En retardant son ultimatum à Téhéran tout en affirmant négocier,
Donald Trump a "repris l'initiative", explique mardi sur
Franceinfo Cyrille Bret, chercheur associé à l'institut Jacques Delors. Publié le 24/03/2026 09:46 Mis à jour le 24/03/2026 10:54 Le président américain,
Donald Trump, le 16 mars 2026. (ANNABELLE GORDON / AFP) Alors que le président américain a opéré une volte-face la veille en repoussant de cinq jours l'ultimatum qu'il avait fixé à l'
Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz,
Donald Trump assure, par ailleurs, que des négociations sont en cours. "
Donald Trump est gagnant dans tous les cas", analyse, mardi 24 mars, sur
Franceinfo Cyrille Bret, chercheur associé à l'institut Jacques Delors et enseignant à Sciences-Po. Le président américain assure, par ailleurs, que des négociations sont en cours. "Soit l'
Iran refuse complètement les négociations, poursuit Cyril Bret. Dans ce cas-là, ça donne à
Donald Trump un prétexte supplémentaire pour frapper encore plus fort. Soit l'
Iran accepte officiellement. Dans ce cas-là, c'est quasiment une victoire aux yeux du monde. C'est-à-dire qu'il a amené à la table des négociations le régime le plus intransigeant et en plus un régime à genoux sur plusieurs plans. Soit enfin les négociations s'engagent, mais sans le dire. Dans ce cas-là,
Donald Trump a toujours la possibilité de sortir, de briser la loi du secret, et dire qu'il est le faiseur de négociations de paix."Quelques jours plus tôt, le président américain affirmait pourtant qu'il était prêt à "frapper" et "anéantir" les centrales électriques iraniennes. Ce retournement est "une technique très courante chez
Donald Trump", souligne Cyril Bret. "Qu'il s'agisse des affaires douanières avec nous ou du
Venezuela,
Donald Trump lance des ultimatums, étend les dates limites d'expiration de l'ultimatum, lance des négociations en même temps qu'il conduit des opérations militaires, manie le chaud, le froid, la carotte, le bâton". Ainsi, selon le chercheur, si
Donald Trump est en position de faiblesse "sur ses buts stratégiques", "il a repris l'initiative avec sa manœuvre tactique de la semaine"."
Donald Trump cherche une issue, c'est sûr, puisqu'il n'a eu ni le changement de régime, ni le démantèlement complet du programme nucléaire, ni une garantie de sécurité pour les monarchies du Golfe et pour Israël. Mais il arrive à un point où il doit faire atterrir son avion."
Cyrille Bret, chercheur associé à l'institut Jacques Delorssur franceinfoDonald Trump a également assuré que des négociations sont en cours avec un mystérieux interlocuteur iranien. Mais Cyril Bret souligne que le régime iranien "vient d'être complètement désorganisé puisque plusieurs très hauts responsables ont été tués par les frappes." "Donc, dit-il, le système iranien est en train de se recomposer. Il ne peut pas y avoir de négociateur en chef centralisé, incontesté à l'intérieur du système iranien. Pour
Donald Trump, ce sera la première question : avec qui discuter, c'est-à-dire avec qui conclure un accord qui pourrait être suivi d'effets dans tout l'appareil militaire, politique, religieux iranien. Et là, pour le moment, ce n'est pas possible."Le chercheur assure que ce n'est jamais le guide suprême qui négocie. "On envoie, dit-il, évidemment un responsable de moins haut niveau, un responsable plus politique, et qui peut servir de fusible. Donc le problème pour l'administration Trump va être de trouver un interlocuteur crédible qui a suffisamment d'autorité à l'intérieur et qui a suffisamment de visibilité et d'acceptabilité à l'extérieur pour pouvoir lui donner ce qu'il cherche, c'est-à-dire un déblocage du détroit d'Ormuz." Pâtes, chocolat, céréales... Alerte sur une surexposition au cadmium Fusillade près d'une école : un homme abattu à Montélimar Guerre au Moyen-Orient :
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