Le 25 mars 2026 à 15h49 «Toute baisse de coûts sera immédiatement répercutée vers le consommateur, au rythme des réapprovisionnements et des remplissages de cuves», affirme l’UIP. Benoit Tessier / REUTERS L’Union des importateurs indépendants pétroliers (UIP) promet que «tous les efforts seront faits pour que chaque centime économisé à l’achat se retrouve économisé à la pompe». Passer la publicité Passer la publicité L'Union des importateurs indépendants pétroliers (UIP), qui fédère les enseignes de distribution pour l'approvisionnement en carburants, s'est engagée mercredi à répercuter «immédiatement» le recul des cours du pétrole dans les prix des carburants, ce qui peut toutefois prendre plusieurs semaines selon eux. Depuis le début de la semaine, le cours du baril de Brent a baissé de presque 12% dans le sillage des propos du président américain
Donald Trump sur la tenue de négociations pour un plan de paix avec l'
Iran, néanmoins démenties par Téhéran. «Sur un marché très volatil», les entreprises de la grande distribution représentées par l'UIP (
Auchan,
Carrefour, Intermarché,
Leclerc, et
Système U), «garantissent ainsi que toute baisse de coûts sera immédiatement répercutée vers le consommateur, au rythme des réapprovisionnements et des remplissages de cuves», a indiqué dans un communiqué l'organisation. «Tous les efforts seront faits pour que chaque centime économisé à l'achat se retrouve économisé à la pompe», assure l'UIP qui fédère 5.200 stations-service sur un total de quelque 10.000. Passer la publicité Le gazole à plus de 2 euros Techniquement, la répercussion de la baisse des cours du gazole n'est pas réalisée en «temps réel», mais «dépend du rythme de livraison des carburants au sein des stations-service», explique un porte-parole l'UIP à l'
AFP. «Pour les grosses stations livrées quotidiennement, les répercussions s'effectuent en quelques jours. Pour les stations étant livrées par exemple tous les 15 jours, cette répercussion est plus longue», précise-t-on. Jeudi, le gazole, carburant routier le plus utilisé, se vendait à 2,21 euros le litre en moyenne en
France, d'après un calcul
AFP réalisé sur les prix rapportés par quelque 9600 stations à un site gouvernemental. C'est une augmentation de 49 centimes (+28,86 %) par rapport au 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'
Iran. Le SP95-E10, l'essence la plus consommée, s'affichait à 1,99 euro le litre (+27 centimes et +15,98%), tout près du seuil psychologique de 2 euros. Les chiffres du gouvernement de la semaine dernière, arrêtés à vendredi et publiés lundi, rapportent eux un prix moyen du gazole à 2,1 euros du litre et à 1,94 pour le SP95-E10. Il s'agit d'une hausse de 9,1 centimes pour le gazole par rapport à la semaine précédente et de 8 centimes pour le SP95-E10. Carburants : la grande distribution promet de répercuter «immédiatement» la baisse des cours du pétrole S'ABONNER «Elles subissent les effets de la flambée du kérosène» : la guerre en
Iran pousse les compagnies aériennes à augmenter les prix des billets DÉCRYPTAGE - Chez Air
France et KLM, un aller-retour en classe économique sur un long-courrier coûte désormais 50 euros de plus. D’autres transporteurs français, comme Air Caraïbes et Air Austral, ont aussi revu leurs tarifs à la hausse. Guerre au Moyen-Orient : l’État s’en met-il vraiment «plein les poches» grâce à la flambée des carburants ? DÉCRYPTAGE - Pour le Rassemblement national, les finances publiques sont les grandes gagnantes de la hausse des prix à la pompe, du fait des taxes. Un raisonnement balayé par le gouvernement. Carburants: la hausse de production demandée aux raffineurs peut-elle vraiment faire baisser les prix à la pompe ? Le gouvernement a demandé lundi aux raffineurs d’évaluer la capacité de leurs sites «à augmenter rapidement et temporairement la production en produits raffinés». L’exécutif espère, par ce moyen, «alléger la tension sur les marchés des produits raffinés en Europe». Jean-Pierre Robin : «Les carburants, vache à lait fiscale des États mis en demeure de les subventionner» CHRONIQUE - Un accord tacite s’est établi entre l’opinion publique et les gouvernements : les énergies sont certes lourdement taxées, mais en contrepartie il paraît légitime que « l’État protecteur », comme il aime à se proclamer, en lisse les à-coups. Carburants : les certificats d’économies d’énergie accentuent-ils la flambée des prix à la pompe ? Alors que la guerre au Moyen-Orient fait flamber les prix à la pompe, cette «quasi-taxe» est accusée de gonfler discrètement la facture des consommateurs. Baisse des prix à la pompe : pourquoi la
France n’a pas les moyens d’imiter Giorgia Meloni ANALYSE - L’Italie a décidé de réduire les taxes sur les carburants pour en faire baisser le prix de 25 centimes à la pompe. Un luxe désormais inabordable pour la
France. Flambée des carburants : l’essence et le gazole coûtent-ils moins cher chez nos voisins ? Si de nombreux frontaliers se rendent à l’étranger pour faire leur plein, dans l’espoir de faire des économies, la hausse des prix des carburants touche toute l’Europe. Combien coûtent l’essence et le gazole chez nos voisins ? Le Figaro fait le point. « Le gagnant, c’est la Russie » : ces pays qui peuvent tirer bénéfice de la guerre en
Iran DÉCRYPTAGE - Les producteurs de pétrole profitent de l’envolée des prix, alors que le baril de brent oscille entre 90 et 100 dollars, contre 60 dollars avant le début du conflit au Moyen-Orient. Mais peu ont les moyens de mettre plus de pétrole sur le marché. Guerre au Moyen-Orient : pourquoi les prix à la pompe augmentent rapidement mais diminuent plus lentement DÉCRYPTAGE - Dès les premières frappes sur l’
Iran, les automobilistes ont vu la facture de leur plein flamber. En revanche, les quelques accalmies sur les cours du pétrole ne se sont pas encore matérialisées dans les stations. Prix des carburants : pourquoi la régulation des marges est un échec programmé DÉCRYPTAGE - De la « TIPP flottante » sur les carburants du gouvernement Jospin à la « Crim » sur l’électricité en 2023, les idées de régulation sophistiquée ne marchent jamais.