Le 30 mars 2026 à 11h55 La perspective d’une opération américaine contre cette infrastructure clé des exportations iraniennes d’hydrocarbures a poussé le Brent au-delà des 115 dollars le baril. Passer la publicité Passer la publicité Jusqu’où ira la hausse ? Les prix du pétrole progressent lundi, avec l'éventualité d'une intervention terrestre américaine en
Iran, après que
Donald Trump a dit envisager de «prendre le pétrole» iranien et s'emparer du terminal pétrolier de l'île de Kharg. Après avoir grimpé à 116,75 dollars en début de séance, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, montait de 3,01% vers 8h20 GMT (10h20 à Paris), à 115,96 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 1,93% à 101,56 dollars. En dépit de pourparlers indirects entre les États-Unis et l'
Iran d'après le Pakistan, et la promesse américaine d'une fin prochaine du conflit, les
Houthis pro-iraniens du Yémen ont attaqué Israël ce week-end, Téhéran a continué de cibler des infrastructures économiques du Golfe, et Israël a dit vouloir «étendre la zone de sécurité» dans le sud du Liban. Passer la publicité Le plus grand terminal pétrolier de l’
Iran «Si les États-Unis lançaient une invasion terrestre de l'
Iran», «ou si Téhéran intensifiait ses frappes de représailles contre les infrastructures énergétiques ou fermait complètement le détroit, les projections d'un baril de pétrole à 200 dollars ne seraient plus une hypothèse farfelue», affirme
Tamas Varga, analyste chez
PVM Energy. Le président américain a en effet affirmé lors d'un entretien au Financial Times diffusé dimanche soir que l'armée américaine pouvait prendre «très facilement» le contrôle de l'île de Kharg. Plus grand terminal pétrolier de l'
Iran, cette bande de terre dans le nord du Golfe assure environ 90% de ses exportations de brut, selon une récente note de la banque américaine
JP Morgan. Sa saisie ne signifierait pas que
Donald Trump serait en mesure de «prendre le pétrole» iranien, une intention qu'il a formulée dans son interview de dimanche, mais elle «paralyserait une grande partie des capacités d'exportation de l'
Iran», «faisant grimper les prix mondiaux», estime
Stefan Koopman, analyste chez
ING. «Les estimations varient, mais même une hypothèse prudente, de 10 millions de barils par jour de pétrole brut et de produits raffinés bloqués chaque jour en raison du conflit, représente environ 300 millions de barils par mois, soit près de trois jours de consommation mondiale», «un volume considérable», rappelle
Tamas Varga, de
PVM Energy. L'analyste souligne que «même en cas de trêve ou d'accord de paix, la normalisation prendrait des mois, ce qui semble improbable à court terme, d'autant plus que les États-Unis déploient des troupes supplémentaires dans la région». Pétrole : les marchés s’enflamment après les menaces de Trump sur le terminal iranien de l’île de Kharg S'ABONNER Lula : « Est-ce un Conseil de sécurité ou d’insécurité de l’ONU ?» FIGAROVOX/TRIBUNE - Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni à huis clos ce vendredi 27 mars à la demande de Moscou. Pour le président du Brésil, son fonctionnement doit être réformé pour qu’il ne soit plus un simple spectateur des dérives et conflits qui frappent le monde. «J’ai beau prendre des somnifères, je me réveille en sursaut au bruit des explosions» : en
Iran, la vie sous les bombes après un mois de guerre RÉCIT - Après un mois de frappes américaines et israéliennes, plus de 1900 personnes ont été tuées et au moins 20.000 autres blessées. Entre les bombes et la répression, les habitants de Téhéran apprennent à vivre avec la guerre. Attentat déjoué dans le 8e arrondissement de Paris : comment l’
Iran sème la peur en Europe RÉCIT - Évitée grâce à la vigilance des forces de l’ordre, l’attaque contre la Bank of America a été précédée par plus d’une demi-douzaine d’opérations similaires sur le Vieux Continent. Avec Téhéran en suspect numéro un. Les houthistes entrent en guerre en ciblant Israël DÉCRYPTAGE - La rébellion yéménite armée par l’
Iran, qui s’était jusqu’à présent tenue à l’écart des combats, a tiré ces derniers jours plusieurs missiles contre l’État hébreu. «On va te ramener dans un sac de gravats» : comment le régime iranien fait pression sur sa diaspora en France RÉCIT - Appels anonymes, pression sur les familles, chantage administratif... Asphyxiés par les frappes israélo-américaines, les mollahs tentent plus que jamais d’étouffer l’opposition à l’étranger. À Paris, Marco Rubio tente d’infléchir la position européenne sur l’
Iran ANALYSE - Les Américains ont besoin des Européens pour débloquer Ormuz et les Européens ont besoin des Américains pour aider l’Ukraine. «Tsahal va s’effondrer» : l’armée israélienne n’a plus les moyens de ses guerres DÉCRYPTAGE - Engagée en
Iran, au Liban, en Syrie, à Gaza et en Cisjordanie, l’armée israélienne manque d’hommes pour faire face sur tous les fronts. Pâtes, pain, huile... La hausse des prix des engrais va-t-elle se répercuter en rayons ? Le blocage du détroit d’Ormuz lié au conflit au Moyen-Orient fait flamber le coût des engrais et celui de l’énergie, au risque de peser demain sur les prix d’une partie des produits de la grande distribution. « Nous voulons des alliés fiers de leur culture » : Marco Rubio, émissaire de l’Amérique qui aime encore l’Europe à condition qu’elle change ANALYSE - Le secrétaire d’État américain est arrivé à Paris pour le sommet du G7. Depuis un an, il incarne le messager d’une Amérique souhaitant réaffirmer l’alliance transatlantique, mais tout en la soumettant à certaines conditions redéfinies bon gré mal gré par
Donald Trump. Les armées occidentales au défi des « guerres d’endurance » ANALYSE - La suprématie militaire ne suffit pas pour gagner la guerre, dont l’enlisement profite souvent aux régimes autoritaires, moins dépendants de l’opinion et susceptibles de faire appel aux démons guerriers pour se renforcer. C’est peut-être ce qui guette
Donald Trump en
Iran.