Le 31 mars 2026 à 15h08 L’incident a eu lieu dimanche au nord de
Naqoura, où se situe le quartier général de la Finul. Samedi matin, le chef d’état-major a été menacé par des armes israéliennes. Passer la publicité Passer la publicité Dimanche, des tirs de l’armée israélienne sont tombés à «une quinzaine de mètres» de soldats français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), a appris ce mardi 31 mars Le Figaro, de source proche du dossier, confirmant une information de BFMTV . Parmi eux, figurait le chef de corps de la force de réaction rapide, armée d’un bataillon franco-finlandais. L’incident a eu lieu au nord de
Naqoura, où se situe le quartier général. Ce n’est pas le premier incident à l’encontre de soldats français. Le général
Paul Sanzey - chef de l’état-major de la Finul, issu des chasseurs alpins - et son assistant ont été menacés samedi matin par des armes israéliennes à leur retour de
Beyrouth. «La
France condamne également les graves incidents subis hier par le contingent français de la FINUL dans la zone de
Naqoura», a commenté sur X,
Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères. Selon une source diplomatique, l’ambassadeur israélien s’est vu adresser un message de fermeté lundi. Passer la publicité Ce mardi, à 16h, le Conseil de Sécurité des Nations unies se réunit en urgence à la demande de la
France, à la suite de la mort de trois Casques bleus indonésiens ces deux derniers jours. Le premier militaire a été tué dimanche après un tir de char Merkava israélien contre «leur poste UNO 7-1», précise une source informée au Liban. Deux autres sont morts lundi «par une explosion d’origine inconnue ayant détruit leur véhicule près de Bani Hayyan», rapporte la Finul. Il s’agirait d’un engin explosif improvisé, dont l’origine n’est pas attribuée bien que les soupçons se portent surtout sur le
Hezbollah, un mouvement chiite pro-iranien combattu par Israël. Le Liban a été entraîné dans la guerre menée par Israël et les États-Unis après une attaque du
Hezbollah le 2 mars dernier en représailles à la mort du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué par une frappe de la coalition. La Finul a été créée en 1978, à l’initiative de la
France, pays historiquement proche du Liban. Depuis 2006, il est chargé de faire appliquer la résolution 1701 de l’ONU. Cette résolution, adoptée à l’époque en échange d’un cessez-le-feu, prévoit le désarmement de toutes les milices, et principalement celle du
Hezbollah, entre le fleuve Litani (à 30 kilomètres) et le nord d’Israël. 15.000 casques bleus de la Force intérimaire de Nations unies au Liban (FINUL) avaient alors été déployés pour la faire appliquer. Liban : des casques bleus français, dont le chef de corps de la force de réaction rapide, visés par des tirs israéliens S'ABONNER « Nous en sommes arrivés à un point où coexistent deux visions » : au Liban, la tension monte entre partisans et adversaires du
Hezbollah DÉCRYPTAGE - La milice chiite, qui répond aux ordres de Téhéran en s’opposant à l’envahisseur israélien, est souvent qualifiée de « traître », mais elle incarne la « résistance » aux yeux de ses supporteurs. «Tsahal va s’effondrer» : l’armée israélienne n’a plus les moyens de ses guerres DÉCRYPTAGE - Engagée en
Iran, au Liban, en Syrie, à Gaza et en Cisjordanie, l’armée israélienne manque d’hommes pour faire face sur tous les fronts. CRITIQUE - Une trentenaire libano-française retrouve son pays d’origine et les siens lors d’un séjour plein de surprises. «La stratégie israélienne est de dépeupler complètement le Sud» : au Liban, la crainte d’une invasion durable DÉCRYPTAGE - La guerre en
Iran, qui a ravivé le conflit avec Israël, exacerbe les tensions au sein du pays du Cèdre. Ghassan Salamé en quête de secours à Paris pour le patrimoine du Liban Le ministre de la Culture libanais veut convaincre l’Unesco de mettre une trentaine de sites en danger sous protection d’urgence. « Même les rats se font tuer » : la banlieue sud de
Beyrouth prise en étau dans la guerre entre Israël et le
Hezbollah REPORTAGE - Dahiyé est pilonnée sans relâche depuis trois semaines. Fief du
Hezbollah, son histoire a épousé celle du parti-milice et de ses conflits avec l’État hébreu. «C’est l’histoire de l’humanité qui est atteinte» : avec la guerre au Moyen-Orient, le patrimoine en très grand danger RÉCIT - Même s’il est difficile de dresser un bilan précis, de nombreux bâtiments historiques ont été touchés en
Iran, en Israël et au Liban. Les pays du Golfe, qui avaient misé sur l’art, pourraient revoir leurs positions et les collectionneurs, s’en détourner. À l’IMA, l’exposition sur le site libanais de Byblos apparaît comme un symbole de résistance À partir du 24 mars, l’institut raconte l’histoire de cette cité millénaire. Sur fond de conflits, plusieurs œuvres n’ont pu arriver en
France. Au Liban, un programme inédit pour sauver les œuvres d’art des bombardements RÉCIT - Alors que la guerre frappe à nouveau le pays du Cèdre, musées, collectionneurs et artistes s’organisent pour protéger leurs pièces. Un programme tente de sauver des collections privées particulièrement exposées. Saïda, cité-refuge libanaise dans la bascule de la guerre REPORTAGE - Dernière ville avant la zone d’évacuation ordonnée par Israël, au sud, Saïda absorbe plusieurs milliers de déplacés venus des zones frontalières et craint à son tour d’être plongée dans la guerre.