Le 22 mars 2026 à 16h23 «Les attaques ont visé des dizaines d’installations de transmission et de traitement de l’eau et détruit des parties des réseaux d’approvisionnement critiques», a affirmé le ministre iranien de l’Énergie,
Abbas Aliabadi. Passer la publicité Passer la publicité Les infrastructures iraniennes en matière d'eau et d'énergie ont subi d'importants dégâts à la suite des frappes américano-israéliennes, a affirmé dimanche 22 mars le ministre de l'Énergie à
Téhéran. Israël et les États-Unis ont lancé une offensive d'envergure contre l'
Iran le 28 février, tuant le guide suprême de la République islamique et déclenchant une guerre qui s'est depuis étendue à l'ensemble du Moyen-Orient. «Les infrastructures vitales du pays en matière d'eau et d'électricité ont subi de lourds dommages à la suite d'attaques terroristes et cybernétiques menées par les États-Unis et le régime sioniste», a déclaré
Abbas Aliabadi, cité par l'agence de presse
Isna. «Les attaques ont visé des dizaines d'installations de transmission et de traitement de l'eau et détruit des parties des réseaux d'approvisionnement critiques», a-t-il précisé, ajoutant que des efforts étaient en cours pour réparer les dégâts. D'après le chef du Croissant-Rouge iranien,
Pirhossein Kolivand, le nombre total de sites civils endommagés - parmi lesquels des bâtiments résidentiels et commerciaux, des écoles, des centres médicaux et des véhicules - s'élève à 81.365, un chiffre fondé sur les «dernières évaluations sur le terrain». «Derrière chaque bien endommagé se trouvent une famille, une vie, un souvenir, un moyen de subsistance et un avenir qui se sont effondrés», a-t-il ajouté. Passer la publicité À
Téhéran, des journalistes ont signalé des dégâts sur plusieurs immeubles résidentiels et d'autres infrastructures civiles mais il n'a pas été possible d'accéder aux sites touchés en dehors de la capitale ni de vérifier les bilans de manière indépendante. Le ministère iranien de la Santé avait indiqué le 8 mars que plus de 1200 personnes avaient été tuées dans les frappes israélo-américaines, et que plus de 10.000 civils avaient été blessés. L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, a quant à elle recensé le 20 mars au moins 3220 morts, dont 1398 civils parmi lesquels au moins 210 enfants, 1165 militaires et 657 personnes au statut non précisé. Dimanche, l'agence
Isna a rapporté que des frappes avaient endommagé un hôpital à
Ahvaz, dans le sud du pays. Et d'autres médias, dont l'agence de presse Fars, ont diffusé des images de secouristes extrayant des corps des décombres de bâtiments à Tabriz (nord). Il n'était pas possible dans l'immédiat de déterminer quand ces frappes ont eu lieu. Samedi soir, le président américain Donald Trump a menacé de frapper les centrales électriques iraniennes si
Téhéran ne rouvrait pas le détroit stratégique d'Ormuz dans un délai de 48 heures. Le trafic dans ce détroit vital, par lequel transite 20% du pétrole mondial, est quasiment à l'arrêt depuis le début de la guerre. En réponse aux déclarations de Donald Trump, l'
Iran a menacé de viser des infrastructures énergétiques et des installations de dessalement dans l'ensemble de la région. L'
Iran déplore de «lourds dégâts» sur ses infrastructures d'eau et d'énergie S'ABONNER Croisières au Moyen-Orient : «Tous les passagers ont désormais débarqué», selon une fédération du secteur Quelque 15.000 passagers de croisières étaient immobilisés dans le Golfe au début de la guerre, avait estimé le 5 mars l’Organisation maritime internationale (OMI). «Ce qui arrive est peut-être pire» : un influent économiste américain prédit une crise économique plus grave qu’en 2008 Dans une tribune publiée dans le New York Times, Richard Bookstaber, ancien responsable au Trésor américain, estime non seulement que «des signes de tension systémique commencent à apparaître», mais que ceux-ci pourraient déboucher sur une crise encore plus sévère que celle des «subprimes». Transports gratuits, mutuelle communale, vélos offerts... À Saint-Denis, qui va payer la généreuse facture du nouveau maire LFI ? L’élection de Bally Bagayoko, premier maire LFI de France, interroge sur les promesses sociales aussi spectaculaires que coûteuses pour une commune où quatre habitants sur dix vivent sous le seuil de pauvreté. Pourquoi le conflit avec l’
