Le 24 mars 2026 à 18h36
Bally Bagayoko du parti La France insoumise (France Unbowed – LFI) est le nouveau maire de
Saint-Denis Benoit Tessier / REUTERS Une élue PS de
Saint-Denis,
Oriane Filhol, a démissionné en dénonçant des liens présumés entre le maire LFI
Bally Bagayoko et
Mouloud Bezzouh, le commanditaire de son agression, récemment condamné. Passer la publicité Passer la publicité Une élue PS a annoncé sa démission du conseil municipal de
Saint-Denis en dénonçant des liens entre le nouveau maire LFI et le commanditaire de son agression, condamné mardi en appel pour ces violences et que l'édile affirme ne pas connaître «personnellement». Au bord des larmes à la sortie de la salle d'audience,
Oriane Filhol, 34 ans, a indiqué qu'elle ne se sentait «pas en sécurité dans ce conseil municipal, sachant justement les relations entre le nouveau maire et le commanditaire de mon agression». Le 16 mars, au lendemain de l'élection perdue par la liste socialiste,
Oriane Filhol avait, depuis son bureau qu'elle était en train de vider, pris en photo le nouveau maire
Bally Bagayoko et le commanditaire de son agression
Mouloud Bezzouh ayant, selon elle, «une discussion qui a duré de nombreuses minutes et qui s'est terminée par une poignée de main très chaleureuse». Passer la publicité «Une élue qui a toujours été digne» Sur les images consultées par l'AFP, on peut voir les deux hommes discuter seuls sur le parvis de l'hôtel de ville. Le nouveau maire LFI a réagi à cette annonce de démission en disant «apporte(r) tout (s)on soutien» à
Oriane Filhol, pour qui il témoigne avoir «un profond respect», mais s'est déclaré «consterné par cette faute politique grave». «Pour la grandeur de ce qu'elle est, c'est-à-dire une élue qui a toujours été digne»,
Bally Bagayoko juge «extrêmement grave» et «totalement irresponsable», le fait «qu'elle démissionne au regard des supposées accointances que j'aurais avec l'auteur des faits». Dans un entretien téléphonique avec l'AFP, le maire de la deuxième ville d'Île-de-France après
Paris a affirmé qu'il ne «connai(ssait) pas personnellement ce M. Bezzouh», n'ayant avec lui qu'un lien «purement de relations publiques». Trois habitants condamnés début 2024 pour ces violences La bataille électorale qui vient de s'achever à
Saint-Denis-Pierrefitte a été d'une rare âpreté, les entourages des deux candidats (PS et LFI) multipliant les polémiques et accusations.
Mouloud Bezzouh, 59 ans, a été reconnu mardi par la cour d'appel de
Paris coupable d'avoir envoyé trois jeunes en décembre 2023, contre la promesse de rémunération, passer à tabac la jeune femme, alors adjointe en charge des questions de solidarité et de droits des femmes. Il a été condamné à quatre ans de prison assortis d'un sursis probatoire de deux ans, une peine inférieure aux cinq années dont trois ferme infligée en première instance. Lors de l'audience en appel, l'entrepreneur avait nié les faits, se bornant à répéter à la barre qu'il n'avait «rien à voir dans cette histoire». Trois habitants de
Saint-Denis, âgés de 18 à 22 ans, condamnés début 2024 pour ces violences, avaient expliqué s'être vu promettre 2.500 euros chacun par un mystérieux commanditaire, pour frapper une personne qu'ils ne connaissaient pas.
Saint-Denis : une élue PS annonce sa démission, évoquant des liens présumés entre le maire et la personne responsable de son agression S'ABONNER Résultats municipales : la percée du Rassemblement national au second tour en carte CARTE – Nice, Orange, Carcassonne, Montargis, Montauban... Le RN et ses alliés ont remporté 37 localités ce dimanche. Découvrez l’ensemble des résultats des listes lepénistes dans toute la France.
Saint-Denis : un premier conseil municipal houleux après l’élection de l’insoumis
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