Jean-Pierre Dagos était jugé pour avoir imposé une fellation en 2023 à une
Angolaise sans titre de séjour, venue porter plainte contre son conjoint pour violences conjugales. Publié le 26/03/2026 20:17 Mis à jour le 26/03/2026 20:34 Des policiers à
Lille (Nord), le 18 février 2026. (ARMAND GESQUIERE / Hans Lucas) L'ancien policier
Jean-Pierre Dagos, 58 ans, a été condamné mercredi 25 mars à 12 ans de prison pour avoir violé à deux reprises, dans son bureau au commissariat de
Pontault-Combault (
Seine-et-Marne), une femme venue porter plainte pour violences conjugales. La cour criminelle de
Seine-et-Marne, qui a suivi les réquisitions de l'avocate générale, a pointé le "préjudice psychologique indéniable" à l'égard de la victime ainsi que "le préjudice causé à l'institution judiciaire, policière", tout en prenant en compte la prise de conscience "sincère, authentique et profonde" de l'ex-policier, qui a reconnu les faits.
Jean-Pierre Dagos, crâne rasé et silhouette fine, était jugé pour avoir imposé, le 22 février 2023, une fellation à une
Angolaise sans titre de séjour, venue porter plainte contre son conjoint pour violences conjugales. Quelques jours plus tard, le policier a convoqué à nouveau cette femme âgée d'une cinquantaine d'années aujourd'hui, et a reproduit les faits. L'avocate
Naïma Nezlioui, qui représentait la victime, s'est dite satisfaite de la peine prononcée, alors que
Jean-Pierre Dagos a également été condamné à payer 40 000 euros à la partie civile pour le préjudice sexuel et moral.Dès l'ouverture du procès lundi, l'ex-policier a cherché à montrer qu'il avait pris conscience de ses actes, reconnaissant avoir été "dégueulasse" et "entièrement responsable de tout ça". Outre les viols dont il est accusé, le procès a mis en exergue des abus sur certaines anciennes compagnes, dont l'une l'a qualifié, durant l'instruction, de "prédateur sur le plan sexuel". Certaines de ses collègues ont également dénoncé des propos ou des actes à connotation sexuelle.L'avocate de
Jean-Pierre Dagos, qui n'a pas souhaité réagir après le verdict et a demandé à rester anonyme par crainte de recevoir des menaces et des insultes pour avoir défendu un policier accusé de viol, a, de son côté, mis l'accent lors de sa plaidoirie sur ses aveux et son passé. "Tout en lui suinte la honte", a-t-elle appuyé en parlant de "cet homme qui marmonne, qui ne fait que marmonner, qui n'arrive pas à parler car toute son enfance on lui a appris à se taire".L'enfance de
Jean-Pierre Dagos, qualifiée de "terrifiante" par l'avocate générale, a ainsi été longuement abordée au cours de ce procès. Né dans une famille de 11 enfants avec un père alcoolique et extrêmement violent, l'accusé a lui-même été violé par l'un de ses frères entre ses 4 et 9 ans, puis, à partir de la préadolescence, par son professeur de judo. Il a découvert à l'âge de 12 ans que son oncle, qui vivait avec eux, était son père, et peut-être le père d'autres membres de la fratrie. Une femme chute d'une falaise et se retrouve coincée sur les rochers Flavel raconte son interpellation violente à Noisiel Mondial 2026 : la Nouvelle-Calédonie à deux matchs d'une qualification historique Protoxyde, rodéo urbain : le gouvernement durcit les sanctions Le combat d'une avocate pour les migrants qui ont fui les Etats-Unis Le 5 juillet 2001, Loana remportait la première saison de Loft Story Marseille : Une policière soupçonnée d'avoir vendu des informations confidentielles au grand banditisme Au moins 24 morts après la chute d'un bus au Bangladesh "Elle doit être durement sanctionnée", réagit Sébastien Chenu au sujet de la policière soupçonnée d'avoir vendu des informations au grand banditisme L'ONU qualifie la traite des esclaves africains de "crime le plus grave contre l'humanité" Addiction aux réseaux sociaux : Meta et YouTube condamnés Rupture amoureuse : 1 actif sur 3 utilise ses congés pour s’en remettre Gims interpellé dans une affaire de blanchiment en bande organisée Au cimetière, le Hezbollah glorifie ses combattants et l'Iran Disparus de l'Aveyron : les deux femmes retrouvées mortes Gims en garde à vue pour soupçon de blanchiment d'argent