Iran est aussi notre guerre, contrairement à ce qu’affirment les dirigeants allemands VU D’AILLEURS - Le chancelier allemand Friedrich Merz et son vice-chancelier Lars Klingbeil affirment que la guerre contre l’
Iran n’est « pas notre guerre ». Malheureusement, il ne s’agit pas d’un choix. Si les Européens veulent préserver leurs intérêts, ils doivent élaborer leur propre stratégie. « À Paris, je ne peux plus commander un Uber avec mon nom » : ces Français qui préfèrent rester en Israël malgré les missiles iraniens REPORTAGE - À Netanya, dans « la capitale française d’Israël », certains expatriés disent accepter la guerre comme un moindre mal, convaincus d’avoir perdu la France qu’ils ont connue. Donald Trump annonce une «réduction progressive» des opérations contre l’
Iran, tout en excluant un cessez-le-feu Si le président américain affirme que les objectifs de guerre sont en passe d’être atteints, il exige désormais que les pays dépendant du détroit d’Ormuz assurent eux-mêmes leur sécurité face à la menace iranienne. Guerre au Moyen-Orient : un accord avec les Kurdes permet à l’Irak d’évacuer son pétrole par la Turquie DÉCRYPTAGE - Les Américains se sont impliqués pour que Bagdad et Erbil s’entendent sur la réouverture d’un oléoduc stratégique qui débouche sur la Méditerranée. Suez, Panama, Malacca... Au-delà d’Ormuz, ces autres points névralgiques capables de faire dérailler le commerce mondial Le blocage du détroit d’Ormuz par l’
Iran a provoqué un choc pétrolier et gazier à l’échelle planétaire. D’autres points du globe peuvent également engendrer des dégâts similaires en cas de défaillance. Murielle Popa-Fabre : « Sommes-nous en capacité de contrôler l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la guerre ? » ENTRETIEN - Avec la guerre en
Iran, le débat sur l’utilisation de l’IA militaire est brutalement passé des cercles fermés d’experts à l’espace public. La chercheuse pose une question essentielle : l’humain est-il encore vraiment aux commandes ? « Ce sont elles qui gouvernent » : l’Irak prisonnier de ses milices pro-iraniennes DÉCRYPTAGE - Depuis le début de la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’
Iran, les formations à la solde de
Téhéran frappent les intérêts américains à travers le pays et au Kurdistan irakien, sans réaction de la part de Bagdad. Les banques suisses guettent les milliards de Dubaï, menacé par la guerre en
Iran VU D’AILLEURS - La clientèle expatriée aux Émirats ne rapatrie pas encore sa fortune massivement vers la Suisse. Si le conflit dure, tout va changer. Kishore Mahbubani : « On ne peut arrêter la Chine, il faut vivre avec elle » GRAND ENTRETIEN - L’ancien ambassadeur singapourien, auteur de L’Asie a-t-elle gagné et l’une des voix asiatiques les plus renommées, explique sa vision d’une Asie qui construit patiemment sa montée en puissance à long terme, tandis que l’Occident perd son sens géopolitique. «Pourquoi les agriculteurs sont les victimes collatérales du blocage du détroit d’Ormuz» FIGAROVOX/TRIBUNE - Avec l’explosion des prix du gaz et les difficultés d’acheminement des engrais importés du Golfe, les agriculteurs subissent de plein fouet les conséquences de la guerre au Moyen-Orient, souligne Michel Fayad, expert en géopolitique.