Le 30 mars 2026 à 12h48 Plus de 3000 rassemblements sont prévus, après l’appel du mouvement de protestation «
No Kings» («Pas de rois») à descendre dans la rue pour s’opposer au président américain. Passer la publicité Passer la publicité «Police masquée qui sème la terreur», «guerre catastrophique», pratique «abusive» du pouvoir: de
New York jusqu'en
Alaska, des millions d'Américains sont attendus dans des cortèges à travers les États-Unis samedi pour manifester contre
Donald Trump. C'est la troisième fois en moins d'un an que l'Amérique est appelée à descendre dans la rue par une coalition d'associations réunies autour du cri de ralliement «
No Kings» (Pas de rois), qui s'est affirmé comme le mouvement de contestation le plus important depuis son retour à la Maison Blanche. La première, qui s'était tenue en juin 2025 - le jour des 79 ans du président américain et d'un défilé militaire à
Washington - avait rassemblé plusieurs millions de personnes d'un bout à l'autre du pays. La deuxième, en octobre, en avait réuni sept millions, selon les organisateurs. Leur ambition est de mobiliser encore plus massivement samedi, au moment où la cote de popularité de
Donald Trump est au plus bas, autour de 40%, avec la perspective des élections de mi-mandat en novembre. Passer la publicité Springsteen attendu à
Minneapolis «Depuis notre dernière manifestation, ce gouvernement nous a plongés davantage dans la guerre. Chez nous, nous avons vu des citoyens tués dans la rue par des forces militarisées. Nous avons vu des familles déchirées et des communautés d'immigrés prises pour cible. Tout ça de la main d'un homme qui veut gouverner comme un roi», résume
Naveed Shah, responsable de
Common Defense, une organisation d'anciens combattants membre de la coalition. Plus de 3000 rassemblements sont prévus - un chiffre en hausse - dans les grandes métropoles,
New York, Chicago ou encore
Washington, aussi dans les banlieues et les zones rurales, et même à Kotzebue, petite ville d'
Alaska au-delà du cercle polaire, ou sur l'archipel caribéen de
Porto Rico, territoire américain.
Minneapolis, épicentre en début d'année de la brutale offensive anti-immigration de
Donald Trump et de sa contestation populaire, doit en être le point névralgique avec sa ville jumelle, Saint-Paul.
Bruce Springsteen, la légende américaine du rock, farouche critique du président américain, y est attendu avec sa chanson «Streets of
Minneapolis», écrite et enregistrée en 24 heures en hommage aux deux Américains tombés sous les balles d'agents fédéraux en pleine rue au cours des opérations massives de la police de l'immigration, Renee Good et Alex Pretti. «Police secrète masquée qui sème la terreur» «Les habitants du Minnesota (où se trouve
Minneapolis, ndlr) ont déjà prouvé qu'ils étaient prêts à défendre la démocratie par - 20°C, alors samedi, ce sera du gâteau !», ont lancé les organisateurs locaux. Le sénateur octogénaire Bernie Sanders, figure de la gauche américaine, est également annoncé. «Police secrète masquée qui sème la terreur dans nos communautés. Guerre illégale et catastrophique qui nous met en danger et fait grimper nos dépenses. Attaques contre notre liberté d'expression et nos droits civils. Coûts qui poussent les familles au bord du gouffre. Trump veut nous gouverner comme un tyran», s'indigne le collectif «
No Kings». «Ce qui a commencé en 2025 comme une simple journée de défiance s'est transformé en une résistance nationale au long cours contre la tyrannie», écrit le mouvement, qui estime n'avoir «jamais été aussi puissant». Les organisateurs précisent que deux tiers des personnes ayant exprimé leur intention de se joindre aux manifestations de samedi résident en dehors des grandes villes, une donnée en forte augmentation par rapport à la précédente journée de mobilisation. «L'Amérique est à un moment charnière, considère Randi Weingarten, président de la Fédération américaine des enseignants. Il est temps que le gouvernement écoute et aide les gens à se construire une vie meilleure plutôt que d'attiser la haine et la peur.» «
No Kings»: pour la troisième fois en moins d'un an, les États-Unis appelés à manifester contre Trump S'ABONNER Par peur de la police de l’immigration, une Ukrainienne réfugiée aux États-Unis retourne à Odessa malgré la guerre Installée légalement aux États-Unis grâce au programme «Uniting for Ukraine», cette routière a vu son permis poids lourd annulé avant son expiration. Craignant un contrôle de l’ICE, elle a choisi de rentrer en Ukraine. «Nous voulons voir
Donald Trump destitué»: aux États-Unis, plus de 3000 manifestations «
No Kings» organisées Plusieurs millions de manifestants ont défilé dans plus de 3000 villes américaines pour dénoncer un président qu’ils accusent d’abus de pouvoir. Guerre en Iran : après un mois de conflit, quel bilan ? Les réponses de notre spécialiste du Moyen-Orient à vos questions VOS QUESTIONS À LA RÉDACTION - Georges Malbrunot, grand reporter et spécialiste du Moyen-Orient a répondu aux questions des internautes. Billets, pièces d’or, bâtiments...
Donald Trump cherche à imprimer sa marque en Amérique Après avoir rebaptisé des bâtiments publics à son nom, le président américain franchit un nouveau cap. Sa signature va apparaître sur les billets de banque et une pièce en or à son effigie a été approuvée. Du jamais-vu pour un président américain en exercice. La défense de l’Ukraine menacée par le renversement des priorités de l’Administration Trump DÉCRYPTAGE - Pour intercepter les frappes de missiles contre son territoire, l’Ukraine a besoin de missiles Patriot produits par les États-Unis. Sarah Fainberg : « Nous sommes dans le brouillard, celui de la guerre et des intentions de Trump » GRAND ENTRETIEN - La chercheuse au centre Elrom d’études spatiales de l’université de Tel-Aviv revient sur la « guerre préventive » qu’Israël mène en Iran, où Tsahal se confronte tant à la résilience de la capacité de frappe iranienne qu’aux soubresauts de
Washington. Les députés européens votent l’accord commercial avec les États-Unis… avec des conditions Le texte qui prévoit un droit de douane de 15 % sur les importations européennes en échange de promesses d’investissements aux États-Unis est assorti de clauses de suspension. Guerre en Iran : « La base Maga soutient le conflit, les voix dissidentes, elles, alimentent leur business » ENTRETIEN - Plusieurs figures de la droite conservatrice se sont férocement opposées à l’intervention militaire en Iran. Mais ces critiques ne traduisent pas une réelle fracture au sein de la droite Maga, analyse Mark Dubowitz, expert du programme nucléaire iranien. Venezuela : «Les narcotrafiquants disposent toujours d’une inventivité sans limites pour contourner l’armada américaine» ENTRETIEN - Alors que l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro doit comparaître ce jeudi aux États-Unis,
Washington continue sa campagne de frappes contre les narcotrafiquants dans les Caraïbes, mais «l’efficacité globale du dispositif apparaît limitée», analyse le spécialiste Laurent Giacobbi. À
New York, le début de la saga judiciaire de Nicolas Maduro avec la première d’une longue série de comparutions DÉCRYPTAGE - L’ex-dictateur du Venezuela doit comparaître ce jeudi avec son épouse, lors d’une audience qui va porter sur des questions de procédure. Inculpé de plusieurs chefs d’accusation, dont de narcoterrorisme et de trafic de drogue, il plaide non coupable.