Cette voie maritime stratégique, quasiment fermée depuis le début des frappes américano-israéliennes fin février, est partiellement ouverte depuis dimanche par le régime iranien.
Téhéran exclut toutefois les bateaux liés aux Etats-Unis et Israël, mais autorise les cargos commerciaux de pays tiers. Un cargo transportant des voitures navigue à travers le golfe Persique en direction du détroit d'Ormuz, le 22 mars 2026. (AP / SIPA) Le détroit d'Ormuz, pratiquement fermé à la navigation depuis le début des frappes des Etats-Unis et Israël contre l'
Iran le 28 février, provoque une envolée des prix mondiaux du pétrole et du gaz. Du 1er au 21 mars, les transporteurs de marchandises n'ont effectué que 144 passages, selon la société d'analyse
Kpler, soit une baisse de 95% par rapport au rythme classique. Parmi ces passages, 91 sont le fait de pétroliers, dont plus de la moitié étaient chargés. En temps normal, un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux transite par cette voie maritime stratégique.Face aux contraintes pour le commerce mondial, l'
Iran a annoncé, mardi 24 mars, qu'il autorisait à nouveau le passage de certains navires, à condition qu'ils soient considérés comme "non hostiles". Dans un communiqué transmis à l'Organisation maritime internationale (OMI),
Téhéran précise que ces navires peuvent "bénéficier d'un passage sûr (…) en coordination avec les autorités compétentes". À l'inverse, "tout actif appartenant aux agresseurs", les Etats-Unis, Israël et leurs partenaires, est exclu. Dans les faits, ces "navires non hostiles" correspondent principalement à des bâtiments commerciaux de pays non impliqués dans les frappes, notamment asiatiques, transportant des hydrocarbures et acceptant de se conformer aux règles fixées par l'
Iran.Depuis lundi, trois bateaux ont ainsi traversé le détroit, selon
MarineTraffic, plateforme qui recense les déplacements des navires. Il s'agit de deux méthaniers battant pavillon indien, le Jag Vasant et le Pine Gas, qui transportaient chacun environ 45 000 tonnes de gaz de pétrole liquéfié (GPL) après avoir été chargés aux Emirats arabes unis et au Koweït, ainsi que du pétrolier Bright Gold, sous pavillon panaméen, qui a quitté le détroit avec environ 40 000 tonnes de méthane à destination de la Chine.Un porte-conteneurs appartenant à des intérêts chinois, le Newvoyager, a également pu transiter après avoir effectué un paiement aux autorités iraniennes, selon Lloyd's List, revue de référence spécialisée dans le transport maritime. Le montant exact de la transaction n'a pas été confirmé. Plus largement, les analystes relèvent que la majorité du pétrole passant actuellement par le détroit est destinée à l'Asie, en particulier à la Chine.Par ailleurs, le géant chinois du transport maritime Cosco a annoncé mercredi la reprise des réservations de conteneurs de fret à destination de la plupart des pays du Golfe. Cette reprise "avec effet immédiat" s'applique aux conteneurs de fret "général" à destination des Emirats arabes unis, de l'Arabie saoudite, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de l'Irak, confirme Cosco dans un communiqué.Au-delà de leur origine, ces navires doivent répondre à des conditions précises. Les autorités iraniennes semblent gérer les demandes de passage au cas par cas, tandis que certains Etats, comme l'Inde, négocient des accords plus larges. Des itinéraires spécifiques sont également imposés : plusieurs navires ont emprunté une route validée par le régime iranien, contournant l'île de Larak, située à l'entrée du détroit. Selon Lloyd's List, plus de vingt navires, appartenant notamment à des armateurs grecs, indiens, pakistanais ou syriens, ont déjà utilisé ce corridor.Au moins un navire aurait versé environ 2 millions de dollars pour garantir un passage sécurisé, d'après Bloomberg. Certains bâtiments maintiennent aussi leur transpondeur AIS activé, transmetteur pouvant fournir automatiquement des informations aux autres navires et aux autorités côtières. Un choix inhabituel, dans le contexte actuel, mais qui permet de signaler leur conformité et leur transparence aux autorités iraniennes.Rouvrir le détroit d'Ormuz sous certaines conditions "est un geste qui peut apaiser le cours du prix du pétrole. Mais d'un autre côté, c'est un geste qui sert également les intérêts iraniens parce que l'
Iran maintient son contrôle sur le détroit et empoche des frais pour le passage des navires", ajoute mercredi sur franceinfo Robert Malley, ancien émissaire spécial des Etats-Unis pour l'
Iran sous l'administration de Joe Biden. Une stratégie qui permet à
Téhéran de conserver un contrôle étroit sur ce point de passage vital pour le commerce mondial. Un mort après une collision entre un TER et un poids lourd à Saint-Raphaël Lou Jeanmonnot et la Fédération de la lose, un divorce heureux "C'est un scandale démocratique", réagit Olivier Faure au sujet des maires sortants hués par la foule Patinage artistique : comment apprend-on les sauts ? Pâtes, chocolat, céréales... Alerte sur une surexposition au cadmium Fusillade près d'une école : un homme abattu à Montélimar Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump propose un plan de paix Ces avions américains qui partent d’Angleterre pour bombarder l’
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