Le 25 mars 2026 à 12h47 La 82e division aéroportée et la 31e unité expéditionnaire pourraient tenter de s’emparer de cette île du Golfe persique par laquelle transite 90% du pétrole iranien, révèle le
New York Times. Passer la publicité Passer la publicité Le brouillard de la guerre s’épaissit au large de l’île iranienne de Kharg, dans le Golfe persique. Depuis une semaine,
Donald Trump maintient un flou volontaire autour d’une opération militaire pour contrôler ces trente kilomètres carrés par lesquels transitent 90% du trafic pétrolier iranien. Mi-mars, les capacités militaires concentrées sur l’île ont été bombardées par «l’un des raids aériens les plus puissants de l’histoire au Moyen-Orient» prélevés, selon le président américain. Mais ce dernier pourrait désormais vouloir aller plus loin. Il envisagerait de déployer la 82e division aéroportée de l’armée de terre - spécifiquement 3000 militaires prélevés sur sa «force de réaction rapide», une brigade capable d’intervenir partout dans le monde en 18 heures - pour conquérir ce territoire iranien, révèle le New-York Times . L’avantage de la 82e est sa capacité à pouvoir sauter de nuit, mais ils ne disposent d’aucuns équipements lourds, comme des blindés. Un autre scénario est privilégié d’après le quotidien américain. Cette fois, l’île de Kharg serait prise d’assaut par quelque 2500 «Marines» de la 31e unité expéditionnaire, convoyés par le navire amphibie
USS Tripoli dont l’arrivée est prévue vendredi. Ceux-ci - préparés au combat débarqué - s’empareraient de l’île, puis leurs sapeurs de combat répareraient les infrastructures aéroportuaires pour permettre l’acheminement de renforts et notamment de matériels lourds, envoyés par avions C-130. Mais les «Marines» manquent de l’endurance des forces de la 82e division aéroportée, qui pourraient être utilisées pour relever les forces des «Marines» après l’attaque initiale sur l’île, précise le
New York Times. Passer la publicité «Les actions de planification de l’armée sont prudentes», précise les responsables américains cités sous couvert d’anonymat par le quotidien américain. Ils ajoutent qu’aucun ordre n’a été donné par le Pentagone ni par le Commandement central américain, ce dernier ayant refusé de commenter. Des rumeurs de combats débarqués - et donc de conquêtes terrestres - circulent depuis deux semaines.
Donald Trump a pourtant publiquement refusé l’intervention de troupes au sol à plusieurs reprises. Mais les difficultés de circulation dans le détroit d’Ormuz - par lequel transite 20% du pétrole mondial et 25% du gaz naturel - pourraient le faire changer d’avis. Ces rumeurs sont accréditées par l’envoi de nouvelles unités pour renforcer «l’armada» américaine au large de l’
Iran, et notamment l’
USS Tripoli, un porte-hélicoptères conçu pour le débarquement de combat. Celui-ci, accompagné de son groupe amphibie, a appareillé d’Okinawa au Japon le 11 mars. Il sera rejoint par un second groupe formé autour de l’USS Boxer, qui a quitté San Diego le 18 mars. Guerre au Moyen-Orient : Washington envisagerait un assaut de troupes aéroportées et de Marines contre l’île iranienne de Kharg S'ABONNER Bruce Springsteen défend le droit du sol américain remis en cause par
Donald Trump Le rockeur a prêté sa chanson Born in the USA à l’Union américaine pour les libertés civiles qui conteste un décret signé par le président américain sur la question.
Donald Trump installe une statue de Christophe Colomb à proximité de la Maison Blanche Une réplique de la sculpture à la gloire de l’explorateur, renversée lors des manifestations de 2020 à Baltimore, a été inaugurée dimanche 22 mars à Washington. Gaza,
Iran, Ukraine, commerce :
Donald Trump ou l’art de l’ultimatum non tenu DÉCRYPTAGE - De l’Ukraine à Gaza, de l’
Iran aux droits de douane,
Donald Trump a multiplié les échéances martiales. Plusieurs ont ensuite été requalifiées, raccourcies, suspendues, vidées de leur portée ou tout simplement non suivies des effets annoncés. Bertille Bayart : «
Donald Trump et les “panicards” » CHRONIQUE - Les marchés font le pari d’un désengagement du président des États-Unis de la guerre en
Iran. Comme pour la guerre commerciale, alors que les deux crises n’ont rien à voir. « Tout le monde a été surpris » : quand
Donald Trump perd le contrôle du pétrole, sa ressource fétiche DÉCRYPTAGE - Le choc créé sur les marchés mondiaux du pétrole semble avoir pris par surprise l’Administration américaine, qui multiplie les mesures d’urgence pour enrayer la hausse des cours, alors que le détroit d’Ormuz est toujours fermé. L’éditorial de Philippe Gélie : « Guerre en
Iran, la diplomatie magique de
Donald Trump » Les derniers zigzags du président américain montrent qu’il n’aborde pas nécessairement la phase diplomatique du conflit en position de force, malgré les coups portés à l’
Iran depuis près d’un mois.
Donald Trump évoque des négociations et cherche une sortie à sa guerre en
Iran DÉCRYPTAGE - Le président américain, qui multiplie les déclarations contradictoires, assure que des contacts sont pris avec Téhéran, jouant la diplomatie sans renoncer à la force. Guerre en
Iran, droits de douane, cryptos... Les soupçons de délits d’initié s’accumulent autour de
Donald Trump Depuis son retour à la Maison Blanche, le président américain est régulièrement accusé de transformer ses annonces politiques en sources de profits pour un petit cercle d’initiés.
Donald Trump met la Corée du Sud sous pression, d’Ormuz à la DMZ RÉCIT - Washington appelle Séoul, son alliée, à patrouiller dans le détroit d’Ormuz, tout en redéployant des systèmes antimissiles de la péninsule vers le Moyen-Orient. Bruno Tertrais : «Mal préparée sur tous les plans, sans voies de sortie évidentes, la guerre d’
Iran de
Donald Trump est sans queue ni tête» ENTRETIEN - Après la décision de
Donald Trump de repousser à la fin de la semaine l’éventuelle destruction des infrastructures énergétiques iraniennes, le directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique estime que «les États-Unis sont beaucoup plus isolés qu’en 2003 contre l’Irak».