Volcan A l'arrêt mercredi, l'éruption du
Piton de la Fournaise a repris ce samedi 28 mars à 15h. Ce dimanche matin, la lave avait retrouvé son chemin dans les
Grandes Pentes, le bras sud étant de nouveau alimenté. Par
Johanne Chung To Sang ,
Amandine Rivière Publié le 29 mars 2026 à 07h27 Modifié le 29 mars 2026 à 07h41 Lecture 3 minC'est
Philippe Kowalski, scientifique de l'
Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise, qui l'annonçait en direct dans le JT de 19h de
Réunion La 1ère ce samedi soir : l'éruption du 13 février a bien repris. Si elle s'était arrêtée mercredi, ce samedi 28 mars 2026, dès 15h, un faible trémor a été de nouveau enregistré.Le trémor, c'est cette "vibration du sol permanente qui traduit la circulation du magma dans le sous-sol lors de sa montée vers la surface", rappelait
Philippe Kowalski.Des rougeoiements aperçus au sommet à la tombée de la nuitDans un premier temps, la mauvaise météo a empêché la confirmation de la reprise de l'éruption. Mais une fois la nuit tombée, l'Observatoire a pu affirmer que de la lave était bien émise au niveau du site éruptif du 13 février. Pour rappel, un cône s'y était créé et s'était refermé progressivement au fil des jours.Peu de projectionsDans notre journal radio de 7h ce dimanche,
Philippe Kowalski racontait les développements de cette nuit de samedi à dimanche. "Vers minuit, on a vu apparaître le premier point rouge dans les pentes, 2km en aval du cône éruptif, ce qui traduisait la reprise d'activité des coulées", raconte le scientifique.« Ce magma qui est monté jusqu'à la surface n'a produit que des rougeoiements dans un premier temps, parce qu'il était à l'intérieur du cratère. Il s'est écoulé dans les tunnels de lave qui se sont formés lors de la phase précédente de l'éruption, et à force de remobiliser la lave chaude encore présente, les coulées se sont réactivées un peu plus bas dans les
Grandes Pentes. » L'interview de
Philippe Kowalski sur
Réunion La 1ère radio ce dimanche matin : Ce dimanche matin, peu de projections étaient observées au niveau du cône, visible depuis le
Piton de Bert. "Ça reste un phénomène de plus faible intensité que lors de la phase précédente a priori, on voit très peu de projections", constatait
Philippe Kowalski.Un bras de coulée actif dans les Grandes PentesEn revanche dans les
Grandes Pentes, le bras de coulée principal sud, qui était le dernier en date à être actif avant l'arrêt de l'éruption, était à nouveau alimenté. Dès cette nuit, de la lave est descendue. Tôt ce matin, les lueurs rouges pouvaient encore être aperçues.Ce bras de coulée pourrait à nouveau atteindre l'océan. "Avec la reprise de l’activité et la réalimentation des tunnels de lave, une réalimentation de la plate-forme est possible, ainsi qu’une intensification du panache de gaz au point d’entrée à l’océan", avertit donc l'Observatoire volcanologique.La plus grande prudence est donc de mise pour les curieux qui se rendraient au Grand Brûlé voir la coulée.Cette reprise de l'activité après un arrêt brutal avait déjà été constaté lors de précédentes éruptions, comme celle d'août à octobre 2015. Par
Johanne Chung To Sang ,
Amandine Rivière À lire sur le même sujet Mots clés de l'article Volcan Le
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