Le 30 mars 2026 à 11h57 Des membres de l’armée syrienne dans des villages situés autour des barrages de Tishrin et de Qara Qozak, à l’est d’
Alep. (Image d’illustration) Moawia Atrash / DPA
Damas tente de rester à l’écart de la guerre régionale entrée dans son deuxième mois, mais a signalé plusieurs incidents sur son territoire. Passer la publicité Passer la publicité L'armée syrienne a annoncé lundi qu'une «vaste attaque» de drones avait visé à l'aube plusieurs de ses bases situées dans l'est du pays, près de la frontière avec l'Irak.
Damas tente de rester à l'écart de la guerre régionale entrée dans son deuxième mois, mais a signalé plusieurs incidents sur son territoire. Dans un communiqué, l'armée a indiqué qu'une «vaste attaque à l'aide de drones a visé plusieurs bases de l'armée près de la frontière irakienne». «Nos unités ont pu repousser la plupart des drones et les abattre», a ajoute l'armée, qui «étudie ses options» de riposte et «empêchera toute agression contre le territoire syrien». Dimanche, la Syrie avait annoncé avoir repoussé une attaque de drones en provenance d'Irak contre la base américaine de Qasrak, dans le nord-est. Passer la publicité Samedi, l’armée syrienne avait annoncé avoir repoussé une attaque similaire «Nous tenons l'Irak pour responsable et l'appelons à empêcher la répétition d'attaques qui menacent notre stabilité», avait affirmé le vice-ministre syrien de la Défense,
Sipan Hamo. Samedi, l'armée avait annoncé avoir repoussé une attaque similaire, venant d'Irak contre al-Tanf, une base située dans le sud-est et qui abritait auparavant des forces américaines. Le 24 mars, elle avait indiqué qu'une autre de ses bases, dans le nord-est, avait été la cible de missiles venant d'Irak. Un responsable irakien avait accusé un groupe armé local et quatre personnes ont été arrêtées en Irak. L'Irak a été entraîné dans la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre l'
Iran, qui a depuis embrasé une grande partie du Moyen-Orient. Le président syrien
Ahmad al-Chareh a dit qu'il oeuvrait à maintenir son pays, qui sort d’une longue guerre civile, à l’écart des hostilités. La Syrie annonce une «vaste attaque» de drones visant ses bases près de la frontière avec l’Irak S'ABONNER Une cité perdue fondée par Alexandre le Grand découverte sous le désert irakien Des chercheurs d’une université allemande ont identifié les vestiges de la métropole antique d’Alexandrie-sur-le-Tigre, dite Charax Spasinou, construite au IVe siècle pour accueillir les soldats invalides du roi de Macédoine. « Ils me demanderont de faire exploser un bâtiment ou d’assassiner quelqu’un » : au cœur du désert syrien, l’État islamique renaît de ses cendres GRAND REPORTAGE - Dans la province syrienne de Deir ez-Zor, où ses derniers bastions furent terrassés, l’organisation terroriste recrute les jeunes hommes, facilite les vendettas et multiplie les attentats. Le Figaro a sillonné la région et accédé à des échanges entre un recruteur de l’EI et une potentielle recrue. Guerre au Moyen-Orient : un accord avec les Kurdes permet à l’Irak d’évacuer son pétrole par la Turquie DÉCRYPTAGE - Les Américains se sont impliqués pour que Bagdad et Erbil s’entendent sur la réouverture d’un oléoduc stratégique qui débouche sur la Méditerranée. « Ce sont elles qui gouvernent » : l’Irak prisonnier de ses milices pro-iraniennes DÉCRYPTAGE - Depuis le début de la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’
Iran, les formations à la solde de Téhéran frappent les intérêts américains à travers le pays et au Kurdistan irakien, sans réaction de la part de Bagdad. Hezbollah, milices en Irak, houthistes : des relais pro-
Iran affaiblis mais toujours résilients DÉCRYPTAGE - À travers le Moyen-Orient, du Liban à l’Irak en passant par le Yémen, Téhéran reste capable d’actionner des groupes armés qui visent localement des intérêts occidentaux. Irak : l’armée française, cible collatérale de la guerre entre l’
Iran et les États-Unis REPORTAGE - Faute d’avoir encore clarifié les circonstances de l’attaque qui a coûté la vie à un soldat, jeudi au Kurdistan, le chef de l’État, Emmanuel Macron, s’est refusé vendredi à annoncer une riposte. Mort de l’adjudant-chef Arnaud Frion : pourquoi y a-t-il encore des militaires français en Irak ? DÉCRYPTAGE - Lancée en septembre 2014, l’opération Chammal rassemble près de 600 militaires français en Irak et en Syrie voisine. Ces soldats y mènent toujours des actions d’appui et de formation aux forces locales. Qu’est-ce que le groupe armé pro-iranien Ashab al-Kahf, qui menace «les intérêts français en Irak» ? Emmanuel Macron a annoncé sur X ce vendredi la mort d’un soldat français «lors d’une attaque» non revendiquée dans la région d’Erbil au Kurdistan irakien. « Si l’
Iran sombre dans la guerre civile, nous en paierons les conséquences » : l’embarras de l’Irak, aspiré par le conflit DÉCRYPTAGE - Le régime iranien dispose chez son voisin irakien de milices armées qui mènent des frappes contre des objectifs américains, gênant les autorités. Dans le nord de l’Irak, les groupes armés chiites visent des bases américaines En réaction à une frappe sur l’une de ses bases militaires, la Résistance islamique en Irak vise depuis samedi les intérêts américains sur le territoire, avec le soutien de l’
Iran.