Le 23 mars 2026 à 17h55 En
France, le gaz destiné au stockage est conservé dans onze sites souterrains, répartis sur le territoire et gérés par trois opérateurs nationaux. GAIZKA IROZ / AFP Sur fond de conflit entre l’
Iran, les États-Unis et Israël, l’Union européenne recommande à ses États membres de réduire le niveau de leurs stocks en vue de l’hiver prochain, afin de limiter la pression sur les prix de l’énergie. Passer la publicité Face à la flambée des prix du gaz, l’Union européenne est contrainte de réagir. Dans un courrier consulté par le
Financial Times samedi, le commissaire européen à l’énergie
Dan Jørgensen a exhorté les États membres à abaisser leur cible de remplissage des stockages de gaz à 80%, contre 90% jusqu’alors. Une mesure à mettre en œuvre, selon ses termes, «dès que possible au cours de la saison de remplissage afin d’apporter certitude et assurance aux acteurs du marché». La logique est simple : en réduisant le seuil de remplissage, l’UE cherche à diminuer le volume total que les pays européens devront acquérir simultanément sur les marchés, évitant ainsi une ruée susceptible d’alimenter davantage la hausse des prix. Car c’est bien la guerre au Moyen-Orient qui est à l’origine de cette tension. Le quasi-blocage du détroit d’Ormuz, où transitent 25% des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL), conjugué aux frappes de Téhéran sur les infrastructures énergétiques du
Qatar, important fournisseur de GNL du Vieux continent, a brutalement fragilisé les chaînes d’approvisionnement européennes. Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 75% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. Déjà abonné ? Connectez-vous Guerre au Moyen-Orient : où et comment le gaz est-il stocké en
France ? S'ABONNER Envolée des prix du gaz européen : quelles conséquences pour la facture des Français ? DÉCRYPTAGE - Des frappes contre le plus important site de gaz naturel liquéfié du monde, au
Qatar, ont causé une onde de choc jeudi sur le marché du gaz, nourrissant les craintes que les perturbations ne s’éternisent et finissent par plomber les factures des ménages. La
RATP condamnée pour avoir exposé un salarié à un gaz mortel sans protections En septembre 2023, un technicien de maintenance avait été pris de vomissements et de maux de tête après avoir inhalé une bouffée d’air contaminée pendant une intervention dans les sous-sols de la Gare de Lyon. Aucun masque filtrant ne lui avait été fourni par la
RATP. Guerre au Moyen-Orient : «Il y a de fortes chances que les cours du pétrole s’envolent davantage» ENTRETIEN - Au-delà de la hausse des prix, Antoine Halff, cofondateur de Kayrros, craint que la situation devienne critique, avec des approvisionnements insuffisants. Rationnement, hausse des carburants, restrictions d’importations… La guerre en
Iran frappe de plein fouet l’Asie DÉCRYPTAGE - Très dépendants des importations de pétrole et de gaz venues du Golfe, le Japon et la Corée du Sud sont particulièrement fragilisés tandis que la Chine s’appuie sur ses importantes réserves. Chimie, verrerie, transports : les secteurs les plus touchés par la flambée du pétrole et du gaz DÉCRYPTAGE - Les plus gros consommateurs voient leurs coûts s’envoler. Certains industriels redoutent désormais les risques de pénurie. Guerre en
Iran : avec un baril à 100 dollars, le monde redoute un nouveau choc pétrolier ANALYSE - Le blocage du détroit d’Ormuz fait souffler un vent de panique sur le marché de l’énergie. Le prix du baril de brut s’est envolé jusqu’à 120 dollars lundi, avant de refluer lorsque les pays du G7 se sont dits prêts à puiser dans leurs réserves stratégiques. « Il y a de l’attentisme mais pas de panique » : comment les dirigeants d’entreprises affrontent l’embrasement du Moyen-Orient ENQUÊTE - Depuis une semaine, les dirigeants des fleurons français regardent avec attention l’évolution du conflit au Moyen-Orient et ses répercussions possibles sur leur activité. Guerre en
Iran : l’Europe exposée par sa dépendance persistante aux importations de gaz DÉCRYPTAGE - Si le conflit au Moyen-Orient se prolonge, les approvisionnements pourraient devenir coûteux. Alors que les stocks européens sont très bas et que les prix sont déjà en nette hausse. Bertille Bayart : « Avec la guerre en
Iran, une crise énergétique qui cascade à grande vitesse » CHRONIQUE - Le système énergétique du Moyen-Orient, dont l’
Iran cible les infrastructures, se congestionne rapidement. Les conséquences en cascade annoncent une crise grave si la guerre dure. La guerre au Moyen-Orient fait bondir les prix du pétrole et du gaz Un cinquième du pétrole et du GNL passe par le détroit d’Ormuz, bloqué par l’
Iran, qui attaque en même temps les infrastructures de ses voisins.