Les deux accusées ont expliqué aux enquêteurs s'être inspirées des séries "
You" et "
Breaking Bad" pour empoisonner à plusieurs reprises le compagnon de la jeune femme, en utilisant par exemple de l'aconit, une plante toxique. Publié le 27/03/2026 19:17 Mis à jour le 27/03/2026 19:34 La cour d'assises de
Versailles (
Yvelines), le 25 octobre 2024. (MAGALI COHEN / AFP) Une mère et sa fille ont été condamnées vendredi 27 mars à respectivement quinze et vingt ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de
Vendée pour avoir empoisonné à plusieurs reprises le compagnon de la jeune femme. Cette dernière a également été reconnue coupable de tentative de meurtre pour avoir saboté les freins de la voiture de son compagnon. L'avocate générale avait requis dans la matinée vingt ans de prison pour les deux accusées, âgées de 62 et 37 ans, évoquant un "projet criminel digne d'un scénario de film" et leur "volonté de tuer".Le premier empoisonnement remonte à 2021. Amélie D., la fille, a reconnu avoir servi à son compagnon, Enrique B., une tasse de café dans laquelle elle avait dilué 30 cachets d'alprazolam, un anxiolytique. Carole D., la mère, a avoué avoir broyé les comprimés. Enrique B. n'a plus de souvenir de sa journée. Vient ensuite l'aconit, une plante toxique, saupoudré sur un plat de chili con carne. Enrique B. se rappelle avoir eu des "fourmis dans la bouche" et des frissons dès les premières bouchées. Il "croit mourir" ce jour-là. Il y aura aussi le ricin, glissé dans un paquet de tabac et dans un sachet d'olives, qu'Enrique B. n'a finalement pas consommé.Aux enquêteurs, Amélie D. a expliqué s'être inspirée de plusieurs séries télévisées : l'aconit, elle l'a vue dans un épisode de
You, le ricin dans une scène de
Breaking Bad... La jeune femme, qui comme sa mère a reconnu les faits, était en larmes à l'énoncé du verdict. En couple depuis la fin des années 2010 jusqu'au début de l'enquête en 2023, Amélie D. et Enrique B. disent tous les deux avoir subi des violences conjugales.Peintre en carrosserie, Amélie D. travaillait, dit-elle, dans un "milieu d'hommes" provoquant une "jalousie excessive" chez son compagnon. Elle-même se décrit comme "jalouse" et "possessive". Carole D. a affirmé avoir agi pour aider sa fille, pour que celle-ci soit "tranquille". Lors du procès, les deux accusées ont qualifié leur relation de "fusionnelle". Selon la victime, qui était partie civile au procès, Amélie D. avait l'intention de "récupérer" leur maison achetée près de
La Roche-sur-Yon. "Ça a pu apparaître dans mon esprit, mais ce n'était pas le motif principal", a-t-elle affirmé aux enquêteurs. Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry brillent et battent leur record sur la danse rythmique aux Mondiaux Allemagne : une baleine, échouée depuis plusieurs jours, enfin libérée Traversée des Alpes : le projet fou d'un champion hors normes Vols de carburant : les gendarmes lancent l'alerte "C’est la cour des miracles" : le sénateur Claude Malhuret charge de nouveau Donald Trump Guerre au Moyen-Orient : négociations sous les bombes Xavier Dupont de Ligonnès, caché dans le désert du Texas ? Meurtres au Portugal : l'inquiétant profil de Cédric Prizzon Attention aux mauvais conseils sur les réseaux sociaux sur les gestes à faire en cas d'infarctus Les réactions des Bleus après leur victoire sur le Brésil Il marque 106 points dans un match de basket, dont 33 paniers à 3 points Le Parlement européen approuve la création de "hubs de retour" pour migrants Guerre au Moyen-Orient : les quatre scénarios du Pentagone Comment les déclarations de Donald Trump influencent-elles le cours du pétrole ? Deepfake : une "affaire Pelicot" numérique choque l’Allemagne Fiat contre Renault : quand l’Italie drague l'Algérie Visite de l'hôtel des Bleus à Boston, avant la Coupe du monde Melania Trump escortée par un robot à la Maison-Blanche Une femme chute d'une falaise et se retrouve coincée sur les rochers Flavel raconte son interpellation violente à Noisiel