Le 31 mars 2026 à 16h20 Des tirs de l’armée israélienne sont tombés à «une quinzaine de mètres» de soldats français de la Force intérimaire des Nations unies au
Liban ce dimanche. Passer la publicité Passer la publicité «Quand on tire sur un Français sous casque bleu, les Français ripostent. Sinon
Netanyahou recommencera.»
Jean-Luc Mélenchon a été l’une des premières personnalités politiques à commenter les tirs israéliens qui ont visé ce dimanche des soldats français de la Force intérimaire des Nations unies au
Liban (Finul) au nord de Naqoura. Dans sa publication postée sur X ce mardi, chef de file des Insoumis a cité la «doctrine Chirac», se référant à l’ancien président de la République qui, ulcéré par la prise d’otages de Casques Bleus, parmi lesquels des Français en mai 1995, par des Serbes, ordonna aux forces françaises de riposter à toute attaque. Le triple candidat malheureux à la présidentielle a donc explicitement appelé la
France à faire de même. Passer la publicité «Des sanctions contre Israël» «Israël tire délibérément sur des soldats français membres de la FINUL. [...] Des sanctions contre Israël vont-elles enfin être prononcées ?», a embrayé le député Insoumis
Thomas Portes. «L’armée israélienne, et l’ensemble des belligérants sur place, doivent faire preuve de retenue et cesser de mettre en péril les hommes de la mission onusienne», a de son côté fustigé le chef de file du Rassemblement national
Jordan Bardella, qui a appelé au «respect du droit international». «La
France condamne également les graves incidents subis hier par le contingent français de la FINUL dans la zone de Naqoura», a également commenté sur X,
Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères. Selon une source diplomatique citée par Le Figaro, l’ambassadeur israélien s’est vu adresser un message de fermeté lundi. Le
Liban a été entraîné dans la guerre menée par Israël et les États-Unis après une attaque du
Hezbollah le 2 mars dernier en représailles à la mort du Guide suprême iranien,
Ali Khamenei, tué par une frappe de la coalition. La Finul a été créée en 1978, à l’initiative de la
France, pays historiquement proche du
Liban. Depuis 2006, il est chargé de faire appliquer la résolution 1701 de l’ONU. Cette résolution, adoptée à l’époque en échange d’un cessez-le-feu, prévoit le désarmement de toutes les milices, et principalement celle du
Hezbollah, entre le fleuve Litani (à 30 kilomètres) et le nord d’Israël. 15.000 casques bleus de la Force intérimaire de Nations unies au
Liban (FINUL) avaient alors été déployés pour la faire appliquer. Tirs israéliens sur des Casques bleus français au
Liban :
Jean-Luc Mélenchon appelle la
France à «riposter» S'ABONNER « Nous en sommes arrivés à un point où coexistent deux visions » : au
Liban, la tension monte entre partisans et adversaires du
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