Le procureur de
Meaux affirme que cette arrestation, lundi soir, fait suite à des violences urbaines contre les locaux de la police municipale de cette ville de
Seine-et-Marne. Publié le 17/03/2026 18:28 Mis à jour le 17/03/2026 21:22 Un commissariat du 12e arrondissement de
Paris qui abrite également une antenne de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), le 27 novembre 2020. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP) Une vidéo qui fait beaucoup réagir. Des images d'une interpellation menée à
Noisiel (
Seine-et-Marne), au cours de laquelle un homme est frappé par un policier, suscitent de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux, mardi 17 mars. La vidéo a notamment été relayée par plusieurs députés de La France insoumise (LFI), dont
Louis Boyard et
Thomas Portes, qui parlent de "violences policières".Trois enquêtes sont ouvertes : deux concernant les interpellations menées lundi soir et une troisième confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), a annoncé, mardi matin dans un communiqué, le procureur de la République de
Meaux. Selon lui, un médecin a jugé l'état de santé de l'homme interpellé "compatible" avec une garde à vue, en réaction à des rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux. Franceinfo revient sur le déroulement des faits et ce que l'on sait de cette affaire.De premières interpellations en lien avec le narcotraficPour les policiers qui interviennent dans le secteur de
Noisiel, la soirée de lundi commence par l'arrestation, vers 21h20, de trois hommes âgés de 18 à 23 ans sur la place de l'Horloge. Deux d'entre eux sont interpellés "sur un point de deal", selon une source policière à
France Télévisions. Dans le même temps, un troisième jeune homme tente de s'interposer, incitant les personnes à proximité "à se rebeller et s'en prendre aux policiers", d'après la même source. Le procureur de
Meaux a confirmé que les deux premiers ont été arrêtés car ils faisaient l'objet d'une interdiction administrative de paraître dans le cadre de la loi narcotrafic, et le troisième "en raison de faits de provocation à la rébellion". En lien avec ces trois interpellations, le procureur,
Jean-Baptiste Bladier, a annoncé l'ouverture d'une enquête, confiée à la police judiciaire de
Torcy.Les deux premières personnes interpellées ont été déférées au parquet de
Meaux "afin de faire l'objet de comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité pour violation d’interdictions administratives de paraître", a annoncé le procureur, mardi soir. Ils ont été présentés à un juge. L'un de ces hommes est sans antécédent judiciaire, l'autre a été condamné à cinq reprises. Le troisième homme interpellé sera déféré mercredi au parquet, en vue d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité pour outrage et rébellion. Une quatrième personne sera jugée mercredi en comparution immédiate pour "provocation suivie d'effet à un attroupement armé". Quatre autres arrestations après des tirs de mortiers et de projectilesPrès de deux heures après ces trois interpellations, vers 23h10, une trentaine de personnes s'est regroupée devant les locaux de la police municipale de
Noisiel, place Gaston-Deferre, poursuit le procureur. Des mortiers d'artifice sont tirés en direction des policiers municipaux, sans faire de blessé, précise
Jean-Baptiste Bladier. Le magistrat ajoute que plusieurs personnes ont tenté, sans y parvenir, "de pénétrer violemment dans les locaux de la police municipale après en avoir dégradé le portail", "afin, vraisemblablement, d'y mettre le feu".Des effectifs de la police nationale sont alors appelés en renfort. Sur place, ils sont ciblés à leur tour par des tirs de projectiles, tandis qu'une voiture de police est dégradée, selon le procureur. Des poubelles sont aussi incendiées, ajoutent des sources policières, qui précisent que des tirs de riposte sont effectués avec des lance-grenades et des lanceurs de balles de défense (LBD).Quatre hommes, trois mineurs de 15 ans et un majeur de 35 ans, sont ensuite interpellés pour leur participation "à cet attroupement armé, aux violences envers des personnes dépositaires de l'autorité publique et aux faits de dégradation de biens publics". Une deuxième enquête est ouverte. Elle est également confiée à la police judiciaire de
Torcy, mais aussi au service interdépartemental de police judiciaire de
Seine-et-Marne.Ces quatre gardes à vue ont été levées, a annoncé le procureur de
Meaux mardi soir, car "le temps nécessaire à l'exploitation des nombreux enregistrements vidéos n'est pas compatible avec la durée maximale des gardes de vue", qui est de 48 heures. L'enquête préliminaire se poursuit afin d'identifier "le plus grand nombre de participants aux violences envers les membres des forces de sécurité intérieure et aux dégradations, destructions et détériorations de biens publics".Une interpellation violente filmée et diffusée sur les réseaux sociauxSur la première vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, authentifiée par les Révélateurs de
