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TUE · 2026-03-17 · 20:22 GMTBRIEF NSR-2026-0317-29902
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NSR-2026-0317-29902News Report·FR·Legal & Judicial

Ce que l'on sait de l'interpellation violente d'un homme à Noisiel, pour laquelle l'IGPN est saisie

Le procureur de Meaux a annoncé l'ouverture de trois enquêtes suite à une arrestation violente à Noisiel, Seine-et-Marne, le lundi 17 mars 2026. L'arrestation fait suite à des violences urbaines contre la police municipale.

franceinfoFrance InfoFiled 2026-03-17 · 20:22 GMTLean · CenterRead · 7 min
Ce que l'on sait de l'interpellation violente d'un homme à Noisiel, pour laquelle l'IGPN est saisie
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Le procureur de Meaux a annoncé l'ouverture de trois enquêtes suite à une arrestation violente à Noisiel, Seine-et-Marne, le lundi 17 mars 2026. L'arrestation fait suite à des violences urbaines contre la police municipale. Une vidéo de l'interpellation, montrant un homme frappé par un policier, a suscité de vives réactions et des accusations de "violences policières". Deux enquêtes concernent les interpellations de trois hommes liées au narcotrafic, dont deux pour violation d'interdiction administrative et un pour provocation à la rébellion. L'IGPN a été saisie pour enquêter sur les circonstances de l'interpellation violente. L'état de santé de l'homme interpellé a été jugé compatible avec une garde à vue.

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Louis Boyard and Thomas Portes (LFI deputies) speak of 'police violence'.

quoteLouis Boyard and Thomas Portes
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Two men were arrested for violating administrative bans related to drug trafficking laws.

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A doctor deemed the arrested man's health 'compatible' with police custody.

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Three investigations are open, including one by the IGPN.

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An arrest in Noisiel is under investigation after a video showed a man being struck by a police officer.

