BFM-EconomiePublié aujourd'hui à 06h33 Lire dans l'appLes États-Unis ont menacé de s'en prendre aux centrales électriques iraniennes si le pays ne rouvrait pas d'ici lundi 23 mars au soir le stratégique détroit d'Ormuz. Malgré ses importantes ressources pétrolières et gazières,
Téhéran connaît régulièrement des pénuries d'énergie, en raison de la vétusté de ses infrastructures et des sanctions internationales.Plus de trois semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, des infrastructures clés de l'
Iran sont visées par la coalition israélo-américaine, qu'il s'agisse de sites gaziers, pétroliers ou nucléaires, comme le site d'enrichissement de l'uranium de
Natanz. Mais désormais, le conflit pourrait aussi se propager aux centrales électriques,
Washington ayant menacé de s'en prendre à celles qui se trouvent en
Iran si le pays ne rouvrait pas d'ici lundi 23 mars au soir le stratégique détroit d'Ormuz, crucial pour l'approvisionnement mondial en pétrole.L'
Iran compte plus de 90 centrales électriques, dont certaines se trouvent sur le rivage du Golfe, au coeur des hostilités qui ont débuté le 28 février. Environ 38% de l'électricité est produite par des centrales à cycle combiné (utilisant turbines à gaz et à vapeur), suivies des centrales à gaz (26%). Les énergies renouvelables représentent 13% des sources d'électricité, d'après l'agence
Irna, qui citait des responsables en décembre 2024.L'énergie nucléaire ne compte que pour 1% des sources d'approvisionnement: l'
Iran dispose d'une seule centrale opérationnelle à
Bouchehr, construite par la Russie, d'une capacité de production de 1.000 mégawatts. En septembre 2025,
Téhéran et Moscou ont en outre signé un contrat valorisé à 25 milliards de dollars pour la construction de quatre autres centrales nucléaires dans le sud de l'
Iran, avec pour chacune une capacité d'environ 1.255 MW, selon
Irna. Si les Occidentaux suspectent l'
Iran de vouloir se doter de la bombe atomique, la République islamique met en avant son droit au nucléaire civil.Électricité rationnéeDimanche,
Téhéran a également menacé de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, en réponse à un ultimatum du président américain
Donald Trump le sommant de rouvrir le détroit d'Ormuz, après trois semaines d'une guerre sans relâche.Lundi matin, le président américain a expliqué, sur son réseau social Truth social, avoir eu, depuis, " des discussions très fructueuses et constructives" avec l'
Iran "en vue d'un règlement complet et définitif de nos hostilités au Moyen-Orient"."Compte tenu de la teneur et du ton de ces échanges (...) j'ai donné instruction au Département de la Guerre de reporter toute frappe militaire contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes pour une période de cinq jours, sous réserve du succès des réunions et discussions en cours", a indiqué
Donald Trump.L'
Iran a réagi quelques minutes plus tard, indiquant n'avoir eu "aucun contact direct avec
Donald Trump, ni par l'intermédiaire d'intermédiaires".Le monde qui bouge - L'Interview : Détroit d'Ormuz, l'
Iran menace de tout fermer - 23/036:52Pays aride, l'
Iran est régulièrement confronté à des épisodes de sécheresse et les étés y sont souvent chauds, augmentant mécaniquement la consommation d'électricité pour alimenter les climatisations. Malgré ses importantes ressources pétrolières et gazières, le pays connaît des pénuries d'énergie, en raison de la vétusté de ses infrastructures et des sanctions internationales. L'
Iran est donc parfois contraint de rationner l'électricité, faute de gaz suffisant pour alimenter ses centrales.La centrale iranienne la plus importante est située à Damavand, en périphérie de la province de
Téhéran, qu'elle alimente en partie. Elle couvre environ 193 hectares et produit près de 2.900 mégawatts d'électricité, selon le groupe iranien Mapna, une entreprise impliquée dans le développement et la construction d'infrastructures énergétiques.La deuxième centrale la plus grande est celle de Shahid Salimi à Neka, dans la province septentrionale de Mazandaran. Elle a une capacité de production de 2.214 mégawatts. Enfin, la troisième, Shahid Rajaï, est située dans la province septentrionale de Qazvin, avec une capacité de production totale de 2.042 mégawatts."De fausses informations": l'
Iran dément toute discussion avec les États-Unis, pourtant annoncées par Donald TrumpDIRECT. Guerre au Moyen-Orient:
Donald Trump affirme que les capacités militaires de l'
Iran ont été détruites "à hauteur de 90%"Guerre en
Iran:
Donald Trump fait miroiter une fin du conflit et un "changement de régime" mais menace de "continuer à bombarder allègrement" en cas d'échec des négociations