Les prix du gazole marin flambent, certains chalutiers hésitent à sortir en mer. Sur le premier port de pêche français, le choix de poissons rétrécit sur les étals, au grand dam des acheteurs. Un pêcheur sur le port de
Boulogne-sur-Mer (
Pas-de-Calais), mardi 31 mars 2026. (CAROLINE FELIX /
Franceinfo /
Radio France) La crise énergétique se poursuit, y compris pour les professionnels, notamment les pêcheurs. Le gazole marin a quasiment doublé en un mois. Conséquence : certains chalutiers renoncent à sortir, cela leur coûte trop cher, notamment à
Boulogne-sur-Mer (
Pas-de-Calais), le premier port de pêche français. Cela a des conséquences sur les prix de toute la filière, jusqu'à l'assiette des consommateurs, ce qu'a pu constater
Franceinfo en assistant au retour des bateaux de pêche, mardi 31 mars, tôt dans la matinée. Il ne fait pas encore jour. Sur les quais de déchargement, il y a moins de bateaux que d'habitude à cause du gazole et du mauvais temps de ces derniers jours.
Louis Sagot, patron du
Sainte-Marie-de-la-Mer, rentre avec son équipage après 24 heures en mer. "On rentre de la marée, on est allés faire la journée, ça s'est bien passé. C'est de la sardine", montre le marin. Des sardines achetées notamment par
Steevy Boulanger, mareyeur, un métier intermédiaire essentiel pour la filière. Il est installé de l'autre côté de la chaussée. "Pour la sardine, à cette période de l'année, d'habitude on est plutôt autour de 0,5 centime et, ce matin, 1,5 euro", observe-t-il."C'est l'offre et la demande, donc forcément s'il y a moins de sardines, vu le nombre d'acheteurs qu'il y a à Boulogne, ça se répercute sur le prix."
Steevy Boulanger, mareyeurà franceinfoIl paie son poisson plus cher d'un côté et il a plus de frais de l'autre. Les importations de poissons d'
Ecosse ou d'
Islande pèsent lourd. "Tout ce qui est pour l'import, comme ça vient de loin, est affecté : les dos de cabillaud, les dos d'aiglefin…", énumère
Steevy Boulanger.Il jette aussi un œil aux centaines de boîtes isothermes qui protègent les poissons, toutes en polystyrène, fabriquées à partir de pétrole, donc aussi en augmentation. Toutes ces hausses se répercutent sur ses clients, les poissonniers, comme
Christian qui charge sa camionnette. Le prix du poisson a "beaucoup" augmenté "depuis trois semaines", déplore-t-il. "Ça dépend du poisson : trois, quatre, cinq voire six euros sur le poisson. On va bien travailler pour Pâques, mais on verra bien ce que ça donne par la suite." Hervé, un autre poissonnier, sort de la criée, dépité par le manque de choix. Il a acheté des "sardines, des roussettes, des merlans. Des choses hyper simples, mais tout ce qui fait le choix d'un étalage, il n'y a plus", regrette-t-il.Face à la hausse des prix, le syndicat des mareyeurs milite pour remplacer par exemple le cabillaud par le merlan, moins prisé et moins cher. Sur ce marché de Boulogne, Didier, un client, jette un œil aux étals : "Quand je vois le filet de cabillaud à 35 euros le kilo, c'est très cher." À côté, le filet de merlan coûte douze euros de moins. Pas suffisant pour le convaincre. Le merlan, "ce n'est pas dans mes habitudes, raconte-t-il. Le vendeur a un peu de pinces de crabe, dont le prix est raisonnable, donc je vais lui en prendre".Cette hausse concerne surtout le poisson frais. Les produits transformés sont épargnés, car ils sont congelés, stockés plusieurs mois, ils dépendent donc moins des fluctuations immédiates des cours. Bruno Retailleau - "La droite est plus individualiste que la gauche. Nous, on est querelleurs" Deliveroo, Uber eats : les chiffres chocs sur la santé des livreurs Israël : une peine de mort pour les "terroristes" palestiniens Elle a eu un faux conseiller bancaire au téléphone Tout juste élu, le maire de Carcassonne retire les drapeaux européens de la mairie Une femme meurt après une injection esthétique clandestine L'Eurovision lance une déclinaison du concours de chanson, Eurovision Asie, qui sera diffusé en novembre prochain "Personne ne fait une transition pour faire du sport à haut niveau", clame Julie Tétart, basketteuse à Monaco Céline Dion : "Ce n’est pas forcément mon style de musique, mais je comprends que beaucoup l’apprécient", répond Sophie Binet Attentat déjoué : le commanditaire présumé interpellé Casques bleus tués dans des bombardements au Liban L'émotion de Thomas Jolly après l'annonce du grand retour de Céline Dion La joie des fans après l'annonce du retour de Céline Dion Au Liban, ils sauvent les animaux dans les zones de conflit Céline Dion à Paris : comment accéder aux préventes ? Céline Dion : "Je vais pouvoir chanter pour vous à Paris" Une charte pour lutter contre les guets-apens homophobes 1 pays, 3 équipes : l'effectif français impressionne