factualFranceinfo
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Le procureur de Meaux affirme que cette arrestation, lundi soir, fait suite à des violences urbaines contre les locaux de la police municipale de cette ville de Seine-et-Marne. Publié le 17/03/2026 18:28 Mis à jour le 17/03/2026 21:22 Un commissariat du 12e arrondissement de Paris qui abrite également une antenne de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), le 27 novembre 2020. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP) Une vidéo qui fait beaucoup réagir. Des images d'une interpellation menée à Noisiel (Seine-et-Marne), au cours de laquelle un homme est frappé par un policier, suscitent de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux, mardi 17 mars. La vidéo a notamment été relayée par plusieurs députés de La France insoumise (LFI), dont Louis Boyard et Thomas Portes, qui parlent de "violences policières".Trois enquêtes sont ouvertes : deux concernant les interpellations menées lundi soir et une troisième confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), a annoncé, mardi matin dans un communiqué, le procureur de la République de Meaux. Selon lui, un médecin a jugé l'état de santé de l'homme interpellé "compatible" avec une garde à vue, en réaction à des rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux. Franceinfo revient sur le déroulement des faits et ce que l'on sait de cette affaire.De premières interpellations en lien avec le narcotraficPour les policiers qui interviennent dans le secteur de Noisiel, la soirée de lundi commence par l'arrestation, vers 21h20, de trois hommes âgés de 18 à 23 ans sur la place de l'Horloge. Deux d'entre eux sont interpellés "sur un point de deal", selon une source policière à France Télévisions. Dans le même temps, un troisième jeune homme tente de s'interposer, incitant les personnes à proximité "à se rebeller et s'en prendre aux policiers", d'après la même source. Le procureur de Meaux a confirmé que les deux premiers ont été arrêtés car ils faisaient l'objet d'une interdiction administrative de paraître dans le cadre de la loi narcotrafic, et le troisième "en raison de faits de provocation à la rébellion". En lien avec ces trois interpellations, le procureur, Jean-Baptiste Bladier, a annoncé l'ouverture d'une enquête, confiée à la police judiciaire de Torcy.Les deux premières personnes interpellées ont été déférées au parquet de Meaux "afin de faire l'objet de comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité pour violation d’interdictions administratives de paraître", a annoncé le procureur, mardi soir. Ils ont été présentés à un juge. L'un de ces hommes est sans antécédent judiciaire, l'autre a été condamné à cinq reprises. Le troisième homme interpellé sera déféré mercredi au parquet, en vue d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité pour outrage et rébellion. Une quatrième personne sera jugée mercredi en comparution immédiate pour "provocation suivie d'effet à un attroupement armé". Quatre autres arrestations après des tirs de mortiers et de projectilesPrès de deux heures après ces trois interpellations, vers 23h10, une trentaine de personnes s'est regroupée devant les locaux de la police municipale de Noisiel, place Gaston-Deferre, poursuit le procureur. Des mortiers d'artifice sont tirés en direction des policiers municipaux, sans faire de blessé, précise Jean-Baptiste Bladier. Le magistrat ajoute que plusieurs personnes ont tenté, sans y parvenir, "de pénétrer violemment dans les locaux de la police municipale après en avoir dégradé le portail", "afin, vraisemblablement, d'y mettre le feu".Des effectifs de la police nationale sont alors appelés en renfort. Sur place, ils sont ciblés à leur tour par des tirs de projectiles, tandis qu'une voiture de police est dégradée, selon le procureur. Des poubelles sont aussi incendiées, ajoutent des sources policières, qui précisent que des tirs de riposte sont effectués avec des lance-grenades et des lanceurs de balles de défense (LBD).Quatre hommes, trois mineurs de 15 ans et un majeur de 35 ans, sont ensuite interpellés pour leur participation "à cet attroupement armé, aux violences envers des personnes dépositaires de l'autorité publique et aux faits de dégradation de biens publics". Une deuxième enquête est ouverte. Elle est également confiée à la police judiciaire de Torcy, mais aussi au service interdépartemental de police judiciaire de Seine-et-Marne.Ces quatre gardes à vue ont été levées, a annoncé le procureur de Meaux mardi soir, car "le temps nécessaire à l'exploitation des nombreux enregistrements vidéos n'est pas compatible avec la durée maximale des gardes de vue", qui est de 48 heures. L'enquête préliminaire se poursuit afin d'identifier "le plus grand nombre de participants aux violences envers les membres des forces de sécurité intérieure et aux dégradations, destructions et détériorations de biens publics".Une interpellation violente filmée et diffusée sur les réseaux sociauxSur la première vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, authentifiée par les Révélateurs de France Télévisions, deux policiers avancent rapidement près de la place Gaston-Deferre, à pied et armés. Des propos sont criés de part et d'autre, mais pas totalement audibles. Les propos d'un fonctionnaire de police, filmé depuis une fenêtre, le sont néanmoins : "Allez ! Allez ! Vous voulez jouer, on va vous enculer, vous allez voir !" Puis il ajoute : "Je m'en fous, vous êtes tous liés, tous." Avant d'interpeller un jeune hors du champ de la vidéo : "Eh toi ! Toi !"Les policiers se dirigent ensuite vers un bâtiment en hurlant. Ils avancent ensuite sur le trottoir, où se trouvent deux jeunes hommes qui décident de traverser la rue. Le premier s'échappe, mais le second se fait frapper au milieu de la chaussée par l'un des policiers. Puis l'homme tente de s'enfuir, zigzague au milieu de la route, avant d'être mis en joue par un autre fonctionnaire et plaqué au sol par celui qui venait de le frapper. Le policier se met sur le dos de l'interpellé et peu après, une grenade lacrymogène se déclenche, sans que l'on sache précisément pourquoi. Le fonctionnaire frappe ensuite l'homme déjà à terre, tandis que son collègue tourne autour. Puis le jeune homme est emmené un peu plus loin, traîné au sol.Ces images de violences policières à Noisiel sont insoutenables.Le gouvernement Macron, qui refuse de parler de violences policières et protège le meurtrier de Nahel va certainement encore couvrir cette bavure. Les médias trouveront des excuses aux policiers et la justice ne… pic.twitter.com/H0M5neVyzX— Louis Boyard (@LouisBoyard) March 17, 2026 Après la diffusion de ces images, deux autres vidéos, également authentifiées par les Révélateurs de France Télévisions, ont été mises en ligne sur les réseaux sociaux. L'une d'elle est filmée depuis une voiture, qui passe devant l'homme interpellé au sol, alors que la grenade lacrymogène se déclenche.Ce mec sur la vidéo, il est même pas problématique, il a la trentaine, les gens de Noisiel le connaissent et savent qu’il est pas dans les histoires comme çaIl etait au telephone et sortait du snack ni + ni -, c’est gratuit à 100% pic.twitter.com/yZlAmusQzc— Balti 🦦 (@balti_offi) March 17, 2026 Sur l'autre vidéo, on voit le policier traîner au sol la personne interpellée. Il est encadré par deux autres fonctionnaires et reste un moment assis au-dessus d'elle, avant de s'écarter. Le jeune homme est ensuite amenée derrière un mur, hors du champ de la vidéo, qui s'arrête à ce moment-là.Une enquête confiée à la police des polices, la garde à vue de l'homme blessé levéeLe procureur a reconnu que cette interpellation, "filmée par des témoins", a été "réalisée dans des conditions de nature à interroger sur sa légitimité". Jean-Baptiste Bladier a également annoncé qu'une troisième enquête était ouverte pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique" et confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Les investigations de la police des polices ont commencé.Sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes, dont une se présentant sur X comme la sœur de l'homme interpellé, affirment qu'il se rendait au fast-food au moment de son arrestation. Une information que franceinfo n'a pas, pour l'heure, pu confirmer."L'état de l'homme interpellé a été jugé compatible avec une garde à vue par un médecin", a souligné auprès de franceinfo le magistrat, mardi dans la matinée. Puis, en début d'après-midi, face aux réactions sur les réseaux sociaux, le procureur a déclaré que cet homme "sera à nouveau examiné par un médecin légiste au cours de la journée afin que soit rédigé un certificat médical descriptif de ses éventuelles blessures". Dans la soirée, Jean-Baptiste Bladier a précisé que cet examen médical conclut à une incapacité totale de travail de cinq jours.Des vérifications plus larges ont permis d'établir qu'aucune personne blessée n'a été transportée vers un hôpital, selon le procureur, qui a affirmé : "Les allégations diffusées sur les réseaux sociaux aux termes desquelles une personne se trouverait dans le coma et une autre aurait perdu l'usage d'un œil à la suite de ces faits sont donc parfaitement inexactes." 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