Le 25 mars 2026 à 15h47 Une femme était initialement venue porter plainte pour violences conjugales au commissariat de
Pontault-Combault. (Image d’illustration) ADOBE STOCK La cour criminelle de
Seine-et-Marne, qui a suivi les réquisitions de l’avocate générale, a pointé le «préjudice psychologique indéniable» à l’égard de la victime. Passer la publicité Passer la publicité L'ex-policier
Jean-Pierre Dagos, 58 ans, a été condamné mercredi à 12 ans de prison pour avoir violé à deux reprises, dans son bureau au commissariat de
Pontault-Combault, une femme venue porter plainte pour violences conjugales. La cour criminelle de
Seine-et-Marne, qui a suivi les réquisitions de l'avocate générale, a pointé le «préjudice psychologique indéniable» à l'égard de la victime ainsi que «le préjudice causé à l'institution judiciaire, policière», tout en prenant en compte la prise de conscience «sincère, authentique et profonde» de l'accusé, qui a reconnu les faits.
Jean-Pierre Dagos, crâne rasé et silhouette fine, était jugé pour avoir imposé, le 22 février 2023, une fellation à une Angolaise sans titre de séjour, venue porter plainte contre son conjoint pour violences conjugales. Quelques jours plus tard, le policier a convoqué à nouveau cette femme âgée d’une cinquantaine d’années aujourd’hui, et a reproduit les faits. Me
Naïma Nezlioui, qui représentait la victime, s’est dite satisfaite de la peine prononcée, alors que
Jean-Pierre Dagos a également été condamné à payer 40.000 euros à la partie civile pour le préjudice sexuel et moral. Passer la publicité «Cet homme qui marmonne, qui ne fait que marmonner» Dès l’ouverture du procès lundi, l’ex-policier a cherché à montrer qu’il avait pris conscience de ses actes, reconnaissant avoir été «dégueulasse» et «entièrement responsable de tout ça». Outre les viols dont il est accusé, le procès a mis en exergue des abus sur certaines anciennes compagnes, dont l’une l’a qualifié, durant l’instruction, de «prédateur sur le plan sexuel». Certaines de ses collègues ont également dénoncé des propos ou des actes à connotation sexuelle. L’avocate de
Jean-Pierre Dagos, qui n’a pas souhaité réagir après le verdict et a demandé à rester anonyme par crainte de recevoir des menaces et des insultes pour avoir défendu un policier accusé de viol, a, de son côté, mis l’accent lors de sa plaidoirie sur ses aveux et son passé. «Tout en lui suinte la honte», a-t-elle appuyé en parlant de «cet homme qui marmonne, qui ne fait que marmonner, qui n’arrive pas à parler car toute son enfance on lui a appris à se taire». L’enfance de
Jean-Pierre Dagos, qualifiée de «terrifiante» par l’avocate générale, a ainsi été longuement abordée au cours de ce procès. Né dans une famille de onze enfants avec un père alcoolique et extrêmement violent, l’accusé a lui-même été violé par l’un de ses frères entre ses quatre et neuf ans, puis, à partir de la préadolescence, par son professeur de judo. Il a découvert à l’âge de douze ans que son oncle, qui vivait avec eux, était son père, et peut-être le père d’autres membres de la fratrie. Un ex-policier condamné à douze ans de prison pour le viol d’une plaignante de violences conjugales S'ABONNER À Vichy, une femme de 94 ans entre la vie et la mort après la tentative de vol ultra-violente de deux adolescentes qui souhaitaient «s’amuser» Les jeunes femmes de 18 ans, dont l’une d’elles était positive à la cocaïne, ont été mises en examen et placées en détention provisoire. La victime, qui souffre d’un traumatisme cranio-facial et d’une fracture du col du fémur, a été plongée dans le coma pendant 48 heures. Affaire Justine Vayrac : Lucas Larivée condamné à 30 ans de réclusion criminelle Lucas Larivée a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté de 20 ans, pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac en octobre 2022. Incendie au Bristol à Paris : le feu maîtrisé, l’hôtel a rouvert sauf le 114 Faubourg Situé rue du Faubourg Saint-Honoré, non loin du palais de l’Élysée, le Bristol est un palace appartenant à la multinationale d’origine allemande Oetker. Les morts manquent de correction, de Pauline Toulet : les malheurs de Félix CRITIQUE - Les aventures drolatiques d’un détective amateur allergique à son époque. «Je vais t’offrir des vacances gratuites en garde à vue» : aux portes de Grenoble, ce maire qui défie les dealers dans la rue REPORTAGE - Dans sa commune de Fontaine, Franck Longo met la pression sur les trafiquants et assure que ses méthodes portent leurs fruits. Il appelle à renforcer les pouvoirs des édiles et de la police municipale. « En France, la technologie dort pendant que les voleurs travaillent » : comment l’IA veut révolutionner la sécurité du quotidien DÉCRYPTAGE - De la lecture des plaques d’immatriculation aux caméras censées confondre les voleurs à l’étalage dans les magasins, des propositions de loi tentent de faire progresser cette technologie en France. Viols et tortures filmés, prostitution forcée… Plongée au cœur des réseaux d’immigration clandestine EXCLUSIF - Pas moins de 291 réseaux ont été démantelés en 2025 par les services de police et de gendarmerie. Un nouveau pic qui en dit long sur la vitalité des trafics. L’éditorial de Vincent Trémolet de Villers : « Refus d’obtempérer, l’heure des petits prédateurs » Toutes les vingt minutes, un citoyen bafoue l’État français dans son autorité. Les voyous imposent la tyrannie de leurs pulsions au mépris de la vie des policiers et des gendarmes. Justice : les refus d’obtempérer conduisent rarement à des peines de prison DÉCRYPTAGE - La hausse des refus met à nu un fossé durable entre une police qui réclame une réponse pénale plus dissuasive et une justice qui défend une approche plus graduée. Refus d’obtempérer : pour enrayer le jeu de massacre, les policiers exigent un tour de vis RÉCIT - Secoués après une effroyable série qui a fait neuf blessés dans leurs rangs en vingt-quatre heures, les agents appellent à de vraies sanctions pénales et à un statut juridique plus protecteur s’ils ripostent. Face aux refus d’obtempérer, Laurent Nuñez au défi de trouver la parade DÉCRYPTAGE - Après une série de refus d’obtempérer, le ministre de l’Intérieur constate qu’ils ont augmenté de 11 % en un an. Comme les syndicats et la droite, il défend une « présomption d’usage légitime de l’arme ». Goldnadel : « Donald Trump pourrait permettre à la gauche woke de faire un come-back triomphal » FIGAROVOX/CHRONIQUE - On peut s’être réjoui de l’élection de Donald Trump et condamner désormais ses excès, en particulier à Minneapolis, pointe notre chroniqueur. D’autant que les errances du président américain pourraient avoir des conséquences électorales. «Vous ne défendez pas les terroristes, vous vous mariez avec eux» : le Guatemala, entre le sang des gangs et l’effet Bukele VU D’AILLEURS - Le pays d’Amérique centrale vit sa première semaine sous état de siège après un massacre de policiers qui remet en cause la capacité de l’État à faire face à la violence d’une «armée» de quelque 30 000 membres de gangs.