Les dépenses de défense du pays n'ont cessé d'augmenter depuis le début de la guerre à Gaza,..Le Parlement israélien a approuvé tôt lundi le budget 2026, qui accroît massivement les ressources allouées à la défense, au moment où le pays est engagé dans une guerre sur plusieurs fronts."Dans le cadre de l'actualisation du budget, et compte tenu de l'opération "Lion rugissant", plus de 30 milliards de shekels (environ 8,3 milliards d'euros) ont été ajoutés au budget du ministère de la Défense, le portant à plus de 142 milliards de shekels", a indiqué le Parlement dans un communiqué. Les députés de la
Knesset ont validé le budget par 62 voix pour et 55 contre.Le budget total des dépenses proposé pour 2026 s'élève à environ 850 milliards de shekels israéliens, soit environ 235 milliards d'euros.Les dépenses de défense du pays n'ont cessé d'augmenter depuis le début de la guerre à Gaza, à la suite de l'attaque sans précédent du
Hamas le 7 octobre 2023 sur le territoire israélien. Israël mène également des attaques contre l'
Iran depuis le 28 février et dans le sud du Liban.Au cours des débats précédant le vote, le ministre des Finances d'extrême droite,
Bezalel Smotrich, a qualifié le moment de "tournant historique" pour Israël, "redéfinissant à la fois notre approche en matière de sécurité et notre économie"."Nous avons la capacité de remodeler le Moyen-Orient. Ce budget place la nation en position de gagner", a clamé
Bezalel Smotrich."Le plus grand vol"À l'inverse, le principal chef de l'opposition,
Yair Lapid, a qualifié ce budget de "plus grand vol de l'histoire de l'État". "Six milliards de shekels, ce sont des fonds de la coalition que ce gouvernement s'attribue à lui-même - pour la corruption et de le contournement du service militaire", a-t-il asséné."Le peuple israélien n'est pas dupe. Il comprend que ce budget est une aubaine pour les corrompus et pour ceux qui évitent leurs responsabilités - qui font la fête à nos dépens", a-t-il ajouté.Plus tôt cette semaine,
Yair Lapid avait vivement critiqué le gouvernement pour sa gestion de la guerre en
Iran, dénonçant notamment les retards dans l'adoption d'une loi qui permettrait de mobiliser les juifs ultra-orthodoxes, aujourd'hui largement exemptés du service militaire. Cette loi répond aux demandes d'une large majorité d'Israéliens, qui s'opposent de plus en plus aux exemptions accordées aux ultra-orthodoxes.Le Premier ministre
Benjamin Netanyahu, qui compte sur ses alliés des partis ultra-orthodoxes pour se maintenir au pouvoir, manoeuvre pour retarder l'adoption de ce texte. Par ailleurs, l'augmentation des dépenses de défense entraînera une réduction de 3% dans tous les autres ministères, a également dénoncé
Yair Lapid.Réduction de 3% dans tous les autres ministèresMais le gouvernement de Netanyahu a approuvé une augmentation significative des fonds réservés aux ultra-orthodoxes et aux colons, afin de s'assurer de leur soutien. Les partis ultra-orthodoxes recevront ainsi plus de 652 millions d'euros supplémentaires pour les écoles privées qu'ils contrôlent.Et malgré les coupes drastiques imposées à tous les budgets civils, le financement des colonies reste inchangé, selon un rapport du groupe anti-colonisation Peace Now. Ce rapport a dénoncé cette mesure comme un "vol en plein jour des fonds publics", au profit d'un petit groupe au sein de la base du gouvernement.Le 4 décembre, le gouvernement a adopté une décision visant à investir plus de 761 millions d'euros au cours des cinq prochaines années dans le développement des colonies en Cisjordanie occupée, illégales au regard du droit international.Face au risque de pénurie de carburants, le Royaume-Uni envisage le rationnement de l'essence et la limitation de vitesse à 80 km/h"De graves problèmes si les choses durent encore des mois": le ministre de l'Industrie redoute les conséquences d'un enlisement du conflit au Moyen-OrientDIRECT. Guerre au Moyen-Orient: l'
Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution