Le programme nucléaire israélien, dont le versant militaire n'a jamais été assumé publiquement, est pourtant connu des habitants de
Dimona. Un panneau dans le désert du Neguev indique la direction de
Dimona, où se trouve un discret site nucléaire israélien, le 22 avril 2021. (AHMAD GHARABLI / AFP) Un cap supplémentaire a-t-il été franchi au Moyen-Orient au cours du week-end ? Après plus de trois semaines de guerre, des installations nucléaires ont été visées. D'abord par les États-Unis et Israël qui ont bombardé le site de
Natanz, au sud de Téhéran, en
Iran, samedi 21 mars. Puis la réponse iranienne a notamment touché
Dimona, à une quinzaine de kilomètres du discret réacteur nucléaire israélien dans le désert du Neguev, dans le sud-est du pays, samedi dans la soirée. Reportage près du site israélien ciblé.
Dimona est un des secrets les moins bien gardés en Israël. "Je ne sais pas ce qu'il y a, à
Dimona", assure pourtant Vanessa, propriétaire d'un appartement en partie soufflé par l'impact du missile balistique tombé samedi sur le centre-ville, à moins de 20 kilomètres du réacteur. Car il s'agit de quelque chose qu'on ne peut pas dire en Israël : "Je me demande la même chose, reprend-elle, je me demande s'il n'y a pas vraiment quelque chose qui fait que
Dimona a été touchée, mais je n'en suis pas sûre à 100%."À
Dimona, personne ne parle officiellement du réacteur nucléaire, mais tout le monde connaît l'emplacement de ce que l'État hébreu appelle le "centre de recherche
Shimon Peres". "Il y a sûrement un point stratégique qu'ils veulent toucher, c'est sûr", affirme Vanessa. Dans un contexte déjà inquiétant, la question du nucléaire "est dans notre tête tous les jours, 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Encore plus quand on a des enfants. On le sait, on le voit, on le sent."L'omerta et l'inquiétude sont les mêmes dans la classe politique israélienne. Le programme nucléaire, qui n'est de toute façon pas soumis aux inspections internationales, n'a jamais assumé publiquement son versant militaire. Il n'y a qu'un dirigeant de l'opposition, rencontré dimanche près des impacts de missiles, qui a évoqué l'existence du réacteur et appelé à des pourparlers. Il s'agit de
Yaïr Golan, qui est à la tête des démocrates, le principal parti de gauche : "Il n'y a aucun doute. Je pense que la principale cible est le réacteur nucléaire à côté de
Dimona. Nous devons comprendre les limites d'une campagne de bombardement. De mon point de vue, la prochaine étape devrait être des négociations conduites par les États-Unis.""Vous ne pouvez pas atteindre une victoire décisive uniquement avec des bombardements."
Yaïr Golan, leader des démocratesà franceinfoPour lui, "c'est le moment de poursuivre les négociations pour mettre fin à la guerre et pour stabiliser la situation au Moyen-Orient". À quelques dizaines de mètres de là, le Premier ministre est venu lui aussi constater l'ampleur des destructions. Benyamin Nétanyahou n'a évidemment pas parlé d'improbables négociations et il a promis de viser personnellement chaque dirigeant iranien. Quatre disparus dans l'Aveyron : un ex-policier activement recherché L'émotion de Jean Dujardin aux obsèques de Bruno Salomone Armement : quelle participation de la France dans la guerre ? En Guyane, la première femme élue maire du village d’Awala-Yalimapo Procès hors norme contre la DZ Mafia : le double meurtre de 2019 jugé à Aix-en-Provence Charles-de-Gaulle : le porte-avions localisé par une application Céline Dion fera son retour sur scène à Paris à l'automne 2026 La chaleur accumulée par la Terre atteint un record "En 2027, il n'y a pas d’alliance, il n'y a pas de négociation de liste", lance Manuel Bompard (LFI) au lendemain des municipales Collision mortelle à l'aéroport New York LaGuardia "Gauche plurielle", 21 avril 2002...Lionel Jospin, une figure emblématique du PS Lionel Jospin, ancien Premier ministre, est mort à 88 ans Élections municipales : quel bilan pour les partis politiques ? Municipales 2026 : Christian Estrosi fait ses adieux à la vie politique niçoise François Bayrou battu à Pau : "C'est une soirée difficile" Découvrez les scores des candidats du second tour des élections municipales 2026 pour 16 communes de France “Vous êtes un marchepied pour l’extrême droite”, lance Clémence Guetté (LFI) à Laurent Wauquiez (LR) A Lyon, Jean-Michel Aulas dénonce "des irrégularités" et "dépose un recours" Municipales 2026 : le député socialiste Jérôme Guedj fustige les "accords locaux" avec LFI