Le 30 mars 2026 à 19h58
Gaëtan de Capèle. Le Figaro Le gouvernement ne peut pas grand-chose à cet événement extraordinaire, né d’une guerre à laquelle la
France, pour l’instant, ne participe pas. Cela n’empêchera pas la colère montante de se retourner rapidement contre l’État. Passer la publicité Coupable d’avoir enfoncé une porte ouverte en évoquant un « choc pétrolier », le ministre de l’Économie a été prié, la semaine dernière, de faire son mea-culpa en place publique. Sa faute : appeler un chat un chat, en désignant par son nom ce que chacun constate tous les jours en faisant le plein de sa voiture, de son camion, de son tracteur ou de son chalutier. En vérité,
Roland Lescure est déjà sans doute en deçà de la réalité. Non seulement, nous subissons bien une crise pétrolière, mais c’est une crise économique tout court qui nous menace. On ne compte plus les symptômes de la catastrophe en préparation. Le blocage du
Détroit d’Ormuz - et peut-être bientôt le passage par la mer Rouge - est en train de congestionner le commerce mondial et de créer des ruptures d’approvisionnement. Un mois de guerre au Moyen-Orient a déclenché une envolée des prix de l’énergie, dont nul ne peut prévoir où elle s’arrêtera. Certains anticipent un pétrole à 150, voire 200, dollars le baril, quand… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 54% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. Déjà abonné ? Connectez-vous L’éditorial de
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France silencieuse ? » Les réserves d’abstentionnistes pour ce second tour d’élections municipales sont phénoménales. Elles pourraient faire mentir tous les sondages, même les plus tranchés. Quel que soit le résultat du second tour de l’élection municipale de dimanche, c’est à présent la présidentielle qui est en ligne de mire pour Jean-Luc Mélenchon et son clan. Michel De Jaeghere : «Henri Matisse, celui qui avait fait de la couleur l’objet même de sa quête» L’ÉDITORIAL DU FIGARO HORS-SÉRIE - Ce virtuose de la simplicité, qui avait réduit ses dessins à n’être peu à peu que des épures, ses teintes, des couleurs pures, avait été un travailleur acharné, honnête et hésitant. L’éditorial de
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Donald Trump voit dans le désaccord stratégique qui l’oppose aux dirigeants européens l’éclatante démonstration qu’il avait raison, à savoir que l’Alliance est «une voie à sens unique». Si les difficultés s’accumulent face à l’
Iran, l’Europe en sera d’autant plus tenue pour responsable.