaire, le juge a estimé que le travail d'une idole consiste à "accroître sa communauté de fans" et que "la clause de célibat est un moyen légitime de préserver la réputation de pureté de l'idole"."Peu de gens ont souligné le fait que cette idée de la fille vierge, sorte d'objet sexuel fétichiste, était un fantasme masculin et que les attentes à ce sujet ne sont pas les mêmes pour les pop stars masculines. Cette perception de la virginité des idoles révèle la portée du pouvoir masculin, et la violence sous-jacente de ce contrôle, dans la société japonaise", estime
Kôji Fukada.Love on trial est porté par l'interprétation sensible de Kyoko Saito, elle-même une ancienne idole choisie pour incarner
Mai alors qu'elle venait de quitter le groupe Hinatazaka46.
Kôji Fukada, jeune réalisateur de l'avant-garde du cinéma japonais toujours attentif à trouver dans son cinéma la forme la plus juste, joue ici le contraste entre un univers des idoles qu'il traite avec des décors colorés, un montage rythmé sur les airs du groupe, et l'austérité, l'immobilité, la froideur qui règnent dans le tribunal lors du procès des jeunes amoureux.Il souligne également l'opposition entre le monde mercantile, superficiel et sans charme des idoles, et celui poétique et merveilleux, de l'amoureux de
Mai, mime et artiste de rue, qu'il met en scène dans des séquences hors du temps, en suspens, qui évoquent Fellini ou Chaplin. "Love on trail", de
Kôji Fukada, sortie le 25 mars 2026. (“LOVE ON TRIAL” FILM PARTNERS) La place de la femme dans la société japonaise, comme dans Love life, est au cœur de Love on trial. "Je souhaitais révéler à travers ce film les profondes inégalités de genre et les injustices de la société japonaise dominée par les hommes", explique
Kôji Fukada. Love on trial, au-delà de mettre en lumière une pratique culturelle spécifique, propose un récit universel sur la liberté, incarné par le combat de cette jeune chanteuse, contrainte de se battre, seule contre presque tous, pour faire valoir ses droits fondamentaux, au prix de sa carrière, et de sa relation amoureuse. Affiche du film "Love on trial", de
Kôji Fukada, sortie le 25 mars 2026. (KŌJI FUKADA) Titre original : Renai SaibanGenre : DrameRéalisation : Kôji FukadaAvec : Kyoko Saito, Yuki Kura, Erika KarataPays : JaponDurée : 2h 03 min Sortie : 25 mars 2026Distributeur : Art HouseSynopsis : Jeune idole de la pop en pleine ascension,
Mai commet l’irréparable : tomber amoureuse, malgré l’interdiction formelle inscrite dans son contrat. Lorsque sa relation éclate au grand jour,
Mai est traînée par sa propre agence devant la justice. Confrontés à une machine implacable, les deux amants décident de se battre pour défendre leur droit le plus universel : celui d’aimer. Plus de 100.000 fans réunis à Séoul pour le retour sur scène de BTS Esports Nation Cup : la coupe du monde des jeux vidéo "Mes parents se demandaient ce que j'allais faire de ma vie" François Damiens Nicholas Brendon, star de "Buffy contre les vampires", est mort à l'âge de 54 ans Isabelle Mergault : "Je voudrais mourir en faisant rire" L'acteur américain Chuck Norris est mort à l'âge de 86 ans L'actrice et réalisatrice Isabelle Mergault est morte à l'âge de 67 ans On a tous travaillé gratuitement en jouant à Pokémon Go Patrick Bruel visé par au moins deux plaintes pour des violences sexuelles Jean Dujardin : "Avec Bruno Salomone, on s'est aimés immédiatement" Impôts : les cartes Pokémon dans le viseur du fisc "Projet dernière chance" : "le film le plus difficile" de Ryan Gosling "Bruno Salomone a fait sa demande en mariage sur son lit d'hôpital" "Une bataille après l'autre" triomphe, Michael B. Jordan sacré... Les moments forts des Oscars 2026 Oscars 2026 : la cérémonie est-elle sous la menace de l'Iran ? À 10 ans, il présente sa collection à la fashion week En plein direct, Fabrice Luchini rejoue une scène de son film Timothée Chalamet critique le ballet et l'opéra : peut-il perdre l'Oscar ? Sting & Shaggy : "L'IA ne peut pas faire de la musique qui donne la chair de poule" Heated rivalry, la série de hockey au succès surprise