France Télévisions, deux policiers avancent rapidement près de la place Gaston-Deferre, à pied et armés. Des propos sont criés de part et d'autre, mais pas totalement audibles. Les propos d'un fonctionnaire de police, filmé depuis une fenêtre, le sont néanmoins : "Allez ! Allez ! Vous voulez jouer, on va vous enculer, vous allez voir !" Puis il ajoute : "Je m'en fous, vous êtes tous liés, tous." Avant d'interpeller un jeune hors du champ de la vidéo : "Eh toi ! Toi !"Les policiers se dirigent ensuite vers un bâtiment en hurlant. Ils avancent ensuite sur le trottoir, où se trouvent deux jeunes hommes qui décident de traverser la rue. Le premier s'échappe, mais le second se fait frapper au milieu de la chaussée par l'un des policiers. Puis l'homme tente de s'enfuir, zigzague au milieu de la route, avant d'être mis en joue par un autre fonctionnaire et plaqué au sol par celui qui venait de le frapper. Le policier se met sur le dos de l'interpellé et peu après, une grenade lacrymogène se déclenche, sans que l'on sache précisément pourquoi. Le fonctionnaire frappe ensuite l'homme déjà à terre, tandis que son collègue tourne autour. Puis le jeune homme est emmené un peu plus loin, traîné au sol.Ces images de violences policières à
Noisiel sont insoutenables.Le gouvernement Macron, qui refuse de parler de violences policières et protège le meurtrier de Nahel va certainement encore couvrir cette bavure. Les médias trouveront des excuses aux policiers et la justice ne… pic.twitter.com/H0M5neVyzX—
Louis Boyard (@LouisBoyard) March 17, 2026 Après la diffusion de ces images, deux autres vidéos, également authentifiées par les Révélateurs de
France Télévisions, ont été mises en ligne sur les réseaux sociaux. L'une d'elle est filmée depuis une voiture, qui passe devant l'homme interpellé au sol, alors que la grenade lacrymogène se déclenche.Ce mec sur la vidéo, il est même pas problématique, il a la trentaine, les gens de
Noisiel le connaissent et savent qu’il est pas dans les histoires comme çaIl etait au telephone et sortait du snack ni + ni -, c’est gratuit à 100% pic.twitter.com/yZlAmusQzc— Balti 🦦 (@balti_offi) March 17, 2026 Sur l'autre vidéo, on voit le policier traîner au sol la personne interpellée. Il est encadré par deux autres fonctionnaires et reste un moment assis au-dessus d'elle, avant de s'écarter. Le jeune homme est ensuite amenée derrière un mur, hors du champ de la vidéo, qui s'arrête à ce moment-là.Une enquête confiée à la police des polices, la garde à vue de l'homme blessé levéeLe procureur a reconnu que cette interpellation, "filmée par des témoins", a été "réalisée dans des conditions de nature à interroger sur sa légitimité".
Jean-Baptiste Bladier a également annoncé qu'une troisième enquête était ouverte pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique" et confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Les investigations de la police des polices ont commencé.Sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes, dont une se présentant sur X comme la sœur de l'homme interpellé, affirment qu'il se rendait au fast-food au moment de son arrestation. Une information que franceinfo n'a pas, pour l'heure, pu confirmer."L'état de l'homme interpellé a été jugé compatible avec une garde à vue par un médecin", a souligné auprès de franceinfo le magistrat, mardi dans la matinée. Puis, en début d'après-midi, face aux réactions sur les réseaux sociaux, le procureur a déclaré que cet homme "sera à nouveau examiné par un médecin légiste au cours de la journée afin que soit rédigé un certificat médical descriptif de ses éventuelles blessures". Dans la soirée,
Jean-Baptiste Bladier a précisé que cet examen médical conclut à une incapacité totale de travail de cinq jours.Des vérifications plus larges ont permis d'établir qu'aucune personne blessée n'a été transportée vers un hôpital, selon le procureur, qui a affirmé : "Les allégations diffusées sur les réseaux sociaux aux termes desquelles une personne se trouverait dans le coma et une autre aurait perdu l'usage d'un œil à la suite de ces faits sont donc parfaitement inexactes." Municipales 2026 : Christian Estrosi fait ses adieux à la vie politique niçoise François Bayrou battu à Pau : "C'est une soirée difficile" Découvrez les scores des candidats du second tour des élections municipales 2026 pour 16 communes de France “Vous êtes un marchepied pour l’extrême droite”, lance Clémence Guetté (LFI) à Laurent Wauquiez (LR) A Lyon, Jean-Michel Aulas dénonce "des irrégularités" et "dépose un recours" Municipales 2026 : le député socialiste Jérôme Guedj fustige les "accords locaux" avec LFI Benoît Payan, élu à Marseille : "C'est le rassemblement qui l'a emporté" Manuel Bompard : "La nouvelle France peut balayer la macronie et peut battre l'extrême droite" Emmanuel Grégoire rejoint l'Hôtel de Ville de
Paris à Vélib' Montpellier, Angers, Quimper... Voici de nouveaux résultats du second tour des élections municipales Rachida Dati : "J'ai des attaques indignes, en dessous de la ceinture" Edouard Philippe, réélu au Havre : "Il y a des raisons d'espérer" Sarah Knafo (Reconquête) déplore un "drame pour
Paris” après la victoire d’Emmanuel Grégoire Rennes, Biarritz, Nîmes... La suite des résultats du second tour des élections #Municipales2026 Les surprises du second tour des élections municipales "Le milieu agricole est extrêmement difficile" Ana Girardot Israël frappe un pont au Liban, le président dit craindre une “invasion terrestre“ Le "bouton de fièvre" est très répandu : environ 64 % des adultes seraient porteurs de l’herpès labial, affirme Julien Ménielle Comment se déploie le parapluie de défense d'Israël ? Plus de 100.000 fans réunis à Séoul pour le retour sur scène de BTS Réparation automobile : l'essor alarmant des garages clandestins Missiles iraniens sur Israël : Benyamin Nétanyahou reconnaît "une soirée très difficile" Esports Nation Cup : la coupe du monde des jeux vidéo Flambée des prix : les carburants attisent la convoitise des voleurs Un télescope révolutionnaire et des millions de découvertes à venir Arnaque sur internet : quand la promesse est trop belle