Dans une interview aux "Echos", le ministre de l'Education nationale annonce vouloir modifier le parcours différencié mis en place en 2024-2025. Les épreuves du bac sont repositionnées à la mi-juin, tandis que le stage ou les cours de préparation au supérieur auront lieu en mars. Publié le 18/02/2026 12:41 Mis à jour le 18/02/2026 16:28 Le ministre de l'Education nationale
Edouard Geffray à
Paris, le 10 février 2026. (BASTIEN OHIER / HANS LUCAS /
AFP)
Edouard Geffray l'a admis sans détour : la réforme de l'année de terminale professionnelle est un "échec" et "il faut en tirer les conséquences". Dans une interview aux Echos publiée mardi 17 février, le ministre de l'Education nationale a annoncé vouloir modifier l'organisation du parcours différencié qui existe depuis 2024-2025 pour ces lycéens. Concrètement, le bac avait été décalé à la mi-mai. Cet avancement des épreuves devait permettre aux lycéens d'expérimenter ensuite un nouveau parcours (dit "Y") avec, au choix, un stage supplémentaire ou des "cours intensifs" pour préparer leur arrivée dans le supérieur. "En réalité, ils ne sont allés ni en stage ni en cours", a admis
Edouard Geffray. La nouveauté avait été introduite par la réforme du lycée professionnel, engagée par
Emmanuel Macron en mai 2023 pour en faire une voie "d'excellence".Dès la rentrée prochaine, le calendrier sera de nouveau chamboulé, selon
Edouard Geffray. Les lycéens passeront, comme avant, les épreuves du bac professionnel "à la deuxième moitié de juin".
Elisabeth Borne, alors ministre de l'Education nationale, avait déjà proposé un repositionnement à début juin lors de la conférence de presse de rentrée, fin août."L'année scolaire doit être pleinement utilisée pour les apprentissages."
Edouard Geffray, ministre de l'Education nationaleà franceinfoQuant au stage en entreprise ou à la poursuite d'études, le dispositif interviendra plus tôt durant l'année scolaire et sera réduit à deux semaines, contre quatre cette année et six prévues initialement. "Je souhaite laisser la main aux chefs d'établissement. Selon les parcours et les diplômes, ils y réserveront deux semaines, consécutives ou non, avant la mi-mars, en amont de la clôture des vœux sur Parcoursup."En juillet, les députés
Géraldine Bannier (
Les Démocrates) et
Jean-Claude Raux (Ecologiste et Social) avaient rendu des conclusions sévères concernant la mise en application de la nouvelle formule de terminale professionnelle. "Certains élèves censés poursuivre leurs études exercent en réalité un emploi saisonnier, tandis que d’autres effectuent leur stage dans des secteurs éloignés de leur formation, et de nombreux élèves n’en ont pas trouvé en raison du trop-plein de sollicitations auxquelles sont confrontées les entreprises", écrivaient-ils dans un rapport. Ils proposaient, en conséquence, de supprimer tout bonnement le parcours "Y", en plus de revenir à des épreuves du bac en juin.Alors que les syndicats avaient prédit très en amont le risque d'absentéisme des élèves, les aménagements annoncés par
Edouard Geffray ont suscité un accueil mitigé. Le Snetaa-FO, premier syndicat de l'enseignement professionnel, regrette le maintien du parcours différencié en mars, même si celui-ci est désormais plus court. "A l’inverse de toutes les discussions et constats en quatre réunions depuis ce début d’année 2026,
Edouard Geffray décide de faire marche arrière (sous quelles pressions ?) et annonce le maintien de deux semaines de Y", peut-on lire dans un communiqué. "C’est une annonce qui va provoquer, avec encore un espoir déchu, une réelle colère auprès de tous les collègues ! Le ministre allume la mèche."le Snetaa-FO, principal syndicat de l'enseignement professionneldans un communiquéMême instatisfaction pour le Snuep-FSU, qui a estimé dans un communiqué que "le combat" devait se poursuivre, "car le parcours personnalisé n’est pas complètement enterré". "Même s’il recule devant la pression des personnels, le ministre refuse d’acter l'échec" du dispositif, dénonce le syndicat. Selon le Snuep-FSU, le parcours en "Y" va continuer à "trier les élèves" et à renforcer une "orientation précoce".Du côté du SE-Unsa, la réaction a été moins virulente. "Il était temps", a salué ce syndicat, tout en jugeant "indispensable d'engager une réflexion de fond pour mieux former les élèves de la voie professionnelle".Concernant les stages de seconde, le ministre a par ailleurs annoncé aux Echos la mise à disposition de 40 000 places d'internat pour permettre aux élèves de faire un stage en dehors de leur zone habituelle, notamment ceux issus du milieu rural. Dans un communiqué, la rue de Grenelle s'est aussi félicitée, jeudi 18 février, d'une orientation vers la voie professionnelle qui progresse : "La part des vœux des familles en ce sens est passée de 32% en 2019 à 36,2% en 2025." Lionel Jospin, ancien Premier ministre, est mort à 88 ans Élections municipales : quel bilan pour les partis politiques ? Municipales 2026 : Christian Estrosi fait ses adieux à la vie politique niçoise François Bayrou battu à Pau : "C'est une soirée difficile" Découvrez les scores des candidats du second tour des élections municipales 2026 pour 16 communes de France “Vous êtes un marchepied pour l’extrême droite”, lance Clémence Guetté (LFI) à Laurent Wauquiez (LR) A Lyon, Jean-Michel Aulas dénonce "des irrégularités" et "dépose un recours" Municipales 2026 : le député socialiste Jérôme Guedj fustige les "accords locaux" avec LFI Benoît Payan, élu à Marseille : "C'est le rassemblement qui l'a emporté" Manuel Bompard : "La nouvelle France peut balayer la macronie et peut battre l'extrême droite" Emmanuel Grégoire rejoint l'Hôtel de Ville de
Paris à Vélib' Montpellier, Angers, Quimper... Voici de nouveaux résultats du second tour des élections municipales Rachida Dati : "J'ai des attaques indignes, en dessous de la ceinture" Edouard Philippe, réélu au Havre : "Il y a des raisons d'espérer" Sarah Knafo (Reconquête) déplore un "drame pour
Paris” après la victoire d’Emmanuel Grégoire Rennes, Biarritz, Nîmes... La suite des résultats du second tour des élections #Municipales2026 Les surprises du second tour des élections municipales "Le milieu agricole est extrêmement difficile" Ana Girardot Israël frappe un pont au Liban, le président dit craindre une “invasion terrestre“ Le "bouton de fièvre" est très répandu : environ 64 % des adultes seraient porteurs de l’herpès labial, affirme Julien Ménielle Comment se déploie le parapluie de défense d'Israël ? Plus de 100.000 fans réunis à Séoul pour le retour sur scène de BTS Réparation automobile : l'essor alarmant des garages clandestins Missiles iraniens sur Israël : Benyamin Nétanyahou reconnaît "une soirée très difficile" Esports Nation Cup : la coupe du monde des jeux vidéo