Le 25 mars 2026 à 23h45 Le premier ministre britannique
Keir Starmer à Kent, le 25 mars 2026. Jordan Pettitt / REUTERS L’armée britannique pourra désormais saisir des navires sous sanctions appartenant à la «flotte fantôme» russe s’ils pénètrent dans les eaux territoriales du Royaume-Uni. Passer la publicité Passer la publicité L'armée britannique pourra désormais arraisonner et saisir des navires sous sanctions appartenant à la «flotte fantôme» russe s'ils pénètrent dans les eaux territoriales du Royaume-Uni, a annoncé
Downing Street mercredi dans un communiqué. «Les forces armées britanniques et les forces de l'ordre pourront désormais intercepter les navires sanctionnés par le Royaume-Uni qui transitent par les eaux britanniques», y compris dans la Manche, selon ce communiqué du bureau du premier ministre
Keir Starmer. Passer la publicité Londres a sanctionné 544 navires soupçonnés d’appartenir à cette «flotte fantôme» russe, composée principalement de pétroliers vieillissants et qui permet à Moscou de contourner les sanctions occidentales depuis le début de la guerre en
Ukraine en 2022. «Le Royaume-Uni va resserrer l’étau autour de la flotte, en fermant ses eaux, dont la Manche, aux navires sanctionnés. Les opérateurs seront contraints de se détourner vers des routes plus longues et coûteuses, ou courront le risque d’être arrêtés par les forces britanniques», est-il indiqué. Chaque opération sera soumise à l’approbation du gouvernement.
Keir Starmer doit s’exprimer à ce sujet jeudi à
Helsinki lors d’un sommet de la
Joint Expeditionary Force - une alliance menée par le Royaume-Uni et réunissant dix pays du nord de l’Europe. «Vladimir Poutine se frotte les mains» Cette décision intervient alors que
Washington a annoncé la levée temporaire de certaines restrictions sur le pétrole russe, pour atténuer la hausse des prix dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient. «Vladimir Poutine se frotte les mains (...) parce qu’il pense que la hausse des prix du pétrole va lui permettre de s’en mettre plein les poches», a déclaré Keir Stamer, cité dans ce communiqué. «C’est pourquoi nous nous attaquons encore plus durement à sa flotte fantôme», a-t-il ajouté. Selon Londres, «75% du pétrole brut russe est transporté par cette flotte délabrée». En janvier, Londres a apporté son soutien à
Washington lors d’une opération américaine visant à saisir dans l’Atlantique nord un pétrolier lié à la Russie, le Marinera, auparavant connu sous le nom de Bella 1. La
France, la Belgique, la Finlande et d’autres pays européens ont également saisi récemment des navires soupçonnés de contourner les sanctions et appartenant, selon les autorités, à la «flotte fantôme» russe. «Après l’interception d’un navire, des poursuites pénales pourront être engagées contre les propriétaires, les exploitants et l’équipage pour violation de la législation britannique sur les sanctions», a indiqué
Downing Street. Le Royaume-Uni autorise l'interception de navires de la «flotte fantôme» russe dans ses eaux territoriales S'ABONNER « Une réforme radicale est nécessaire » : Matt Brittin, une pointure de la tech pour bousculer la vénérable BBC PORTRAIT - Ancien haut dirigeant chez Google, le nouveau directeur général du groupe audiovisuel public britannique va devoir relever des défis existentiels, tant en matière de financement que de concurrence par les plateformes de streaming. Le gouvernement britannique veut faire payer l’entrée de ses musées aux touristes internationaux Après des débats peu concluants en novembre, l’idée d’une tarification spéciale est relancée, mettant fin au principe de gratuité universelle instauré depuis 2001. Au Royaume-Uni, Lidl et Amazon planchent sur la vente de panneaux solaires prêts à brancher Le distributeur multiplie les initiatives sur le marché de l’énergie. En
France, il lance une opération promotionnelle sur les prix de la recharge de voiture aux bornes de ses parkings. Après l’attaque contre des ambulances de la communauté juive, le Royaume-Uni s’alarme d’une flambée de l’antisémitisme Sur fond d’hostilité croissante, la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood estime que les Juifs britanniques vivent dans la peur et sont contraints de dissimuler leur foi. La cruciale bataille de Hastings ne s’est pas déroulée comme on le pensait DÉCRYPTAGE - Selon les révélations d’un historien anglais, la défaite du roi Harold face à Guillaume le Conquérant ne serait pas due à l’épuisement des troupes anglo-saxonnes après une marche forcée depuis le nord de l’Angleterre. Royaume-Uni : un homme d’affaires iranien sous le coup de sanctions lié à un projet de 33 appartements de luxe à Londres La société d’Ali Ansari a reçu l’autorisation en 2023 de construire des appartements dans le nord Londres, sur la Bishops Avenue. La permission initiale a été accordée en septembre 2023, bien avant qu’Ali Ansari ne soit sanctionné en octobre 2025. « Le parapluie américain en matière de sécurité a permis à des mauvaises habitudes de se développer » : Londres veut se rapprocher de l’Europe DÉCRYPTAGE - Malmené par Donald Trump, le premier ministre
Keir Starmer se tourne vers les Européens, espérant notamment une coopération militaro-industrielle accrue. Au Royaume-Uni, les autorités sonnent l’alerte générale face à l’épidémie foudroyante de méningite RÉCIT - Alors que deux jeunes ont déjà trouvé la mort et que l’inquiétude se répand dans la population, une alerte sanitaire urgente a été émise et une campagne de vaccination lancée dans une université. Au Royaume-Uni, les Britanniques envisagent de déployer des drones intercepteurs et anti-mines pour sécuriser le détroit d’Ormuz DÉCRYPTAGE - Très réticent à déployer des navires de guerre pour cette mission,
Keir Starmer est dans l’obligation d’apporter un soutien à Donald Trump, au nom de la « relation spéciale ». Royaume-Uni : les autorités interdisent une marche pro-palestinienne à Londres «pour prévenir de graves troubles à l’ordre public» Le gouvernement britannique a approuvé l’interdiction d’une marche prévue dimanche à Londres présentée comme propalestinienne, mais dont les organisateurs sont décrits par la police comme des soutiens du régime iranien.